L’usine de Bonduelle à Bedford accueillera 87 travailleurs étrangers temporaires cet été.
L’usine de Bonduelle à Bedford accueillera 87 travailleurs étrangers temporaires cet été.

Bonduelle espère l’arrivée hâtive de ses travailleurs étrangers

L’usine Bonduelle à Bedford s’apprête à accueillir pour une nouvelle année une cohorte de 87 travailleurs guatémaltèques, dont 19 n’ont jamais mis les pieds dans l’usine. Huit d’entre eux sont arrivés et la direction attend avec impatience le reste de l’équipe dans les semaines à venir. «C’est critique. S’ils ne sont pas là, l’usine ne peut pas fonctionner», souligne le directeur de l’usine, Robert Deschamps.

Ces travailleurs saisonniers viennent s’occuper de la surgélation des légumes, une opération qui se déroule de juillet à décembre et qui attire peu de travailleurs québécois puisqu’il ne s’agit pas d’un emploi à l’année.

La pandémie de COVID-19 retarde toutefois l’arrivée de ces travailleurs étrangers. Déjà, quelques opérations ont dû être arrêtées.

Le Guatémala n’est pas exempt de la pandémie. «Il y a des contraintes en lien avec la COVID là-bas aussi. Ça retarde un peu le processus. Il y a des interdictions de voyager sur les routes, par exemple, donc ils ne peuvent pas aller à l’ambassade du Canada porter leurs papiers.»

Les huit travailleurs arrivés vendredi dernier à Bedford ne sont pas encore au travail puisqu’ils doivent observer une quarantaine de 14 jours avec un suivi serré sur l’apparition de symptômes reliés à la COVID. Au bout de cette période, si tout va bien, ils pourront commencer le travail.

L’entreprise ne badine pas avec les mesures sanitaires et un suivi serré est effectué sur les lieux de travail depuis le départ. «À l’usine, on a des prises de température et une déclaration de symptômes obligatoire», illustre le directeur de l’usine. Le port du masque ou de la visière est aussi obligatoire. Aucun cas n’a d’ailleurs été signalé dans l’usine de Bedford ni dans les trois autres situées au Québec.

Les opérations de surgélation de légumes sont étroitement liées à la production de ces aliments dans les champs. «Les opérations devraient commencer à la fin juin, ajoute M. Deschamps. Les semences ont été plantées à la fin avril. On ne peut pas retarder ça, c’est un produit qui est périssable et on doit être prêt pour le transformer.»

Nul doute que ces travailleurs saisonniers seront accueillis chaleureusement... et avec soulagement.