Pas de répit pour Epic Games dans sa bataille contre Apple

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Pas de répit pour Epic Games dans sa bataille contre Apple

Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Epic Games n’a pas réussi à convaincre lundi une juge californienne de forcer Apple à réinstaller son jeu Fortnite sur l’App Store, et le conflit entre les deux groupes s’achemine vers un procès à l’été prochain.

L’éditeur du célèbre jeu de tir et de survie s’est lancé dans une bataille contre le géant de l’électronique et des technologies, dont il juge les pratiques «tyranniques» sur iOS, son système d’exploitation d’appareils mobiles.

États-Unis: une juge suspend l'interdiction de télécharger WeChat

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États-Unis: une juge suspend l'interdiction de télécharger WeChat

Agence France-Presse
NEW YORK — Dernier épisode en date dans la saga sur le sort des applications TikTok et WeChat aux États-Unis: les restrictions qui devaient empêcher à partir de dimanche l’utilisation normale de WeChat, du groupe chinois Tencent, ont été temporairement suspendues par une juge.

Le département du Commerce avait annoncé vendredi qu’il interdirait, au nom de la sécurité nationale, le téléchargement dans le pays de cette application très populaire en Chine pour sa messagerie, les achats, les paiements et d’autres services.

Il avait aussi proscrit l’utilisation de WeChat, qui compte quelque 19 millions d’usagers sur le sol américain, pour tout transfert financier et empêché tout service de soutien technique à WeChat.

En gros, «même si elle était techniquement disponible aux Américains l’ayant déjà téléchargée, l’application leur aurait probablement été inutile», a résumé la juge californienne Laurel Beeler dans une décision consultée par l’AFP.

Les restrictions avaient été contestées en justice par un groupe d’utilisateurs, selon qui celles-ci auraient fortement affecté les relations aussi bien professionnelles que personnelles au sein de la communauté sinophone aux États-Unis.

De nombreux usagers de WeChat s’inquiétaient de ne plus pouvoir communiquer avec leurs proches de part et d’autre du Pacifique.

Les plaignants ont démontré que la décision du département du Commerce posait de «sérieuses questions» sur le respect du premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression, a estimé la juge.

«WeChat est dans les faits le seul moyen de communication pour de nombreux membres de la communauté, non seulement parce que la Chine interdit d’autres applications, mais aussi parce que les locuteurs chinois ayant une maîtrise limitée de l’anglais n’ont pas d’autre choix que WeChat», a-t-elle souligné.

Le département du Commerce n’avait pas dans l’immédiat répondu aux sollicitations de l’AFP sur ce qu’il comptait faire.

«C’est un soulagement à court terme pour les plaignants qui voulaient s’assurer que l’application ne serait pas fermée» dimanche, estime Carl Tobias, professeur de droit à l’Université de Richmond.

Si le gouvernement fait appel et gagne, les plaignants pourront faire appel à leur tour. «Ils veulent juste gagner du temps», avance M. Tobias. «Le président ne sera peut-être bientôt plus le même.»

Accord pour TikTok

L’interdiction de téléchargement annoncée vendredi concernait aussi la populaire application de courtes vidéos TikTok, utilisée par 100 millions de personnes aux États-Unis.

Mais cette dernière a été repoussée samedi soir au 27 septembre dans la mesure où TikTok est parvenue à un accord sur la gestion de ses activités aux États-Unis avec Oracle et Walmart ayant reçu le feu vert du président américain.

Donald Trump affirme depuis des semaines, sans avoir rendu publics des éléments de preuve, que TikTok espionne pour le compte de Pékin, et il avait donné à sa maison mère basée en Chine, ByteDance, jusqu’à dimanche pour céder les activités de TikTok sur le sol américain à une entreprise «made in USA».

L’accord annoncé samedi doit encore être finalisé par les entreprises impliquées et approuvé par un comité de sécurité nationale du gouvernement américain.

Le département du Commerce avait justifié sa décision vendredi en estimant que «le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis».

Il avait aussi affirmé dans un décret début août que WeChat récupérait «les données des visiteurs chinois aux États-Unis [...], ce qui permet au Parti communiste chinois d’espionner des citoyens chinois qui profitent peut-être des avantages d’une société libre pour la première fois de leur vie».

Pour la juge Beeler toutefois, les preuves de menace pour la sécurité nationale liées spécifiquement à WeChat «sont modestes».

Contacté dimanche par l’AFP, Tencent n’a pas souhaité commenter la décision.

