La présidente et le directeur général de CTGR, Julie Bourdon et Sylvain Gervais, dressent un bilan positif du secteur commercial à Granby.

42 nouveaux commerces à Granby en 2017

Avec deux fois plus d’ouvertures de commerces que de fermetures en 2017, le secteur commercial à Granby se porte bien, selon la présidente de Commerce Tourisme Granby et région (CTGR), Julie Bourdon.

« On ne met pas des lunettes roses en disant que tout est parfait. C’est juste qu’il faut être conscient qu’on a de belles forces », a fait valoir Mme Bourdon, aussi conseillère municipale, lors d’un point de presse jeudi. 

Selon les données comptabilisées par CTGR, 42 commerces ont ouvert leurs portes à Granby l’an dernier, dont 17 au centre-ville. A contrario, 20 fermetures, dont huit au centre-ville, ont été recensées. Deux nouvelles constructions, deux agrandissements et 13 déménagements ont également été observés en 2017. 

Selon Julie Bourdon, les chiffres sont éloquents. « On entend souvent les gens dire que tout ferme à Granby. Mais on a le goût de changer le discours et démontrer que ce n’est pas vrai que ça va mal. Ça va hyper bien. Des fois, un commerce plus emblématique ferme ses portes et on ne parle que de ça. Mais, en parallèle, il peut y avoir trois ouvertures dont on parle moins », relève-t-elle.

Nouvel outil

Au cours de la dernière année, CTGR a par ailleurs réalisé un inventaire exhaustif des commerces de biens et services sur le territoire de la Ville de Granby afin d’être en mesure de mieux guider les promoteurs commerciaux. 

L’analyse des 1697 commerces de détail, restaurants, concessionnaires et autres bureaux d’affaires a généré une précieuse manne d’informations (nombre de pieds carrés, répartition des commerces, superficie par secteur d’activités, ventes moyennes annuelles au pied carré par type de commerce, etc.), qui est mise à jour pratiquement en temps réel, affirme pour sa part le directeur général de Commerce Tourisme Granby et région, Sylvain Gervais. 

« On est un maximum de cinq villes au Québec qui a une base de données à jour comme ça », affirme celui qui siège sur différents regroupements avec des acteurs du développement commercial d’autres régions.   

L’inventaire a entre autres permis de cibler certains manques à combler, spécifiquement au centre-ville, comme une épicerie de quartier qui offre des produits de commodités (lait, pain, bière, céréales, fruits et légumes, etc.) ou un gîte du passant pour les gens d’affaires.

Restauration

Le secteur de la restauration a fait l’objet de la même analyse détaillée. Granby compte, à ce jour, 118 restaurants qui occupent une superficie totale de plus de 372 000 pieds carrés, soit 22 fois la patinoire de Centre Bell.

Les parts de marché de chacun des types alimentaires, la répartition des restos par quartier, le nombre de places assises, la présence ou pas d’un permis d’alcool ou bien d’une terrasse, sont autant d’informations qui ont été colligées. 

La majorité des restaurants sont situés au centre-ville ainsi que dans le secteur des Galeries de Granby. En fait, un restaurant sur deux se trouve sur la rue Principale. Granby compte entre autres 24 restaurants de cuisine rapide, 12 cafés, neuf pizzerias, huit restos de sushis et fruits de mer, mais aucune crêperie ou resto de type steak house, selon CTGR.   

Le secteur commercial est en mutation avec l’avènement du commerce en ligne, souligne Sylvain Gervais. De nouveaux concepts, telles des boutiques de vente de produits avec une section resto, comme les cafés ludiques, feront leur apparition, dit-il. Les nouveaux commerces sont aussi souvent de plus petites superficies. 

CTGR est toutefois mieux outillé que jamais pour évaluer le potentiel des projets des commerçants déjà existants ou ceux qui lorgnent la Ville de Granby pour s’installer, soutient le DG. 

L’année 2018 s’annonce aussi très intéressante, renchérit Julie Bourdon. « On a plusieurs projets qui sont en cours. Il y en a qui ont commencé à sortir, comme le Cabaret du chat noir. Il y en a plusieurs autres qui vont arriver dans les prochains mois. Le rythme est très bon », estime-t-elle.