Carrière

Quatre mythes qui nuisent à l’avancement de votre carrière

Vous cherchez à faire progresser votre carrière ? Certaines croyances pourraient vous jouer de mauvais tours.

Nous voulons tous réussir sur le plan professionnel, mais que signifie « réussir », au juste ? Voici quatre mythes à remettre en question pour vous aider à trouver votre propre définition. 

Mythe no. 1 : Réussir, c’est être promu à la direction

Selon William Arruda, collaborateur au magazine économique Forbes, il est fréquent de penser qu’avancer dans sa carrière, c’est occuper un poste de direction. Pourtant, il importe de se demander si les tâches reliées à un tel poste nous intéressent vraiment. Dans le cas contraire, pourquoi ne pas continuer à nous améliorer dans le poste déjà occupé ? Viser l’expertise au lieu de la direction, voilà un premier pas dans la bonne… direction !

Mythe no. 2 : Réussir, c’est gagner un gros salaire

Une récente étude parue dans le journal Nature Human Behaviour démontre enfin que l’argent ne fait pas le bonheur ! En effet, selon l’étude, les gens dont le revenu annuel dépasse 105 000 $ voient leur sentiment de bonheur et de bien-être diminuer. Surprenant, non ? Plus ou moins quand on sait qu’avoir un salaire élevé ne garantit pas l’amour du métier. De plus, comme le souligne William Arruda, ceux qui font ce qu’ils aiment vivent davantage le « flow », soit un état de concentration joyeuse entraînant une plus grande productivité et améliorant, par le fait même, son apport à une organisation. Ainsi, faire ce qu’on aime et en faire profiter les autres… n’est-ce pas là une belle définition du succès ?

Mythe no. 3 : Réussir, c’est quitter les régions

On croit souvent à tort que, pour réussir, il est nécessaire de déménager dans une grande ville comme Montréal. Pourtant, des régions comme le Saguenay, frappées de plein fouet par la pénurie de main-d’œuvre, regorgent d’occasions à saisir. Il est donc possible d’y trouver chaussure à son pied et d’y avoir une carrière florissante. Sans compter que les régions offrent souvent un meilleur équilibre travail-famille grâce à un rythme de vie plus lent et des logements abordables, permettant ainsi de réussir sa vie personnelle autant que professionnelle.

Mythe no. 4 : Réussir, c’est s’autopromouvoir

Avoir un bon réseau, c’est la clé du succès ! Oui, mais à condition de ne pas faire du réseautage seulement pour se pavaner. En effet, selon William Arruda, développer son réseau est important à toutes les étapes d’une carrière, notamment pour améliorer ses connaissances et créer de nouvelles occasions. Cependant, pour tirer profit d’un événement de réseautage, mieux vaut poser des questions aux gens rencontrés que de chercher à s’autopromouvoir. Ces derniers seront plus enclins à aider leur prochain à gravir les échelons s’ils sentent un réel intérêt de sa part.

Réussir, ce n’est donc pas avoir un poste de direction et un salaire élevé dans une grande compagnie montréalaise où l’on passe son temps à se vanter de son succès. Au contraire ! C’est avant tout faire une chose que l’on aime pour en faire bénéficier son entourage. Cela dit, puisqu’il y a autant de définitions de la réussite qu’il y a d’êtres humains, quelle est la vôtre ?

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Carrières

La recette du bonheur : plus de temps et moins d’argent

Les personnes les plus heureuses seraient celles qui ont moins d’argent, mais plus de temps, selon une récente étude publiée dans le Harvard Business Review. Est-ce votre cas ?

La plupart d’entre nous avons retenu le vieil adage voulant que l’argent ne fasse pas le bonheur. Pourtant, nous continuons à désirer les augmentations salariales, à remettre les loisirs à plus tard et à se sentir coupable de ne pouvoir assister au concert de l’aîné afin de terminer ce fameux rapport trimestriel.