La Chine avait réagi vivement aux menaces d’interdiction de téléchargement de TikTok et WeChat en dénonçant samedi «l’intimidation» des États-Unis et en instaurant un mécanisme lui permettant de restreindre les activités d’entreprises étrangères.

Le télétravail, une aubaine pour les marchands de sevrage numérique

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Le télétravail, une aubaine pour les marchands de sevrage numérique

ROJO Burckel
Agence France-Presse
PARIS — Appels, messages, notifications... Les sollicitations numériques étaient déjà omniprésentes, elles ont encore bondi avec la généralisation du télétravail: une aubaine pour les applications mobiles et outils de sevrage numérique qui promettent sérénité et efficacité, une «détox» non sans paradoxe.

L’application taïwanaise Forest caracole ainsi en tête des ventes des applications payantes sur l’Apple Store, avec plus de 40 millions de téléchargements dans le monde.

Elle utilise le principe de «gamification», soit «se servir de mécanismes de jeu pour engager et motiver numériquement les utilisateurs», explique Shaokan Pi, fondateur et pdg, à l’AFP. Une graine virtuelle est plantée, jusqu’à devenir un arbre si l’utilisateur résiste à la tentation d’utiliser son téléphone pendant un temps donné.

«Forest a vu une augmentation du nombre de téléchargements estimé à trois millions, attribuable à la crise de la COVID», poursuit Shaokan Pi. «Nous avons constaté une augmentation de 120 % des téléchargements au premier semestre de cette année par rapport à celui de l’année dernière. Notre chiffre d’affaires a augmenté de 60 %».

Même satisfaction chez Google avec l’outil gratuit «Bien-être numérique», qui enregistre «une forte augmentation du nombre d’utilisateurs actifs depuis le début de la crise», assure à l’AFP Rose La Prairie, cheffe de produit chez Google.

«Focus Keeper», une application coréenne qui se base sur la technique de gestion du temps Pomodoro — des cycles de quatre périodes de travail de 25 minutes et cinq minutes de pause — constate également les effets de la crise sanitaire. Une augmentation des téléchargements et de l’utilisation de 60% selon Sangwon Kim, pdg de Pixo Inc., la société qui développe Focus Keeper.

Ces applications reposent généralement sur un modèle économique dit «freemium». Leurs versions de base sont téléchargeables gratuitement, mais les utilisateurs doivent payer pour plus de fonctionnalités.

Contre l’«abrutissement par l’écran»

«On a vu apparaître la monétisation du temps de concentration à partir du moment où s’est installée dans le grand public l’idée que les grands opérateurs numériques volaient du temps d’attention et que ça menait à des formes d’abrutissement par l’écran», soutient Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur en sciences de l’information à l’Université de Nantes.

En mai 2016, Tristan Harris, ex-ingénieur chez Google, publiait un article sur Medium intitulé «Comment la technologie pirate l’esprit des gens», démontant les mécanismes de l’économie de l’attention, et ce par quelqu’un qui les a conçus.

«Les personnes ont compris que des designers étaient payés pour qu’on soit de plus en plus accro aux écrans avec des stratégies de persuasion issues de la psychologie cognitive», poursuit Olivier Ertzscheid.

Yves Citton, co-directeur de la revue Multitudes et directeur de l’ouvrage «Pour une écologie de l’attention», évoque le principe de «faillance» ou autrement dit, «ce à quoi nous ne pouvons pas ne pas faire attention», pour expliquer le fonctionnement des notifications et autres alertes numériques.

Un peu comme une sirène de pompier, une notification force en quelque sorte à consulter son cellulaire. D’autant plus que les alertes numériques sont personnalisées, ce qui les rend encore plus attrayantes.

À propos de ce marché du «bien-être numérique», il met en garde: «Il y a un marché à partir du moment où on se rend compte que notre attention est généralement marchandisée et que nous vivons dans un monde de faillances qui nous épuisent. C’est une marchandisation non pas de l’attention, mais de la protection de l’attention. Et ça va absolument de pair».

En parallèle, le télétravail met au défi l’autocontrôle, autrement dit «ce qui nous permet de différer certaines choses pour mieux se concentrer sur une tâche», explique Marie-Hélène Marie, psychologue du développement.

«L’autocontrôle n’est pas forcément valorisé dans notre société. Au travail ou à l’école, on nous demande de nous soumettre à un cadre extérieur». Un cadre auquel les applications de concentration se substituent avec une logique de récompense.

«Ce qui est paradoxal, c’est qu’en termes de psychologie cognitive, ces applications utilisent exactement les mêmes ressorts de la dépendance que les applications contre lesquelles elles sont censées lutter», alerte Olivier Ertzscheid: «Elles créent les problèmes qu’elles se proposent de traiter.»

