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André Michaud et Philippe St-Jean, respectivement président et vice-président d’Agro Québec.
André Michaud et Philippe St-Jean, respectivement président et vice-président d’Agro Québec.

Agro Québec s’implante à Bromont

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
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La MRC Brome-Missisquoi est un terreau fertile pour le domaine agroalimentaire. Comme Bromont est au coeur de l’action, Agro Québec, un joueur de premier plan dans ce créneau à travers la province, a choisi de s’y établir pour contribuer à l’essor de ce secteur d’activité.

Lorsqu’est venu le temps de choisir un emplacement pour établir son nouveau quartier général, Agro Québec a opté sans hésiter pour s’installer sur la rue Shefford à Bromont. «Pour toute l’effervescence actuelle, le contexte avec le projet de ville nourricière de Bromont m’a amené à faire ce choix, a indiqué le vice-président de l’entreprise, Philippe St-Jean. Le CLD Brome-Missisquoi est aussi extrêmement actif et plusieurs entreprises agroalimentaires s’établissent dans la région et on veut faire partie de ce dynamisme.»

Le président d’Agro Québec, André Michaud, abonde dans le même sens. «Stratégiquement, c’est un secteur qui est intéressant. On est au coeur du Québec, avec la Montérégie, l’Estrie et Saint-Hyacinthe qui n’est pas très loin.»

Lancée en 2008, la compagnie a fait sa marque en supportant les entreprises agroalimentaires et toutes les organisations qui gravitent dans ce créneau. L’organisation se spécialise notamment dans la «commercialisation et la mise en marché auprès des entreprises agricoles et agroalimentaires du Québec.» Parmi ses services, notons «l’encadrement et l’accompagnement, le développement d’affaires, le positionnement stratégique, la recherche de nouveaux marchés et de partenaires financiers, ainsi que le développement de marque et de solutions en termes de conditionnement de produits agroalimentaires.»

«C’est simple, on veut faire rayonner, faire la promotion du secteur bioalimentaire, créer des maillages dans la chaîne de production et de transformation», a fait valoir Philippe St-Jean.

Facilitateurs

Bromont est très proactive dans le domaine agroalimentaire. La municipalité a adopté le concept de ville nourricière. En ce sens, l’arrivée d’Agro Québec «tombe à point». «La venue d’Agro Québec va assurément contribuer à l’initiative de ville nourricière. Ça arrive vraiment à un bon moment pour la valorisation de ce projet», a indiqué la directrice des communications et de la ville intelligente à Bromont, Catherine Page.

Catherine Page, directrice des communications et de la ville intelligente à Bromont.

M. St-Jean est d’avis que le partenariat avec la ville se tissera «très naturellement». «On veut promouvoir les initiatives locales, a-t-il dit. Et quoi de mieux que d’être au coeur de tout ce qui se passe pour prendre le pouls.»

La coordonnatrice et conseillère en développement agroalimentaire au CLD Brome-Missisquoi, Leslie Carbonneau, voit aussi d’un bon oeil l’enracinement de l’entreprise dans la région. «C’est une excellente nouvelle. On est très contents. Agro-Québec est un joueur important dans la scène agroalimentaire dans la province. Non seulement au niveau de l’information, mais aussi du développement de projets. On a une base importante de producteurs dans la région qui contribuent à l’objectif d’autonomie alimentaire. Avoir des facilitateurs comme Agro-Québec près de nous, c’est gagnant. »

Leslie Carbonneau, coordonnatrice et conseillère en développement agroalimentaire au CLD Brome-Missisquoi.

Défis

Un des grands défis dans le créneau agroalimentaire demeure la pénurie de main-d’oeuvre. «C’est pire que pire. Au cours de la dernière année, on a constaté une baisse de 15% de la main-d’oeuvre et une augmentation de 15% des ventes. Lorsqu’on met ces deux données dans l’équation, ça [craque] de partout», a imagé André Michaud.

Parmi les pistes de solutions, on parle d’automatisation et de robotisation pour les grandes entreprises. De leur côté, les compagnies de taille moyenne devront se tourner vers l’immigration, a mentionné le président d’Agro Québec. «L’autonomie alimentaire, ce n’est pas que de produire nos choses ici et de ne pas dépendre de la Californie ou du Mexique, a-t-il dit. On doit aussi trouver une alternative à la main-d’oeuvre étrangère temporaire.»

Selon Philippe St-Jean, la distribution demeure également «un des gros défis» de cette industrie en effervescence. «On a de grandes entreprises qui ont des modèles peu flexibles. On doit avoir une réflexion au niveau de la logistique de la taille des distributeurs. La diversification des portefeuilles est de mise pour rendre disponibles les produits [en plus petite quantité]. C’est un problème sur lequel on doit se pencher.»