« Les gens sont tellement préoccupés par leur travail rémunérateur, par l’idée d’en faire toujours plus, qu’ils ont de plus en plus de soucis liés à l’argent, lance la psychologue et auteure spécialiste du bonheur, Lucie Mandeville. Il faut repenser notre rapport à l’argent, car cette course généralisée affecte notre santé mentale. »

S’acheter du temps

Depuis peu, l’importance relative du temps et de l’argent dans l’équation du bonheur est en train de changer. Le temps devient une priorité pour de plus en plus de gens, et ceux-ci sont même prêts à dépenser de l’argent pour « acheter du temps ». Une étude de la Harvard Business School réalisée auprès de 100 000 travailleurs montre que les personnes qui s’offrent du « temps riche », c’est-à-dire enrichissant sur le plan personnel, relationnel et physique, disent avoir une meilleure qualité de vie.

Comment s’acheter du temps ? En refusant un contrat ou un mandat qui exigera de nombreuses heures supplémentaires, par exemple. Ou encore, en choisissant une maison un peu plus chère, mais plus près de son travail. Tout ce qui vous permet de gagner quelques heures pour vous consacrer à vos passions et à votre bien-être vous éloignera de l’anxiété, de l’épuisement professionnel et de la dépression. Ultimement, cela vous rapprochera du bonheur.

Phénomène culturel et moment présent

Mais changer l’équation n’est pas facile. « Nous avons une forme d’ambition culturelle bien installée dont il difficile de se départir », explique Lucie Mandeville. Les Nord-Américains ont intégré l’idée d’une profession payante et prestigieuse avec laquelle vient un statut social élevé que l’on aime afficher. « Il faut se reprogrammer pour développer notre capacité à savourer la vie », lance-t-elle.

C’est une aptitude qu’ont les jeunes de la génération Y pour qui la qualité de vie est importante, et qui ont l’habitude de tout obtenir rapidement. Ils choisissent de ne pas attendre pour profiter de la vie, contrairement à leurs parents et grands-parents, et parfois au grand dam de certains employeurs ! Leurs aînés devraient s’en inspirer : si le bonheur vient en s’achetant du temps, l’argent, en fin de compte, c’est du temps !

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Comment la technologie révolutionne le mode de travail 

La transformation numérique touche toutes les organisations, petites ou grandes. Les vagues de changements technologiques sont fréquentes et s’accélèrent, demandant une adaptation constante des entreprises et de leurs employés. L’intelligence artificielle, l’automatisation et les outils numériques bousculent la structure organisationnelle classique et les façons de travailler. Quelles sont les nouvelles réalités des ressources humaines dans ce contexte ? Comment peuvent-elles accompagner ces changements ?

Le virage numérique entraîne une modification intrinsèque des tâches des employés. « La technologie change fondamentalement la manière dont le travail est fait, précise France Dufresne, MBA, CRIA, leader canadienne de la ligne d’affaires Talent chez Willis Tower Watson. Certaines tâches vont être supprimées, faites différemment ou en collaboration avec les technologies. »

À mesure que des outils numériques prennent en charge les actions répétitives ou à faible valeur ajoutée, les postes se professionnalisent. Le niveau de compétences requis pour les assumer est donc bien plus élevé, ce qui cause une rareté de la main-d’œuvre pour des postes spécialisés.

Une collaboration réinventée

« Les outils technologiques ont également révolutionné les façons de travailler ensemble, accentuant le partage d’informations, et favorisant une structure plus matricielle », constate Marie Chantal Ledoux, CRHA, partenaire principale chez Ledoux Conseils. On peut désormais travailler en tout temps, de n’importe où, avec n’importe qui. Gérer la main-d’œuvre comme auparavant est impossible. 

« Nous devons parfois casser les paradigmes des gestionnaires pour les amener à adopter un nouveau style de management misant sur la contribution, la responsabilisation et les livrables en mode collaboration, plutôt que sur la présence physique », précise-t-elle. 

Dans un contexte de pénurie de ressources, les RH devraient rester à l’affût des nouvelles pratiques pour favoriser cette collaboration transversale.

L’impact sur la mission des RH

La professionnalisation des emplois entraîne une mutation profonde du recrutement des talents. « Notre rapport à l’emploi a changé et le contrat d’emploi lui-même évolue », selon Mme Dufresne, avec le recours à des bassins d’experts, parfois externes à l’organisation (plateformes de talent, partenariats, etc.), capables de répondre à des besoins ciblés et ponctuels, en dehors du salariat traditionnel.