TikTok: accord avec Oracle et Walmart, l'interdiction de téléchargement reportée

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TikTok: accord avec Oracle et Walmart, l'interdiction de téléchargement reportée

Juliette Michel
Agence France-Presse
WASHINGTON — La populaire application TikTok, menacée d'interdiction aux États-Unis au nom de la sécurité nationale, va pouvoir continuer à être téléchargée dans le pays: Donald Trump a donné samedi son feu vert à un projet impliquant Oracle et Walmart. 

«J'ai donné mon approbation à l'accord. S'ils le concrétisent tant mieux. Si ce n'est pas le cas, ça ira aussi», a déclaré le président républicain, avant de s'envoler pour un rassemblement de campagne en Caroline du Nord.

La société, filiale d'un groupe chinois, a confirmé peu après avoir préparé un projet impliquant Oracle en tant que partenaire technologique aux États-Unis et Walmart en tant que partenaire commercial.

Oracle pourrait acheter 12,5% des parts de TikTok avant une future entrée en Bourse et Walmart 7,5%.

Selon une source proche du dossier, ByteDance garderait le reste du capital. Mais la société chinoise étant possédée à hauteur de 40% par des investisseurs américains, la majorité de l'application passerait in fine sous pavillon américain.

«Nous sommes heureux que la proposition de TikTok, Oracle et Walmart résolvent les problèmes de sécurité soulevés par l’administration américaine et règle les questions concernant l’avenir de TikTok aux États-Unis», a indiqué une porte-parole à l’AFP. 

S'il se concrétise, un tel dénouement pourrait permettre d'éteindre un des nombreux feux couvant actuellement entre Washington et Pékin.

Il pourra aussi permettre aux Américains de continuer à utiliser cette application très prisée chez les jeunes: «Au vu des développements positifs récents», le département du Commerce a annoncé qu'il reportait au moins jusqu'au 27 septembre l'interdiction de télécharger TikTok aux États-Unis qui devait entrer en vigueur dimanche.

Espionnage 

Sans avoir rendu publics des éléments de preuve, le locataire de la Maison-Blanche affirme depuis des semaines que TikTok, dont la maison mère est l'entreprise chinoise ByteDance, espionne pour le compte de Pékin.

Au nom de la sécurité nationale, il a pris début août un décret donnant à ByteDance jusqu'au 20 septembre, soit dimanche, pour céder les activités de TikTok sur le sol américain à une entreprise «made in USA».

L'application, qui permet de diffuser de courtes vidéos souvent musicales ou humoristiques, compte quelque 100 millions d'utilisateurs aux États-Unis.

TikTok n'a pas donné samedi de précisions sur la façon dont serait réparti le capital mais selon des sources du Wall Street Journal, l'accord prévoit que 53% des parts au total soient attribués à des entreprises et investisseurs américains et 36% à des investisseurs chinois.

Donald Trump, qui fait de sa pugnacité envers la Chine un argument de campagne à moins de 50 jours des élections présidentielles américaines, a par ailleurs estimé qu'avec l'accord passé entre TikTok, Oracle et Walmart, «la sécurité sera à 100%».

Le groupe informatique sera en charge de l'hébergement de toutes les données des utilisateurs américains et de la sécurité des systèmes informatiques associés.

«Nous sommes convaincus à 100% de notre capacité à fournir un environnement hautement sécurisé à TikTok et à garantir la confidentialité des données des utilisateurs américains de TikTok et des utilisateurs du monde entier», a commenté la directrice générale d'Oracle, Safra Catz, dans un communiqué.

Walmart de son côté fournirait ses services de ventes en ligne, de gestion des commandes et de paiements tandis que son directeur général, Doug McMillon, deviendrait l'un des cinq membres du conseil d'administration.

Le projet prévoit aussi l'embauche de 25 000 personnes aux États-Unis et le maintien du siège de la société dans le pays.

Les entreprises impliquées feront par ailleurs «une donation d'environ 5 milliards de dollars» pour «l'éducation des jeunes Américains», a affirmé le président américain qui avait insisté pour que le gouvernement soit rémunéré pour avoir autorisé l'accord.

Sanctions 

Vendredi, l'administration américaine avait annoncé qu'elle empêcherait, à partir de dimanche, le téléchargement de TikTok aux États-Unis, ainsi que de WeChat, une application du géant chinois Tencent utilisée pour la messagerie, les achats, les paiements et d'autres services, avec quelque 19 millions d'utilisateurs sur le sol américain.

