Employés du Pub McIntosh depuis plus de sept ans, Sam Dépôt et Marie-Pier Delorme deviendront propriétaires de l’endroit le 1er juin prochain.

Changement de garde au Pub MacIntosh de Granby

Changement de garde au Pub MacIntosh de Granby. Deux employés, le chef Sam Dépôt et la responsable des finances, Marie-Pier Delorme, se sont portés acquéreurs de l’endroit, propriété d’Yves Pronovost depuis 18 ans.

La prise de possession est prévue le 1er juin prochain. Pour les deux nouveaux associés, c’est la concrétisation d’un rêve. « Ça faisait environ deux ans qu’on parlait de se partir un resto. Dans les derniers mois, il y a eu des développements. On a pu s’asseoir avec Yves et lui démontrer notre désir de reprendre le Pub à Granby et de le mettre à notre manière parce qu’on a des idées. De fil en aiguille, il a accepté notre proposition et tout s’est enclenché », a expliqué vendredi Sam Dépôt.


«  Ça va être un resto micro-brasseries. Ça va être 100 % des micro-brasseries d’un peu partout au Québec.  »
Sam Dépôt, nouveau copropriétaire du Pub MacIntosh de Granby

Selon lui, l’endroit est appelé à changer de nom, mais celui-ci n’est pas encore dévoilé. Des changements sont aussi à prévoir dans l’offre de restauration. « Ça va être un resto micro-brasseries. Ça va être 100 % des micro-brasseries d’un peu partout au Québec. On va aussi prôner les produits locaux et les produits de saison. [...] On veut aller dans le haut de gamme abordable. Les gens vont pouvoir venir dîner à 15 $ et souper à 20 $ », souligne le chef qui œuvre au Pub depuis 2009.

Ce dernier dit avoir eu le déclic pour le concept de son nouveau restaurant il y a environ deux ans après avoir participé à l’ouverture d’une micro-brasserie dans le Vieux-Belœil. « J’ai eu le coup de foudre et, depuis, je me spécialise dans ce type de bières. Ça me passionne », affirme celui qui ne vise toutefois pas à se lancer lui-même à court terme dans le brassage de bières.

Marie-Pier Delorme assure pour sa part que la transition entre les deux administrations s’effectuera « en douceur ». Les nouveaux propriétaires, qui ne forment pas un couple dans la vie, y insuffleront leur propre couleur au fil des mois. Des rénovations, entre autres à la façade, sont à prévoir.

Même si le menu différera de celui du Pub MacIntosh, quelques « clins d’œil » seront néanmoins conservés pour les habitués de l’endroit, ajoute la nouvelle copropriétaire, qui précise que les employés actuels conservent leur emploi.

Également chef du Pub MacIntosh de Bromont, aussi la propriété d’Yves Pronovost, Sam Dépôt y réduira graduellement son implication derrière les fourneaux pour y demeurer « consultant » afin de se consacrer à son propre resto.

Avec cette transaction, Yves Pronovost dit tourner la page sur les «18 plus belles années de sa vie», au cours desquelles les souvenirs foisonnent. «On a fait des choses fantastiques avec ça. Mais je pense que c’était le temps de tourner la page. C’est une décision de tête», a-t-il fait valoir vendredi.

Nostalgie
Avec cette transaction, Yves Pronovost dit tourner la page sur les « 18 plus belles années de sa vie », au cours desquelles les souvenirs foisonnent. « On a fait des choses fantastiques avec ça. Mais je pense que c’était le temps de tourner la page. C’est une décision de tête », a-t-il fait valoir vendredi, soulignant qu’il s’agissait « d’une offre à ne pas manquer ».

N’empêche, reconnaît le restaurateur qui conserve le Pub de Bromont, plus la date où il remettra officiellement les clés aux nouveaux propriétaires approche, plus la nostalgie le gagne.

Vendredi soir prochain, il célébrera d’ailleurs dignement le 18e anniversaire du Pub. Et il dit se considérer « chanceux » d’avoir cette opportunité, tout comme il apprécie de pouvoir passer le relais à de jeunes employés qui, comme lui à une autre époque, réalisent à leur tour le projet d’être à la barre de leur propre resto.

« Leur plan d’affaires est très bien fait et très lucide. Comme ils sont là depuis plusieurs années, ils connaissent l’endroit, le marché. Et ils sont à l’affût de bien des choses. Ça va être l’fun », dit celui qui continuera à s’engager auprès du Festival international de la chanson à titre de président du conseil d’administration ainsi que du Beau Gros Band, dont les membres revendiquent, avec une bonne dose d’autodérision, le titre de plus mauvais musiciens au monde.