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Comment offrir un milieu de travail sain dans un monde pressé

Muffins aux zucchinis gratuits, professeur de yoga le mercredi midi, horaires d’été qui permettent de quitter plus tôt le vendredi : voilà, on a fait notre part en tant qu’employeur pour que nos employés se sentent bien dans leur milieu de travail. Et si on ne déployait pas nos efforts dans la bonne direction ?

« Toutes ces initiatives ne sont que de petits plus qui ne compenseront jamais un manque dans les composantes fondamentales d’un milieu sain », croit Julie Carignan, CRHA, psychologue organisationnelle et associée à la firme-conseil en ressources humaines SBP. Si des employés sont stressés par un manque de ressources pour accomplir leur travail ou par l’indisponibilité de leur supérieur immédiat, des séances hebdomadaires de méditation guidées ne suffiront pas à améliorer leur bien-être.

L’ADN d’un milieu sain et inclusif

Selon Julie Carignan, un milieu sain se compose de trois éléments clés : un travail porteur de sens pour les employés, un environnement flexible et un espace de dialogue de nature bienveillante.

« Un milieu de travail sain permet aux gens de se réaliser. On les y considère comme des humains à part entière : on n’utilise pas seulement leurs bras ou une fraction de leur potentiel », ajoute Catherine Privé, CRHA et présidente fondatrice d’Alia Conseil.

Dans un tel cadre, pas question de critiquer un employé qui part plus tôt pour accompagner son enfant à un rendez-vous médical : l’employeur doit plutôt démontrer la confiance qu’il accorde à l’employé en lui laissant choisir comment accomplir ses tâches. En retour, l’employé montre sa confiance en ses collègues qui peuvent l’épauler et en son milieu de travail qui respecte ses besoins.

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Une semaine de congé: trois jours de travail de plus...



Selon une étude d’ADP Canada, les Canadiens travaillent trois jours de plus pour compenser un congé d’une semaine. Faits saillants.

Vraiment relaxantes, les vacances ? Pas quand elles entraînent un surplus de travail avant et après. C’est le cas pour plus de trois travailleurs canadiens sur cinq, selon un sondage réalisé par ADP par l’entremise du panel en ligne de Léger. « Les périodes de vacances peuvent être à la fois un bienfait et un fléau », affirme Hendrick Steenkamp, directeur du service des conseils en ressources humaines d’ADP Canada.

Cinq jours au soleil sous les cocotiers entraîneraient donc jusqu’à 32 heures supplémentaires de travail, dans les pires cas. Les jeunes travailleurs sont les plus touchés par ce fardeau : les 18-34 ans ont massivement répondu devoir faire des heures supplémentaires en périphérie de leurs vacances.

Bonne nouvelle pour les Québécois, toutefois : ils sont moins victimes de ces surplus de travail que leurs homologues de la Colombie-Britannique, dont 72,7 % des travailleurs disent enregistrer des heures supplémentaires. Au Québec, la proportion ne dépasse pas 41 %, ce qui correspond à 20 % de moins que la moyenne nationale. Les Québécois qui doivent néanmoins étirer leurs journées de travail enregistrent davantage d’heures que les travailleurs de l’Ouest canadien, avec une moyenne de 17,2 heures supplémentaires en comparaison des 13,8 heures en Colombie-Britannique.

Une situation préoccupante 

À qui la faute ? Aux employés trop zélés ou aux employeurs incapables d’assurer à leurs équipes des vacances dans les conditions optimales ? Pour ADP Canada, c’est clair : les employeurs échouent à l’une de leurs obligations fondamentales en gestion de ressources humaines et devraient mettre en place des mesures pour éviter ces heures supplémentaires.

« Les directeurs ont la responsabilité de voir à ce que leurs équipes profitent au mieux de leurs congés, dit Hendrick Steenkamp. Cela signifie qu’ils doivent assurer un remplacement lors des absences, mais également un soutien pour atténuer la charge de travail additionnelle. »

Des vacanciers incapables de décrocher

Au problème des heures supplémentaires s’ajoute celui de l’impossibilité de « déconnecter » réellement pendant les vacances. L’étude montre que « près de la moitié des répondants (44,6 %) affirment qu’ils consulteront leurs courriels professionnels ou qu’ils communiqueront avec leurs collègues pendant leurs vacances, tandis que 13,8 % disent être prêts à se remettre au travail en cas de problème. Les jeunes travailleurs sont ceux qui sont les plus susceptibles de rester à l’affût. »

Sans compter que de nombreux Canadiens ne se permettent même pas d’utiliser toutes les périodes de vacances qui leur sont consenties. Seuls 48,5 % affirment qu’ils utiliseront la totalité de leurs congés au cours d’une année moyenne, et 5 % avouent ne prendre aucun congé en général.