La Chine avait réagi vivement en dénonçant samedi "l'intimidation" des Etats-Unis et en instaurant un mécanisme lui permettant de restreindre les activités d'entreprises étrangères.

Contre une «liste d'entités non fiables» - dont les noms n'ont pas été rendus publiques - Pékin prévoit des sanctions potentielles allant d'amendes à la restriction d'activités ou d'entrée de matériel et de personnel en Chine.

Son entrée en vigueur est vue comme une réponse à une liste similaire instaurée par Washington pour exclure le géant chinois des télécoms Huawei du marché américain, puis pour s'en prendre aux applications TikTok et WeChat.

Les négociations pour la gestion des activités de TikTok sur le sol américain patinaient depuis plusieurs semaines.

Un premier projet impliquant Microsoft et le géant de la distribution Walmart avait été retoqué par la Chine le week-end dernier, laissant alors le champ libre à Oracle.

Un comité de sécurité nationale du gouvernement américain a été chargé d'examiner l'offre sur la table.

«Sacrée baffe» ou chant du cygne ? L’avenir incertain des consoles de jeux

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«Sacrée baffe» ou chant du cygne ? L’avenir incertain des consoles de jeux

Jules Bonnard
Agence France-Presse
PARIS — Une neuvième génération de consoles s’annonce, portée par l’élan vers les jeux vidéo qui a accompagné la pandémie et les mesures de confinement, mais l’avenir de ces machines est-il assuré alors que les gamers se tournent vers d’autres pratiques ?

Présentées par petites touches depuis des mois, les deux versions de la PlayStation 5 (PS5) de Sony et les nouvelles Xbox Series X et S de Microsoft seront mises en vente entre le 10 et le 19 novembre, en commençant par le géant américain.

Déjà, au lendemain d’une présentation de Sony, les précommandes de PS5 sont épuisées chez bon nombre de distributeurs, signe de l’engouement pour les consoles «next-gen» (de nouvelle génération). Mais aussi indice de l’habilité du fabricant nippon pour allier gestion des stocks et communication.

Avec des images en ultra haute définition 4K et des reflets de lumière pour éclairer les scènes dans l’ombre (Ray Tracing), les consoles 2020 brilleront d’abord par leur puissance de calcul inégalée.

«Quand on regarde les caractéristiques techniques des machines, on est sur des niveaux multipliés par 10 par rapport à la génération précédente. On va avoir des jeux plus beaux, plus réels, plus immersifs. On va prendre une sacrée baffe», s’enthousiasme Charles-Louis Planade, expert jeux vidéo chez Midcap Partners, interrogé par l’AFP.

Finis les «téraflops» ?

L’enjeu pour Sony est de dépasser son propre record de 110 millions de PS4 vendues depuis la sortie de cette génération précédente en 2013.

«Pour Microsoft, le défi est de ne pas trop se faire distancer par Sony, voire de faire jeu égal avec eux», ajoute M. Planade. En prenant en compte le nombre croissant de joueurs, «ces objectifs sont réalisables», juge cet analyste.

Pourtant, les deux consoles se lancent alors que le jeu vidéo commence à se passer de machines chères et encombrantes pour se tourner vers des expériences de jeu à la demande vendues sur abonnement.

«Cette génération de consoles pourrait bien être la dernière physique. C’est la dernière fois qu’on entend parler des téraflops», cette unité de puissance informatique, pressent Audrey Leprince, cofondatrice du studio indépendant The Game Bakers.

Les innovations en termes d’interface de jeu sont, selon elle, «plutôt anecdotiques», et le développement des jeux n’a d’ailleurs pas vraiment évolué. En revanche, «le pavé dans la mare de cette génération, c’est le passage au mode d’abonnement», qui tend vers un «Netflix du jeu vidéo», affirme-t-elle.

Devenues centrales, les offres d’abonnement Game Pass de Microsoft ou PlayStation Plus de Sony «vont complètement révolutionner l’industrie, comme cela a été le cas pour les films et la musique.»

«L’enjeu pour les fabricants est de conserver un parc d’abonnés que n’arrivent pas pour l’instant à leur prendre les challengers sur le marché» tels que Google et Amazon, confirme Charles-Louis Planade.

Cloud gaming

Ces deux géants du web misent sur le jeu en streaming (cloud gaming) qui permet de s’affranchir d’une machine en utilisant des serveurs à distance.

En réponse, la nouvelle génération de consoles se veut hybride, permettant à la fois d’acheter un jeu physique, de le télécharger, ou bien d’y jouer en streaming avec les services xCloud de Microsoft et PlayStation Now de Sony.

