Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La présidente du conseil d’administration, Caroline Fauteux, et le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin, ont présenté mercredi les résultats financiers annuels de l’institution zoologique.
La présidente du conseil d’administration, Caroline Fauteux, et le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin, ont présenté mercredi les résultats financiers annuels de l’institution zoologique.

2020, une année à oublier pour le Zoo de Granby

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
L’année 2020 est vraiment à oublier pour le Zoo de Granby. La pandémie a pratiquement fait fondre l’achalandage des deux tiers et une perte financière de 1,3 million $ a été enregistrée.

« Ça nous ralentit dans nos élans de développement, c’est certain », a laissé tomber mercredi le directeur général du Zoo, Paul Gosselin, à l’occasion de la présentation du bilan financier aux médias, quelques heures avant l’assemblée générale annuelle tenue de façon virtuelle.

L’organisme sans but lucratif a heureusement la chance d’avoir pu compter sur des résultats financiers « solides » au cours des dernières années, souligne M. Gosselin.

« On a peut-être un genou à terre, mais on va pouvoir se relever. Mais si la pandémie doit perdurer, ça sera une autre paire de manches », ajoute le grand patron du Zoo.

À titre comparatif, l’institution zoologique a accueilli 314 000 visiteurs en 2020. Ce nombre pouvait avoisiner 900 000 avant la crise sanitaire. En 2019, c’est par ailleurs un excédent de 1,6 million $ que le Zoo avait comptabilisé.

Paul Gosselin affirme qu’il craignait que les pertes soient plus importantes, lorsque le site a dû être fermé durant de longs mois le printemps dernier. Les coûts fixes, notamment pour assurer les soins des animaux, sont importants, note-t-il. « On a été chanceux de pouvoir ouvrir nos installations durant l’été, même si le nombre de visiteurs était limité. On ne peut pas aussi passer sous silence l’aide gouvernementale, entre autres sous forme de subventions salariales. Ça nous a donné un bon coup de main », dit-il.

Projets freinés

La pandémie est survenue alors que le Zoo de Granby avait entrepris la réalisation d’un plan directeur de 53 millions $, avec l’aide financière des gouvernements. Si plusieurs projets ont pu être complétés (investissements aux habitats des lions, rhinocéros, hippopotames, etc.), un frein a été mis à la poursuite de ce plan.

La pandémie est survenue alors que le Zoo de Granby avait entrepris la réalisation d’un plan directeur de 53 millions $, avec l’aide financière des gouvernements. Si plusieurs projets ont pu être réalisés (investissements aux habitats des lions, rhinocéros, hippopotames, etc.), un frein a été mis à la poursuite du plan.

Dans les circonstances actuelles, l’échéancier de ce dernier a d’ailleurs été repoussé de trois ans, avec la bénédiction des gouvernements, relève Paul Gosselin.

Aucun gros projet d’investissement n’est ainsi à l’ordre du jour de 2021. Mais une nouveauté sera néanmoins mise de l’avant, soit celle de la migration technologique de l’accueil. Une première phase est lancée cette année avec l’introduction de nouveaux bracelets interactifs pour les visiteurs.

Uniquement ouvert les fins de semaine à l’heure actuelle, le Zoo de Granby a bon espoir de pouvoir être en opération sept jours sur sept à compter du 22 mai. À court terme, la capacité maximale du site continue à être restreinte et les mesures sanitaires demeurent les mêmes. Le DG espère malgré tout que le nombre de visiteurs sera revu à la hausse en cours d’année, avec l’accord de la Santé publique.

L’équipe du Zoo jongle par ailleurs avec l’idée d’offrir une nouvelle expérience aux familles en rendant les installations d’Amazoo accessibles à l’occasion de quelques soirées estivales. L’éclairage en place pourrait permettre d’envisager l’ouverture du parc aquatique, par exemple, de 19 h à 21 h. Mais cela reste à confirmer, avance Paul Gosselin.

Résilience

Selon le directeur général, la pandémie et la baisse de revenus n’ont cependant pas empêché le Zoo de poursuivre ses investissements dans divers projets de conservation in situ, à l’étranger ou localement, telles la réintroduction des tortues molles à épines et la protection des chauves-souris. Plus de 380 000 $ y ont été consacrés en 2020, note-t-il.

Paul Gosselin souligne par ailleurs la résilience des employés au cours de la dernière année. De nouvelles initiatives ont été mises de l’avant pour déjouer la crise sanitaire. Et certaines, comme la réalisation de capsules éducatives et les activités de visioconférences avec les écoles, ont été couronnées de succès.

À titre comparatif, l’institution zoologique a accueilli 314 000 visiteurs en 2020. Ce nombre pouvait avoisiner 900 000 avant la crise sanitaire.

Durant la crise, le conseil d’administration a par ailleurs accentué son appui auprès de l’équipe de direction. Les rencontres se sont faites deux fois plus nombreuses qu’à l’habitude, a pour sa part souligné la présidente du c.a., Caroline Fauteux.

Autant d’éléments qui permettent à Paul Gosselin, qui assume aussi la présidence de l’Association des zoos et aquariums du Canada, d’affirmer que le Zoo a malgré tout réussi à tirer son « épingle du jeu ». Reste à espérer, dit-il, que 2021 se traduira par un « certain retour à la normale ».