Carrière

10 avantages qui valent plus qu’une augmentation

Quand notre employeur est réticent à nous accorder une augmentation salariale, il est toujours possible de négocier certains avantages qui valent autant, sinon plus, qu’une augmentation. Nos dix suggestions.

1. Pourquoi pas un bonus ?

Peut-être que notre employeur n’est pas prêt à nous accorder une hausse salariale, mais pourquoi ne pas lui demander un bonus de fin d’année ou lié à notre rendement ? Voilà qui peut constituer un consensus gagnant pour les deux parties.

 2. L’aménagement du temps de travail

Quand on travaille à temps plein, on a parfois l’impression de manquer de temps pour soi. Il est possible de négocier avec son employeur de répartir son horaire de travail sur quatre jours plutôt que cinq, ou encore de demander d’avoir un horaire mieux adapté à son style de vie.

3. Plus de congés

Qui ne rêve pas d’avoir plus vacances ? On peut demander à notre employeur plus de semaines de vacances annuelles ou quelques congés supplémentaires au cours de l’année. Une autre façon de bien profiter de la vie !

4. Le télétravail

Selon la conférencière, coach et auteure Stéphanie Milot, « offrir à quelqu’un la possibilité de travailler de chez lui un ou deux jours par semaine, c’est tout un avantage ! Quand nous pensons au nombre d’heures passées dans les transports par semaine pour nous rendre au boulot, c’est une option alléchante pour de nombreuses personnes. »

5. Financement d’une formation

Améliorer ses compétences alors qu’on se trouve sur le marché du travail peut s’avérer très avantageux, surtout quand c’est notre employeur qui paye ! En suivant une formation, on acquiert de nouvelles connaissances et on élargit son champ de compétence. On peut donc se voir offrir des tâches plus stimulantes. Et avec un diplôme supplémentaire, on a plus de chances d’obtenir par la suite une augmentation de salaire !

On peut aussi demander à notre patron d’assister à des formations ou à des colloques liés à notre travail, ou encore d’obtenir les services d’un mentor au sein de l’entreprise. Ces options qui nous aideront à nous améliorer auront forcément des retombées positives pour l’employeur.

6. Avantages matériels liés au travail

« Nous pouvons aussi demander qu’on nous prête une voiture, ou obtenir un budget pour couvrir nos frais de déplacement », selon Stéphanie Milot. Une économie intéressante qui vaut parfois une hausse salariale.

7. Qualité de vie au travail

Tant qu’à passer un nombre d’heures considérable au travail, aussi bien y être à l’aise. « Avoir une chaise ergonomique ou un ballon sur lequel on s’asseoit, ou même avoir son bureau près d’une fenêtre sont des petites choses qui rendent le quotidien beaucoup plus agréable ! » dit Stéphanie Milot.

8. Protection en cas de perte d’emploi

Personne n’aime penser à ce qui arriverait si pour une raison ou pour une autre, on devait perdre son emploi. De là l’avantage de négocier avec son patron une indemnité de départ ou un service d’accompagnement pour nous aider à trouver un nouveau travail en cas de pépin.

9. Possibilité d’avancement

Si notre patron ne consent pas à une augmentation, pourquoi ne pas lui demander de faire une différence autrement dans notre vie au travail en sollicitant un changement dans nos tâches, ou encore, un rôle plus stimulant ? 

10. Des actions de l’entreprise

Certaines entreprises offrent la possibilité pour les employés d’investir dans la compagnie. C’est une marque de reconnaissance de la part de l’employeur, et au bout du compte, ça peut s’avérer payant. 

Bref, quand vient le temps de négocier avec son employeur, on pense souvent en termes d’augmentation salariale, mais bien d'autres « petits plus » peuvent rendre notre vie plus agréable...

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Carrière

Est-il trop tard pour changer de carrière ?

Vous rêvez de changer de carrière, mais vous vous croyez trop vieux pour le faire ? Avez-vous tort ou raison de penser ainsi ? Clarifions la situation.