«On est dans une phase de transition qui va faire cohabiter les supports optiques et le cloud gaming», explique à l’AFP Laurent Michaud, analyste spécialisé dans le secteur du jeu vidéo.

Selon lui, «des tendances montrent que ce ne sera pas la dernière génération de console. Par exemple, la résolution d’image doit passer de 4K à 8K (environ 8000 pixels de large) et les réseaux, même dans plusieurs années, ne seront pas assez rapides pour transporter ces images.»

Mais comme «la technologie met désormais à niveau tous les fabricants», le catalogue de jeux — particulièrement riche en cette fin d’année — «sera, plus encore que par le passé, fondamental pour le succès de cette génération là.»

Washington interdit de télécharger les applis TikTok et WeChat aux États-Unis

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Washington interdit de télécharger les applis TikTok et WeChat aux États-Unis

Delphine Touitou
Agence France-Presse
Sébastien Duval — Agence France-Presse
WASHINGTON — Les États-Unis ont annoncé vendredi l’interdiction, à partir de dimanche, du téléchargement des applications TikTok et WeChat, nouvelle escalade dans le bras de fer avec la Chine sur le sort de ces deux applications.

Washington laisse cependant une porte ouverte à TikTok, application très populaire auprès des jeunes permettant de produire de courtes vidéos, avant de lui interdire complètement d’opérer sur son sol.

«Le président laisse jusqu’au 12 novembre pour résoudre les problèmes de sécurité nationale posés par TikTok. Les interdictions pourraient être levées le cas échéant», a indiqué le département du Commerce dans un communiqué.

Donald Trump s'est montré en outre optimiste sur ce dossier, soulignant qu'un accord pourrait intervenir «rapidement».

S'agissant de WeChat, les actuels utilisateurs verront l'application quasiment désactivée aux États-Unis, a indiqué un responsable américain. La plateforme, qui appartient au géant chinois Tencent, est omniprésente dans la vie des Chinois (messagerie, paiements à distance, réservations..).

Cette annonce est faite alors que les négociations avec ByteDance, maison mère chinoise de TikTok, pour qu’elle cède ses activités aux États-Unis à un groupe américain piétinent et que l’administration Trump s’impatiente.

«Le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États unis», justifie le ministère américain dans son communiqué.

Le ministre du Commerce Wilbur Ross avait ensuite précisé sur Fox Business que TikTok continuerait de fonctionner mais que ses usagers actuels ne pourraient plus faire de mises à jour.

En revanche, si aucun accord n'est trouvé d'ici le 12 novembre, l'application cessera de fonctionner.

Nouvelle montre et nouvel abonnement pour Apple, mais pas (encore) d’iPhone 5G

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Nouvelle montre et nouvel abonnement pour Apple, mais pas (encore) d’iPhone 5G

AFP
Agence France-Presse
NEW YORK — Apple a présenté mardi de nouveaux modèles d’Apple Watch et d’iPad ainsi qu’un nouvel abonnement, intitulé Apple One, mais n’a pas fait d’annonce au sujet de son très attendu prochain iPhone, qui pourrait être compatible avec la 5G.

Lors d’un événement entièrement en ligne, organisé depuis son siège de Cupertino en Californie, la marque à la pomme a d’abord présenté l’Apple Watch Series 6, dernière venue dans la galaxie de ses montres connectées.

La principale innovation consiste en un outil permettant de calculer en quelques secondes le taux d’oxygène dans le sang, une mesure efficace des fonctions respiratoires selon Apple.

L’Apple Watch Series 6, disponible en précommande dès mardi et en magasins vendredi, est commercialisée à partir de 399 dollars. Une version d’entrée de gamme, l’Apple Watch SE, est elle disponible à partir de 279 dollars.

Les usagers pourront synchroniser leur montre avec la nouvelle application de fitness, Fitness +, qui propose des entraînements en ligne à suivre sur un iPhone, un iPad ou une Apple TV.

Cette application pourrait rivaliser avec les services du spécialiste des vélos d’appartement Peloton ou de l’équipementier sportif Nike.

Un passionné de yoga veut mettre la technologie au service des pauvres

Techno

Un passionné de yoga veut mettre la technologie au service des pauvres

Glenn Chapman
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — «Nous voulions créer un moyen pour les internautes d’aider les autres, via la technologie, sans effort», raconte Sean Kelly, le créateur d’un moteur de recherche sur internet dont les revenus publicitaires sont reversés à des ONG.