Les études confirment pourtant que les congés rehaussent la productivité des employés ainsi que leur satisfaction. « Ces périodes de repos les aident à refaire le plein et à rester concentrés au travail, ce qui a une incidence importante sur le rendement en plus de contribuer à une culture d’entreprise positive », conclut l’étude d’ADP Canada.

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Jaser de son salaire demeure un tabou

Dans un monde du travail qui valorise de plus en plus la transparence, il existe une nette impression que le salaire ne fait pas partie de l’équation... Encore aujourd’hui, jaser de son salaire en milieu de travail au Québec demeure un tabou pour plusieurs.

Alors que les Québécois sont, pour la plupart, à l’aise de discuter de leur salaire avec leur conjoint (83 %) et leur famille (75 %), ils le sont bien moins avec leurs amis (62 %) et leurs collègues (54 %), selon un sondage rendu public en janvier 2016 par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec (CRHA).

« Bien que ce soit encore un sujet tabou aujourd’hui, ce que nous encourageons de plus en plus comme pratique, c’est que les organisations affichent les échelles de salaire quand elles font du recrutement, ce qui n’était pas ou très peu le cas auparavant », avance Manon Poirier, CRHA, directrice générale de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Le fait de rendre les salaires publics peut constituer pour une entreprise une étape de plus vers l’atteinte d’un objectif d’ouverture. Selon Mme Poirier, la transparence en matière de rémunération permet de réduire l’impression d’iniquité qui est colportée par les rumeurs et par les fausses perceptions.

Pour des pratiques équitables

Ce souci de transparence devra toutefois reposer sur des pratiques équitables et sur une communication adéquate afin de susciter des effets positifs, ce qui amènera certainement une bonne dose de confiance envers l’employeur et à son processus interne concernant l’équité.

Une entreprise américaine, Buffer, a par ailleurs été citée, car elle a décidé de diffuser sur le Web la liste des salaires de ses employés, incluant ceux de la direction. Cette liste est accompagnée de l’équation qui explique pourquoi un employé gagne tel salaire.

Toujours selon Manon Poirier, il s’agit d’une pratique qui pourrait voir le jour au Québec. « C’est toutefois une pratique encore marginale, mais elle pourrait émerger et permettre de voir ce que cela crée de positif chez les employés », ajoute-t-elle.

Une étude révélatrice

Une étude américano-israélienne, dévoilée au printemps 2014, soutenait pour sa part que les employés ont souvent intérêt à discuter du montant de leur rémunération. Les auteurs de l’étude intitulée Signaling in secret : Pay for Performance and the Incentive and Sorting Effects of Pay Secrecy, avançaient notamment que « lorsque les salaires sont secrets, l’incertitude quant aux échelons salariaux plane. Les employés sont du coup moins nombreux à penser qu’une meilleure performance sera accompagnée d’un meilleur salaire ».

Les auteurs révélaient entre autres que « les travailleurs perçoivent le secret entourant les salaires comme étant de l’opportunisme de la part de leur employeur, une manière de les manipuler ».

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Passer de travailleur autonome à entrepreneur

Les contrats s’enchaînent, les heures de travail décuplent, la notoriété grandit... Il n’y a aucun doute, vous êtes un travailleur autonome accompli. Mais avec tous ces projets, comment arriver à gérer efficacement votre temps et vos ressources afin de profiter au maximum de ce succès ? Le moment est-il venu de vous lancer en affaires et de devenir entrepreneur ?

Bien que la ligne entre travailleur indépendant et entrepreneur semble parfois assez mince, le premier gère habituellement seul la réalisation de ses contrats alors que le deuxième s’entoure d’une équipe qui pourra l’aider à mener à bien la croissance de l’entreprise.