Les freins au changement

Selon Fanny Element, coach professionnelle certifiée en programmation neurolinguistique (PNL), il n’est jamais trop tard pour changer de carrière, « parce qu’il n’y a pas de réelles contraintes au changement outre celles qu’on s’impose à soi-même ». Ces contraintes peuvent être des croyances (je suis trop vieux), des valeurs (ce travail nuira à ma vie familiale) ou des capacités (je n’ai pas la formation requise). Pour les faire tomber, il suffit parfois d’un simple changement de perception (mon âge est synonyme d’expérience), ou de passer à l’action (je retourne aux études !).

L’emploi détesté

Peu importe votre âge, vous devez remettre en question les motivations qui vous poussent au changement. Pour ce faire, nommez ce qui vous irrite dans votre travail actuel. Ensuite, demandez-vous s’il est possible d’agir sur ces éléments d’insatisfaction et si vous risquez de les retrouver ailleurs. Si oui, mieux vaut trouver des solutions moins drastiques (changement d’équipe, d’horaire, de lieu, de responsabilités) plutôt que d’entreprendre une reconversion.

L’emploi rêvé

Au lieu de perdre votre temps à vous dire qu’il est trop tard pour changer d’emploi, demandez-vous plutôt ce que vous voulez faire du reste de votre vie. Pour vous aider, listez les caractéristiques de l’emploi idéal. « Permettez-vous de rêver, conseille Mme Element. Vous clarifierez ainsi vos valeurs et vos intérêts professionnels (qui ont sûrement changé au fil des années), et vous ciblerez plus facilement ce que vous voulez faire. »

Entre rêve et réalité

Sites internet, rencontres, conférences, foires de l’emploi, stage, bénévolat… Tous les moyens sont bons pour en apprendre davantage sur l’emploi désiré. Si votre âge vous inquiète, tentez de rencontrer des gens de votre génération qui travaillent dans le domaine que vous visez. Également, évaluez les besoins du marché. Cette phase d’exploration vous permettra de confronter vos croyances avec la réalité, et de valider ou non votre réorientation.

Entre atouts et lacunes

Seul ou à l’aide d’un conseiller d’orientation, faites un bilan de vos acquis, de vos compétences et de vos expériences. Ce processus vous permettra de relever votre savoir-faire, ainsi que la formation manquante à aller chercher pour l’emploi souhaité.

Les coûts financiers

Il n’est jamais trop tard pour changer de carrière, mais… n’en négligez pas les coûts financiers ! Si un retour aux études est nécessaire, informez-vous à propos des prêts et bourses. Planifiez également d’autres solutions, comme un travail à temps partiel, une formation en entreprise ou l’aide de votre conjoint. Finalement, calculez les pertes et les gains financiers reliés à votre futur emploi. Adaptez ce calcul au nombre d’années que vous souhaitez travailler.

Les coûts affectifs

Changer de carrière peut être émotionnellement exigeant, assurez-vous d’avoir le soutien de vos proches. « Au besoin, allez chercher de l’aide professionnelle, souligne Mme Element, que ce soit un coach, un conseiller d’orientation, un psychologue ou un mentor. Vous mettrez ainsi toutes les chances de votre côté pour faire de votre rêve une réalité. »

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Carrière

Faire son ménage virtuel avant de chercher un emploi

Avant de vous embaucher, votre futur employeur risque de jeter un coup d’œil à vos profils sur les médias sociaux. Voici une liste d’éléments à vérifier pour ne rien oublier dans votre ménage virtuel...

Le chouchou des recruteurs : LinkedIn

LinkedIn est le réseau le plus consulté par les employeurs, raison de plus d’y avoir un profil sans taches!

Carrière

Retraités : quelques calculs avant de retourner sur le marché du travail

On vit aujourd’hui plus vieux, mais aussi plus en santé. Pour rester actifs ou pour boucler les fins de mois, de plus en plus de retraités retournent sur le marché du travail. La décision est-elle toujours avantageuse, financièrement parlant ?

François est nouvellement retraité. À 65, l’homme a travaillé toute sa vie et cotisé à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) dans l’espoir de profiter pleinement de ses beaux jours. Mais voilà qu’après quelques mois de repos, l’ennui se fait sentir. François songe donc à retourner travailler, à temps partiel.