Lancé ce mois-ci, Seva se présente comme le premier outil de recherche en ligne indépendant, conçu avec une conscience sociale, pour nourrir des communautés défavorisées en Afrique, en Asie et ailleurs. Spécialiste du marketing, M. Kelly a quitté il y a quelques années la Silicon Valley pour le yoga, la spiritualité et une île thaïlandaise.

Il a créé sevasearch.org avec deux partenaires en se basant sur Bing, le moteur de Microsoft, pour la partie recherche et résultats. Les profits tirés de la vente d’espaces publicitaires vont au Programme alimentaire mondial et à l’association Project Healthy Children.

«Seva permet aux gens d’avoir un impact positif simplement en faisant quelque chose qu’ils font de toute façon tous les jours», explique Sean Kelly à l’AFP depuis Koh Pha Nga. Le site promet la transparence totale sur ses finances.

Il affirme avoir déjà financé près de 170 000 repas en une semaine via ces ONG caritatives. Le tout sans récolter des montagnes de données sur les utilisateurs du site ou de l’application mobile. «Contrairement à d’autres moteurs de recherche, nous ne vous suivons pas à la trace. Nous ne sommes là que pour nourrir des gens».

Donner sans récolter

Les géants de la publicité numérique, Google et Facebook, ont imposé un modèle économique très lucratif : ils pistent leurs usagers et stockent des informations personnelles pour vendre des profils anonymisés aux annonceurs, sous forme d’espaces publicitaires ultra personnalisés, à très grande échelle.

L’entreprise américaine Seva, créée par une petite équipe éparpillée dans le monde, se contente des mots clefs des recherches ou de l’emplacement approximatif des utilisateurs pour les cibler. Sean Kelly et Ron Piron, le cofondateur, avaient ce projet en tête depuis qu’ils ont lancé la plateforme bookretreats.com il y a cinq ans, pour les personnes qui cherchent des séjours avec du yoga.

«L’idée était dans les tuyaux, au point mort, et puis la pandémie a frappé», se souvient Mr Kelly. Il relate que des amis dans la région ont perdu leur emploi, d’autres, désespérés, l’ont appelé pour lui demander conseil.

Il était temps de mobiliser la technologie à des fins positives, selon cet homme de 33 ans.

Bonnes intentions

Mais le projet idéaliste aura sans doute du mal à atteindre une taille significative. Google, dont le nom même est devenu synonyme de recherche sur internet, détient plus de 90 % du marché mondial, d’après Statcounter. «C’est un concept plein de bonnes intentions, mais dont la portée semble limitée dans la vie réelle», remarque Bob O’Donnell, analyste de Technalysis Research. «Ça pourrait marcher bien sûr, mais c’est un sacré défi à relever».

Même le moteur de recherche DuckDuckGo, centré sur le respect de la vie privée, n’a pas réussi à percer, fait valoir l’analyste.

Sean Kelly a grandi et étudié à Berkeley, à côté de la Silicon Valley. Il a été employé chez Modria, une plateforme de résolution de conflits avec les clients, dérivée d’eBay et PayPal.

«J’ai fini par quitter mon job dans une start-up de la tech pour faire un voyage spirituel et vraiment m’immerger dans le yoga», raconte-t-il. Passionné, il a écrit un livre sur cette discipline et donné des cours avant de lancer Seva. «Il faut que des gens cherchent à utiliser les technologies pour accomplir des choses positives, sinon les aspects négatifs vont prendre toute la place».

Faute d’accord international, Paris réclamera une taxe Gafa européenne en 2021

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Faute d’accord international, Paris réclamera une taxe Gafa européenne en 2021

Agence France-Presse
BERLIN — Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a affirmé vendredi que l’adoption «au cours du premier semestre 2021» d’une taxe européenne sur les entreprises du numérique serait indispensable en cas d’impasse dans les négociations internationales menées sous l’égide de l’OCDE.

«S’il s’avère impossible de parvenir à un consensus d’ici la fin de l’année au niveau de l’OCDE […], nous devrons disposer au début de l’année prochaine, en 2021, d’une solution européenne pour une taxation numérique», a-t-il déclaré à son arrivée à une réunion des ministres des Finances de l’UE à Berlin.

Lors de leur dernier sommet en juillet, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE avaient demandé à la Commission européenne de présenter au cours du premier semestre 2021 une proposition de «redevance numérique».

Selon leurs conclusions, cette redevance doit permettre, tout comme «un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières», d’apporter de nouvelles ressources propres à l’UE, en vue d’une entrée en vigueur «au plus tard le 1er janvier 2023».