Artiste visuelle et designer graphique à son compte depuis plusieurs années, Marie-Claude Marquis décide de lancer sa propre collection de produits en 2014. Devant le succès grandissant que remportent ses créations, elle doit alors repenser sa façon de procéder.

« Il y a trois facettes à mon travail, explique-t-elle, ma pratique artistique en galerie, mes contrats d’illustration et de design graphique et ma gamme de produits intitulée Merci Bonsoir. Avec ma compagnie, le principal défi était d’être performante dans tout puisque je m’occupais alors de toutes les étapes. Mais c’est au niveau de la gestion que j’avais le plus de difficulté. Les inventaires, les prévisions, l’envoi, l’ordre et l’organisation sont des domaines vraiment plus difficiles pour moi ! » Marie-Claude a donc récemment embauché une employée pour s’occuper de ces tâches liées à la gestion. « C’est la meilleure décision que j’ai prise depuis longtemps », soutient l’entrepreneure.

L’administration financière d’une entreprise peut aussi être plus compliquée que la gestion de revenus personnels. L’entrepreneur doit notamment prendre en compte les diverses dépenses liées aux fournisseurs, au local, aux étapes de production et, bien sûr, aux employés.

« Depuis trois ans, j’ai un comptable très gentil et patient qui m’aide et me conseille avec toutes mes dépenses, dit Marie-Claude Marquis. Avant ça, j’étais plutôt sans ressource sur le plan administratif, mais je prenais aussi beaucoup moins de risques... »

En ce qui concerne les heures de travail effectuées, l’entrepreneur, qui jusqu’alors s’occupait de tout, pourra dorénavant gagner du temps en distribuant certaines tâches à accomplir, ce qui lui permettra de se concentrer sur le développement d’occasions d’affaires pour l’entreprise.

« Pour Merci Bonsoir, je travaille moins, car j’ai délégué à mon employée des tâches dans lesquelles j’excellais moins, continue Marie-Claude Marquis. Au début, c’était un peu stressant de laisser aller son “bébé”, mais depuis que nous avons trouvé notre rythme et notre façon de fonctionner, ça va super bien. Je lui fais vraiment confiance, nous apprenons tous les jours, et nous sommes constamment confrontées à de nouveaux défis. »

 Pour le travailleur autonome, négocier le virage entrepreneurial peut parfois s’avérer angoissant. Aussi, l’important est de visualiser le potentiel d’expansion de son entreprise, sans pour autant brûler les étapes.

« Lorsqu’on n’est plus capable de répondre à la demande, je pense que c’est le signe qu’il faut grossir. Mais le faire d’une manière graduelle a été pour moi la façon la plus réaliste et la moins stressante de procéder », conclut l’entrepreneure.

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Le futur de la recherche d’emploi



L’intelligence artificielle est déjà mise à profit pour chercher, trier et évaluer des candidats à un poste à pourvoir. Une grande transformation du recrutement et de la recherche d’emploi est en marche.

Cette transformation mènera à une adéquation plus juste entre les besoins des employeurs et les compétences et expériences des candidats. Les algorithmes digèrent toutes les données relatives aux candidats et en relèvent les résultats attendus. Et grâce à l’apprentissage machine, certaines plateformes suggèrent des critères de sélection plus appropriés que ceux utilisés. D’autres encouragent la diversité en entreprise en recherchant des profils précis. Et les évolutions ne vont pas s’arrêter...

Le candidat passif

Pour Didier Dubois, stratège Marketing RH et Solutions RH digitales chez HRM Groupe, le futur est déjà là. « Il y a toute une série d’outils en développement qui intègrent des capacités d’intelligence artificielle » lance-t-il. D’ailleurs, sans même afficher votre profil sur un site d’emploi ou vous inscrire auprès de groupes d’emploi, vous êtes considéré comme un candidat potentiel. 

« Il y a des plateformes qui vont scanner et identifier des individus qui semblent vouloir changer d’emploi à partir de leurs activités et de leurs comportements sur les réseaux sociaux, d’autres qui analysent les profils atypiques et les proposent pour des postes où on ne les aurait pas sélectionnés a priori », ajoute-t-il.

Une machine en marche

L’intelligence artificielle identifie les profils les plus performants en entreprise et réapprend à établir les bons critères de sélection. Progressivement, des fonctionnalités viennent s’ajouter dans les systèmes existants et permettent des sélections saisissantes.

