Plus de 70 jours après avoir reçu sa nouvelle plaque personnalisée verte «07», Mickaël Simard attend toujours la possibilité de la faire activer sur sa nouvelle Tesla Model 3.

Plaques personnalisées: «Les douze travaux d’Astérix» à la SAAQ

CHRONIQUE / Il faut croire que la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) n’avait peut-être pas prévu tous les scénarios, en ce qui concerne les plaques personnalisées. Parlez-en à Mickaël Simard, de Saguenay, qui a fait le choix de passer d’un véhicule à essence vers une voiture électrique...

Il s’agit d’une histoire abracadabrante dans laquelle on croirait que la main droite de la SAAQ ignore ce que la main gauche fait. D’abord lue dans le groupe public Facebook «Plaques immatriculation personnalisées du Québec», l’aventure de M. Simard rappelle sans doute la scène du laissez-passer A38 dans les Les douze travaux d’Astérix — qu’on pourra voir à Ciné-cadeau en première diffusion le 26 décembre à 18h30, à Télé-Québec.

M. Simard avait d’abord commandé sa plaque personnalisée «07» en juillet pour sa Mercedes-Benz Classe C, lorsque la SAAQ avait démarré son nouveau service. À ce moment, il n’avait rien à redire. 

«Ça a super bien été! J’ai été même agréablement surpris par la rapidité à laquelle j’avais reçu ma plaque personnalisée», dit le pharmacien de l’arrondissement Jonquière, à Saguenay.

Entre-temps, il décide de commander sa Tesla Model 3, au début de septembre, livrée le 1er décembre. Pour prévoir le coup, il décide de s’informer pour faire le changement de plaque personnalisée, pour qu’elle passe du bleu au vert. «J’appelle à la SAAQ qui m’informe de passer en succursale afin de remettre ma plaque personnalisée bleue et signer un document. Après ça, ma plaque personnalisée verte serait produite», explique-t-il. 

«Une fois arrivé en succursale [un bureau de la SAAQ et non un mandataire], ce n’était plus la même chose. Après trois visites en succursale avec des appels téléphoniques entre chefs d’équipe, on m’informe qu’il y aura des frais de réimpression de 50 $.

«Le 5 octobre, on décide de reprendre ma plaque bleue. Je signe alors un document, mais on ne me facture rien. Ce n’est que trois ou quatre semaines plus tard que je reçois un appel du siège social de la SAAQ qui me dit qu’ils ne savent pas quoi faire avec ma requête», ajoute M. Simard. Il reçoit ensuite l’avis de paiement de 50 $ pour effectuer le transfert. «Une somme que j’ai payée sans problème.»

M. Simard précise qu’il avait remis la plaque d’immatriculation non personnalisée qu’il avait avant la réception de sa première plaque personnalisée sur sa Mercedes.

Le 20 novembre, il reçoit sa plaque «07», imprimée en vert, avec les instructions pour l’activer. Une fois qu’il a essayé de suivre ces instructions, il reçoit comme réponse que le numéro est déjà pris et qu’il ne peut pas activer sa plaque verte.

Le 3 décembre, il vend sa Mercedes à un ami et passe en succursale pour en faire le transfert de propriété. «Je me suis dit j’apporte ma plaque verte pour essayer de l’activer, pour me faire répondre que les succursales ne gèrent pas les plaques personnalisées.»

Excès de prévoyance?

La semaine dernière, il parle à la SAAQ au téléphone. L’agent lui répond qu’«il n’y a pas de protocole établi». 

«Vendredi dernier, on me parle de frais d’administration, sans en spécifier la teneur, alors que j’avais déjà payé 50 $. Et on me redemande de retourner en succursale. Et là, je suis tombé sur le même chef d’équipe qu’en octobre qui se rappelait de mon dossier. Je comprends que c’est nouveau pour eux...» explique celui qui estime avoir été très collaboratif et qui est resté zen, malgré le jeu de ping-pong administratif.

Est-ce que M. Simard a péché par excès de prévoyance? Il aurait devancé possiblement la SAAQ qui n’avait pas prévu le coup. Et probablement qu’il n’est peut-être pas le premier à qui cela lui arrive. Et il ne sera surtout pas le dernier, en raison de la popularité croissante des véhicules électriques et des plaques personnalisées.

Impossible de le savoir au moment d’écrire ces lignes, car l’histoire de M. Simard a été publiée dans Facebook durant la fin de semaine. Mais quelque chose dit que la SAAQ apportera quelques éclaircissements sur le sujet dans les prochains jours.

Pour le moment, il est probablement plus facile d’immatriculer une galère que de faire passer du bleu au vert une plaque personnalisée.