M. Le Maire a estimé que les géants du numérique, comme Google, Apple, Facebook ou Amazon (appelés les Gafa) étaient «les seuls gagnants de la crise économique» liée à l’épidémie de COVID-19.

«C’est une nouvelle raison d’accélérer le travail que nous avons au sein de l’OCDE pour avoir un impôt numérique équitable, mais aussi pour mettre en place un impôt minimum sur les sociétés», a insisté le responsable français.

Ce n’est pas la première fois que la France pousse pour une taxe numérique à l’échelle européenne. Mais la première offensive, ces derniers mois, s’était heurtée aux résistances de plusieurs pays à la fiscalité favorable à ces entreprises, Irlande en tête.

L’Allemagne s’était également montrée réticente et les Européens avaient finalement conclu d’essayer d’abord de trouver une solution internationale au sein de l’OCDE.

«Je reconnais que la manière dont sont taxées les très grandes entreprises, en particulier des entreprises numériques, doit changer», a affirmé vendredi le ministre irlandais des Finances, Paschal Donohoe, qui est aussi président de l’Eurogroupe, l’instance qui regroupe les ministres des pays membres de la zone euro.

Mais il a rappelé l’importance de ne pas «ajouter aux nombreuses difficultés» déjà rencontrées par les Européens avec la crise économique liée au Covid-19.

Il a ajouté qu’une telle taxation devrait être réalisée d’«une manière juste et efficace pour tous les pays de l’Union européenne et en particulier pour les pays exportateurs».

Après des mois de discussions techniques, 137 pays sont convenus en janvier dernier de négocier un accord sur la manière de taxer les multinationales, en particulier du numérique, d’ici à la fin 2020, sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), basée à Paris.

La refonte de la fiscalité internationale a notamment pour objectif de mieux appréhender les activités des Gafa, dont les substantiels profits échappent à de nombreuses administrations fiscales dans le monde. Mais ces discussions multilatérales se heurtent à l’opposition des États-Unis.

L’Allemagne, qui occupe la présidence tournante de l’Union européenne jusqu’au 31 décembre, s’est récemment dite «plutôt confiante» concernant la possibilité de trouver un terrain d’entente avec Washington «à l’automne».

Le «défi Benadryl» sur TikTok pourrait avoir des conséquences graves

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Le «défi Benadryl» sur TikTok pourrait avoir des conséquences graves

Jean-Benoit Legault
La Presse canadienne
MONTRÉAL — C'est le «défi» de l'heure sur le réseau social TikTok, et il aurait fait au moins une victime jusqu'à présent :  celui de prendre suffisamment de Benadryl pour provoquer des hallucinations.

Les urgences des grands centres hospitaliers montréalais ne rapportent pour le moment aucun cas relié à ce dangereux défi lancé à des adolescents, et le Centre antipoison du Québec n'avait pas répondu à une demande de renseignements au moment de publier ce texte.

La presse américaine déplore toutefois le décès d'une adolescente de 15 ans dans la région d'Oklahoma City. Trois autres adolescents du Texas auraient été hospitalisés d'urgence après avoir pris des doses élevées de cet antihistaminique bien connu.

«Le Benadryl n'est pas nécessairement bénin, a prévenu le docteur Dominic Chalut, qui est urgentologue à l'Hôpital de Montréal pour enfants. Quand on suit le dosage, pas de problème, ça va bien aller. Mais quand on outrepasse les doses habituelles, c'est là que les problèmes peuvent arriver.»

Une surdose de Benadryl vient dérégler le système nerveux qui assure le bon fonctionnement du corps. Les problèmes peuvent aller de la bouche sèche et de la vision embrouillée à des hallucinations, des convulsions et un rythme cardiaque accéléré.

Qui dit hallucinations dit manque de jugement, poursuit le docteur Chalut, qui se demande si le jeune serait alors en mesure de prendre les bonnes décisions au bon moment. Quant aux convulsions, on imagine facilement les conséquences catastrophiques possibles si elles devaient survenir alors que le jeune est en haut d'un escalier ou au volant.

«Et si les gens sont prédisposés à avoir des troubles cardiaques et qu'ils ne sont pas au courant, ça pourrait prédisposer à certaines arythmies cardiaques», ajoute-t-il.

Les adeptes de ce défi vont jusqu'à proposer en ligne la recette à suivre pour obtenir l'effet désiré, en précisant par exemple combien de comprimés devraient être avalés.

Mais la toxicologie est souvent une question de dosage par poids, précise le docteur Chalut.