En Chine par exemple, une grande entreprise recevant des dizaines de milliers de candidatures a fait une présélection basée sur le timbre et le débit de la voix et le vocabulaire en fonction de ce que l’algorithme a identifié comme étant performant parmi les employés actuels. Une autre multinationale américaine a présélectionné des candidats à des postes de cadres en partie par leurs traits biométriques lors d’entrevue à distance.

Comment tirer son épingle du jeu ?

Si vous êtes à la recherche d’un emploi, soyez visible sur les réseaux et les sites d’emploi. « Il faut valoriser sa candidature en fonction de la technologie utilisée par l’employeur, savoir bien utiliser les mots-clés dans son profil et le faire savoir sur les réseaux si on est à la recherche d’un emploi », explique Didier Dubois.

Et cette quête constante du meilleur candidat fera forcément augmenter les opportunités d’emploi. Les bons candidats pourraient bien recevoir des offres non sollicitées leur permettant de négocier de meilleures conditions à leur poste actuel ou de simplement changer d’air (professionnel).

L’humain de plus en plus présent

Si le travail de compilation et d’analyse des recruteurs est facilité et accéléré par l’intelligence artificielle, le jugement de professionnels en ressources humaines sera toujours requis. Que ce soit pour analyser les résultats, pour « enseigner » aux algorithmes ou pour consacrer plus de temps aux entretiens d’embauche, la place de l’humain dans le processus est nécessaire et assurée.

Il se pourrait bien qu’un petit robot sonne à votre porte pour vous offrir le poste de vos rêves… mais retenez qu’il y aura toujours et encore un humain qui vous aura choisi et qui lui aura dicté la voie !

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Comment répondre aux questions d’entrevue portant sur votre personnalité

Lors d’une entrevue d’embauche, les questions portant sur la personnalité sont souvent les plus difficiles, car elles nous confrontent à nos faiblesses, à nos peurs, à nos émotions. Voici quelques trucs pour répondre à ces questions avec succès.

À quoi servent ces questions ? 

Vous l’aurez compris, avec les questions sur la personnalité, le but n’est pas de se renseigner sur vos capacités techniques et vos diplômes, mais bien d’en apprendre davantage sur vous. En d’autres mots, on veut savoir tout ce qui n’est pas perceptible à la lecture de votre CV !

Le recruteur veut d’abord savoir comment vous vous intégrez dans une organisation. Il veut connaître votre façon d’interagir avec vos collègues ou vos supérieurs hiérarchiques, ou encore, votre façon d’appréhender certaines situations.

Son objectif ? Déceler certaines indications qui lui diront si votre profil concorde avec l’entreprise et le poste pour lequel vous postulez.

Quel genre de question?

« Quelles sont vos plus grandes forces/faiblesses ? » est certainement l’une des questions les plus souvent posées. Elle mérite de s’y attarder un peu pour éviter certains écueils tels que la réponse « Je suis perfectionniste ». En effet, pour ce qui est des faiblesses, il vaut mieux identifier une compétence que vous n’avez pas eu l’occasion de développer lors de votre précédent emploi, et expliquer que vous aimeriez l’acquérir dans votre futur poste.

Vous pouvez par ailleurs vous attendre à quelques-unes des questions suivantes :

  • Comment gérez-vous le stress et la pression?
  • Qu’attendez-vous de votre gestionnaire?
    • Parlez-nous d’un problème difficile que vous avez rencontré dans un emploi précédent et de la manière dont vous l’avez géré.
    • Parlez-nous d’une fois où vous avez travaillé en équipe. Quel était votre rôle?
    • Qu’aimez-vous le plus dans le fait de travailler avec les autres? Qu’aimez-vous le moins?
    • Avez-vous déjà eu un malentendu avec l’un de vos collègues? Comment a-t-il été résolu?
    • Que feriez-vous si les membres de votre équipe ne contribuaient pas à leur part du travail?

Comment y répondre? 

Toutes ces questions appellent des réponses développées. Vous devez fournir des exemples clairs, même lorsque la question ne vous en demande pas explicitement.

Attention, soyez bref et veillez à ce que la réponse soit positive, qu’elle mette en avant vos réalisations et vos réussites.

