On voit ici Daniel Pelletier, président de la compagnie, entouré de ses fils Martin et Francis, respectivement directeur général et directeur de l’expérience client.

Artopex bientôt sur Broadway

Artopex poursuit sa croissance. Le fabricant de mobilier de bureau verra bientôt ses créations sous les projecteurs sur Broadway dans l’effervescent arrondissement Manhattan, au cœur de la Grosse Pomme. L’ouverture de la salle d’exposition est prévue le 24 avril.

S’installer à New York était un rêve que caressaient les dirigeants d’Artopex depuis des années. Les astres se sont alignés il y a quelques mois lorsque Gibson interior, un partenaire de l’entreprise québécoise bien enraciné aux États-Unis, a amorcé le projet d’ouvrir une succursale dans la métropole américaine, à quelques pas de Times Square.

« Entrer dans le plus gros marché du mobilier de bureau en Amérique du Nord, c’est à la fois un défi et un accomplissement, a indiqué Francis Pelletier, directeur de l’expérience client au sein de l’entreprise familiale. On a attendu l’opportunité pour s’assurer d’une visibilité optimale. On ne pouvait espérer mieux que Broadway pour s’établir à New York. »

En fait, les produits d’Artopex ainsi que ceux de sa filiale sherbrookoise Logiflex occuperont la quasi-totalité de l’espace de la salle d’exposition. « Le reste sera composé de produits complémentaires que l’on ne fabrique pas, comme des murs de verdure », a cité en exemple Francis Pelletier.

Outre sa localisation, Broadway est également un endroit de prédilection pour attirer les regards des architectes et designers qui multiplient les contrats dans ce secteur, a-t-il renchéri. « La clé pour se démarquer dans la jungle de New York est de choisir les bons partenaires. Ensuite, la croissance va suivre, car le contexte actuel est extrêmement favorable. L’économie surchauffe aux États-Unis, a imagé l’homme d’affaires. Le nombre de projets qui émergent de ce marché est incroyable. »

Premier jalon

Se positionner à New York s’inscrit parfaitement dans le plan d’expansion d’Artopex, qui emploie plus de 750 personnes dans ses cinq usines au Québec et ses salles d’exposition actuelles à Montréal, Québec et Toronto. Cette stratégie s’articule notamment autour du virage 4.0 amorcé à son usine de Granby et à Sherbrooke. Ainsi, le fabricant de mobilier de bureau investira plus de 30 millions de dollars d’ici 2020 pour « moderniser et automatiser ses procédés et soutenir sa croissance ».

Dans cette même logique, Artopex a récemment mis la main sur Concept Can-Bec, un partenaire de longue date établi à Saint-Paul-d’Abbotsford, spécialisé dans la confection de mobilier sur mesure.

Or, le projet qui prendra forme dans la ville qui ne dort jamais pourrait bien faire des petits ailleurs chez nos voisins du Sud. C’est du moins ce qu’ont dans leurs cartons les dirigeants de l’entreprise fondée en 1980. « On pense qu’au cours des trois à cinq prochaines années, New York pourrait constituer 15 % de notre chiffre d’affaires. Ce sera un des piliers de notre expansion. [...] Et il y a au moins trois autres emplacements aux États-Unis où l’on envisage des projets similaires. »

Toutefois, pas question d’établir un centre de distribution hors Québec, a fait valoir Francis Pelletier. « On investit massivement dans nos installations ici et on veut que ça demeure le cœur de nos activités. »

SOCIÉTÉS LES MIEUX GÉRÉES AU CANADA: ARTOPEX TOUJOURS AU SOMMET

L’adage voulant qu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule colle parfaitement à Artopex. Alors qu’elle multiplie les investissements et les acquisitions, l’entreprise de Granby s’est démarquée en figurant, pour une 12e année consécutive, parmi les sociétés les mieux gérées au Canada, conservant ainsi son titre «platine».

L’entreprise familiale Artopex, dirigée par Daniel Pelletier et ses fils Francis et Martin, a obtenu cette reconnaissance après s’être maintenue parmi les meilleurs durant au moins sept années de suite. Un défi en soi. 

«Plusieurs entreprises réussissent à se qualifier pour le concours, mais peu se rendent dans le club platine. De notre côté, la clé de cette réussite est liée à notre refus du statu quo, a mentionné Francis, directeur de l’expérience client au sein de la compagnie. On est constamment en train d’innover dans nos produits, mais aussi nos processus d’affaires et dans la qualité exceptionnelle de fabrication.»

Outre Artopex, deux entreprises de la région sont aussi parmi le club sélect des sociétés les mieux gérées au pays en 2018, découlant du concours de Deloitte: il s’agit de Groupe Robert, établi à Rougemont (platine) et F. Ménard d’Ange-Gardien (or). 

Ce succès ne serait toutefois pas au rendez-vous année après année sans l’apport de l’ensemble de l’équipe, a souligné à grands traits, Francis Pelletier. «Tu as beau avoir les meilleurs produits du monde, si tu n’as pas les bons employés, tu n’avanceras pas. Nous investissons beaucoup dans notre équipe. Il ne faut jamais oublier que c’est la base de notre entreprise.»