Pour le retraité, un retour au travail permet de demeurer actif, de socialiser, et dans certains cas, de gagner un revenu supplémentaire qui l’aidera à mieux joindre les deux bouts. Cependant, une réflexion s’impose avant de faire le grand saut.

À vos calculatrices !

D’entrée de jeu, un retraité qui voudrait réintégrer le marché du travail aura avantage à analyser sa situation financière personnelle sous tous les angles.

« Chacun des cas peut être différent, souligne Mario Felx, conseiller en sécurité financière et représentant en épargne collective. Il est donc préférable de consulter un conseiller financier pour s’assurer de la pertinence d’une telle décision. »

Parmi les variables à considérer, on retrouve le revenu d’emploi du retraité, lequel s’ajoute à son revenu imposable et peut faire augmenter le taux d’imposition. Dans ce cas, les quelques heures travaillées chaque semaine en valent-elles la peine ?

En outre, l’ajout d’un revenu d’emploi au revenu imposable à la retraite peut avoir un impact non seulement sur la cotisation de vos REER, mais aussi sur le montant de la rente de retraite du Régime des rentes du Québec et sur celui de la pension de la Sécurité de vieillesse du Canada.

Plusieurs variables à considérer

Un retraité qui retourne sur le marché du travail peut recommencer à cotiser à un REER. Il peut le faire jusqu’à l’âge de 71 ans, et même après si son conjoint n’a pas atteint cet âge, après quoi il faudra décaisser un montant minimum.

Un retraité qui travaille peut continuer de recevoir la rente versée par le Régime des rentes du Québec. Cependant, si ses revenus d’emploi dépassent 3 500 $ pour l’année, il devra recommencer à cotiser au régime. En contrepartie, ces cotisations additionnelles lui donneront droit à un supplément à la rente de retraite.

Du côté fédéral, les choses sont un peu différentes. Même si l’on peut continuer à percevoir sa pension de la Sécurité de vieillesse en travaillant, le gouvernement pourrait exiger un remboursement si les revenus du retraité sont supérieurs à 75 910 $ (pour 2 018), toutes provenances confondues.

Pour ceux qui en sont à planifier leurs vieux jours, l’une des options est de repousser l’âge de la retraite. « Reporter sa rente de retraite et sa pension de Sécurité de vieillesse peut être payant », explique Mario Felx. En effet, la personne aura droit à une bonification de ses versements, et ce, autant par le gouvernement provincial que fédéral. Mais encore là, chaque situation est différente.

Dans tous les cas, les retraités qui considèrent un retour au travail doivent prendre le temps d’analyser leur situation personnelle. « Consulter un conseiller financier est la décision la plus sage afin d’éviter les surprises et les déceptions », conclut Mario Felx.

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Carrière

Les compétences ne font pas le CV

Soixante secondes, c’est le temps maximum que passe près d’un quart des recruteurs à consulter un CV, selon une étude de CareerBuilder. Parce qu’il n’est pas facile de capter l’attention d’un gestionnaire en moins d’une minute, voici 4 techniques qui vous aideront à y parvenir.

Faire de son CV une vitrine alléchante

« C’est au chercheur d’emploi de créer la ligne éditoriale de son CV. Il doit savoir en orienter la lecture plutôt que de laisser le recruteur interpréter ce qu’il veut », indique Matthieu Degenève. Le fondateur du site L’Œil du recruteur offre ses conseils pour bien mettre en valeur ses compétences dans un CV.

Lors de la conception de votre CV, mettez-vous dans la peau d’un guide qui dirigera l’employeur potentiel vers les informations les plus pertinentes.

« Au Québec, les recruteurs poseront d’abord leurs yeux sur l’expérience professionnelle, constate M. Degenève. Une utilisation judicieuse des polices et des caractères gras peut attirer l’attention sur ce que vous voulez. »

Tout chercheur d’emploi devrait aussi garder en tête qu’un CV est un résumé de son parcours professionnel, et non une encyclopédie exhaustive retraçant sa carrière. Ne donnez pas au recruteur l’impression qu’il se lance dans la lecture d’un pavé condensé en posant les yeux sur votre CV. Il doit être digeste, aéré et le plus court possible.