Ainsi, chaque exemple doit permettre de souligner certaines de vos qualités et compétences, comme la capacité à travailler en équipe, à résoudre des problèmes ou à bien communiquer, l’adaptabilité, la recherche du consensus ou encore la loyauté.

Soyez prêt…

Il est primordial de se préparer à ce genre de questions et donc de penser à des exemples précis en amont. Soyez également attentif à la description de poste dans l’annonce. Les qualités recherchées y sont bien souvent énumérées.

Si vous êtes en manque d’inspiration, n’hésitez pas à demander l’aide de vos proches qui pourront vous parler de vos traits de caractère. Vous pouvez aussi vous exercer en faisant des tests de personnalité en ligne.

Un dernier conseil : soyez honnête et authentique, et n’oubliez vos bonnes manières ! Votre personnalité transparaît aussi à travers votre attitude pendant l’entrevue. Aussi, être à l’écoute, sourire, ne pas couper la parole, prendre son temps pour répondre et ne pas hésiter à demander des précisions sur une question sont des détails qui peuvent faire toute la différence…

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En 2019, gérez mieux votre temps

Vous rêvez d’être plus productif en 2019 ? Voici une stratégie de gestion du temps des plus efficaces qui vous permettra de commencer l’année du bon pied.

En 1954, le président des États-Unis Dwight D. Eisenhower affirmait être confronté à deux types de problèmes au quotidien : ceux qui sont importants et les autres, qui sont urgents. De son avis, les problèmes urgents n’étaient pas importants, et ceux qui étaient importants... jamais urgents !

On dit que c’est d’après ce principe que le 34e président américain maximisait sa productivité au travail. Des décennies plus tard, on en tire une stratégie de gestion du temps des plus efficaces : la matrice d’Eisenhower.

Se concentrer sur ce qui est important

La matrice d’Eisenhower vous aide à définir vos priorités afin d’améliorer votre efficacité. Elle se présente en quadrants dans lesquels sont catégorisées les tâches et les activités en fonction, d’une part, de leur importance pour l’atteinte de vos objectifs et, d’autre part, de leur urgence.

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Dans le premier quadrant, on retrouve les tâches prioritaires, soit celles qui sont importantes et urgentes. Vous n’aurez d’autre choix que de vous affairer à ces tâches sur-le-champ, sans quoi les conséquences seront immédiates sur les résultats. La rencontre avec un client insatisfait qui menace de quitter votre entreprise ou l’appel de l’école vous demandant de venir chercher votre enfant malade sont des exemples d’activités prioritaires.

Les tâches importantes, mais non urgentes, se placent dans le second quadrant. Ces tâches mettront éventuellement en péril l’atteinte de vos objectifs professionnels ou personnels si elles ne sont pas accomplies. Elles peuvent cependant être planifiées dans le temps. La rédaction d’un rapport, un rendez-vous chez le dentiste ou encore du temps passé en famille figurent parmi les tâches importantes, mais non urgentes.

Faire fi du reste

Dans les deux autres quadrants se trouvent les tâches qui ne sont pas importantes. Certaines seront considérées comme urgentes parce qu’elles requièrent votre attention. Les notifications Facebook, la sonnerie de votre téléphone ou un collègue qui cogne à la porte de votre bureau pour vous poser une question en sont des exemples. D’autres ne seront ni importantes ni urgentes et pourront être simplement relayées aux oubliettes, parce qu’elles ne font que ralentir votre productivité. 

Malheureusement, les tâches non importantes sont souvent bien plus attirantes que les autres. Voici quelques trucs pour maximiser votre productivité et rendre encore plus efficace la matrice d’Eisenhower :

  • Dans la mesure du possible, planifiez vos priorités en accordant à chaque tâche un peu plus de temps que nécessaire ;
  • Concentrez-vous sur une seule tâche à la fois et évitez d’être interrompu ;
  • Identifiez et éliminez les distractions (collègues, appels entrants, notifications, etc.), mais aussi les tâches qui vous font perdre du temps ou qui peuvent être déléguées.

En 2019, misez sur une meilleure gestion de votre temps. En plus de devenir plus productif, vous serez moins stressé, diminuerez le risque d’erreurs et prendrez de meilleures décisions. Bref, vous serez plus heureux !