« C’est important de retravailler le CV plusieurs fois pour enlever les mots superflus qui ne font qu’alourdir le texte », dit M. Degenève.

L’objectif de carrière

« Il interpellera le recruteur plus facilement sur vos objectifs à court terme et le rassurera sur vos aspirations », ajoute-t-il.

Un exemple : vous étiez en train de suivre une formation en communication, mais vous postulez pour un poste dans le domaine de la vente. L’employeur risque de se poser quelques questions. 

Énoncer un objectif professionnel clair permet de répondre à ce genre d’interrogations avant même qu’elles ne germent dans la tête du recruteur.

Trouver les bons mots

La plupart des recruteurs accordent plus d’importance à un CV qui a été personnalisé en fonction de l’offre d’emploi publiée. Reprendre les termes de l’offre augmentera donc vos chances d’être retenu.

Tentez d’évaluer les besoins à court terme de l’entreprise pour choisir des mots correspondant à ce que le recruteur cherche dans l’immédiat. Le but d’un chercheur d’emploi est d’arriver à se distinguer des autres candidats. « Or, certains mots ont été tellement utilisés qu’ils sont aujourd’hui complètement galvaudés ; ils n’ont plus vraiment de sens pour les recruteurs », observe M. Degenève qui pense à des termes comme « sens de la communication » ou encore « sens de l’organisation ».

Selon le fondateur du site L’Œil du recruteur, il faut donc trouver une façon de décrire différemment ses compétences. Pourquoi ne pas parler de sa capacité à interagir avec plusieurs intervenants plutôt que se contenter de l’éternel « esprit d’équipe » ?

Décrire ses compétences


Pour optimiser votre CV, Matthieu Degenève conseille de :


  • Utiliser les verbes d’action à l’infinitif. 

  • Privilégier des phrases complètes (sujet, verbe, complément) qui tiennent sur une ligne ou deux.

  • Inclure les aptitudes acquises à l’école ou lors d’activités de bénévolat.
  • Se limiter à une dizaine de compétences par CV !

« En cas de doute lors de la rédaction du CV, il faut s’écouter plutôt que de chercher pendant des heures sur Internet comment séduire un employeur », termine M. Degenève.

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Carrière

Augmentations salariales 2019 : les prévisions

Ce sont 2,6 % d’augmentation salariale que prévoient donner les organisations québécoises l’année prochaine, selon les Prévisions salariales 2019 de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Un sondage CROP-CRHA réalisé en août auprès d’un échantillon de 568 salariés révèle que ceux-ci avaient plutôt prévu recevoir une augmentation salariale de l’ordre de 1,7 %, mais qu’ils estimaient cependant mériter 3,5 % (3,3 % chez les femmes et 3,6 % chez les hommes). C’est donc dire que les réelles augmentations prévues se situent sensiblement à mi-chemin entre les attentes et les espérances des salariés québécois.

« En raison du contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre, les employeurs sont sous pression et augmentent plus fortement leurs offres salariales afin d’attirer et de retenir leur main‑d’œuvre, a expliqué Manon Poirier, directrice générale de l’Ordre des CRHA par voie de communiqué. Il est donc possible que les augmentations réelles de 2019 soient supérieures à celles prévues. »

Pour donner un ordre de grandeur, l’augmentation prévue de 2,6 % équivaut pour les employeurs à un coût moyen annuel additionnel de 152 $ par employé gagnant un salaire de 40 000 $, si on en croit le Conseil du patronat du Québec.

Des variations relativement justes et stables

Les prévisions d’augmentations salariales au Québec sont assez stables depuis quelques années. En 2017 et en 2018, elles étaient de 2,5 % tandis qu’en 2016, elles étaient de 2,6 %.

Cette année, les emplois du secteur « Administrations publiques (municipal, provincial et fédéral) » sont ceux pour lesquels est prévue la plus maigre augmentation, soit 2,3 % si on inclut les gels salariaux. À l’inverse, les emplois en « Services professionnels, scientifiques et techniques » sont ceux qui s’en tirent le mieux, avec 3 %.