«Le poids de certains ados varie beaucoup. Donc pour un comprimé, ça va donner des milligrammes par kilo beaucoup plus élevés chez un petit gabarit que chez un gros gabarit, et l'effet toxique va être différent, a-t-il dit.

«Il y a beaucoup de surchevauchement entre ce qui peut être toxique et ce qui peut être létal. Une même dose peut avoir des effets différents chez la personne X que chez la personne Y. Les effets ne sont pas prévisibles.»

En d'autres termes, il y a donc un risque très réel d'excéder la dose toxique pour atteindre la dose létale.

Facebook et Twitter démantèlent une petite campagne de désinformation russe

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Facebook et Twitter démantèlent une petite campagne de désinformation russe

Julie Jammot
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Facebook et Twitter ont de nouveau démantelé une opération russe de manipulation à l’approche de l’élection américaine, mais les réseaux sociaux sont désormais concentrés sur d’autres menaces, moins bien maîtrisées que ces campagnes de désinformation qui avaient entaché le précédent scrutin présidentiel.

Facebook a annoncé mardi avoir retiré un «petit réseau» de 13 comptes et pages liés à des individus associés dans le passé à une organisation russe proche du Kremlin, la «Internet Research Agency» (IRA). Cette agence est accusée d’avoir animé une campagne anti-Clinton et pro-Trump aux États-Unis en 2016.

Cette fois-ci, l’opération, d’abord repérée par le FBI, en était à un stade peu avancé.

D’après Facebook, les comptes et pages mis en cause étaient surtout suivis dans des pays arabes. Ils n’avaient que 14 000 abonnés, dont seulement 200 Américains sur la page en anglais.

Twitter a de son côté suspendu 5 comptes pour une «manipulation que nous pouvons attribuer de façon fiable à des acteurs liés à l’État russe», a fait savoir la plateforme dans une série de tweets mardi.

L’essentiel de la campagne consistait surtout, à ce stade, en un site se faisant passer pour un média indépendant, baptisé «PeaceData» («données de paix»).

Il publiait et diffusait des articles ciblant les sensibilités de gauche, sur la corruption, le réchauffement climatique, les droits humains et en général sur des «sujets qui sont cachés au grand public», d’après la page d’accueil.

Vrais journalistes, faux médias

«Ils ont considérablement investi dans la création de faux individus, avec une personnalité et des photos de profil, pour leur donner une apparence légitime et réelle», a expliqué Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la sécurité de Facebook, lors d’une conférence de presse.

Contrairement à d’autres campagnes d’influence de ce type, celle-ci fonctionnait moins grâce à des fermes de trolls qu’à des journalistes, notamment des pigistes qui pensaient avoir été recrutés par un site d’information engagé et authentique.

«Il n’y a aucune indication que les pigistes n’étaient pas sincères dans leur travail de rédaction», remarque Graphika, société spécialisée dans l’analyse des réseaux sociaux, dans un rapport sur cette opération.

Une entreprise américaine a causé une panne mondiale sur Internet

Techno

Une entreprise américaine a causé une panne mondiale sur Internet

Agence France-Presse
WASHINGTON — L’entreprise américaine de télécommunications CenturyLink a connu dimanche une panne de réseau de plusieurs heures affectant des sites Web, des plateformes de diffusion en continu et de jeux vidéos aux États-Unis et en Europe, et notamment des retransmissions en ligne des matchs de Ligue 1 en France.

«Le 30 août, des clients dans différents marchés internationaux ont été touchés par une panne à travers notre réseau», a affirmé la société contactée par l’AFP.

Le propriétaire de TikTok se conformera à la nouvelle réglementation de Pékin sur les exportations

Techno

Le propriétaire de TikTok se conformera à la nouvelle réglementation de Pékin sur les exportations

Agence France-Presse
PÉKIN — Le groupe chinois Bytedance, propriétaire de la populaire application vidéo TikTok, a déclaré dimanche dans un communiqué qu’il «respecterait strictement» les nouvelles règles d’exportation de la Chine, ce qui pourrait compliquer la vente des activités américaines de l’entreprise, à laquelle pousse Donald Trump.

Walmart avait confirmé jeudi qu’il s’était allié avec Microsoft dans les négociations pour racheter à ByteDance l’appli de partage de vidéos.

Interrogé par l’AFP, Walmart n’avait pas réagi.

«L’entreprise n’a rien à communiquer sur le sujet», a indiqué de son côté à l’AFP une porte-parole de Microsoft.

TikTok est depuis plusieurs semaines au centre d’une tempête diplomatique entre Washington et Pékin, et le président américain a signé le 6 août au nom de la «sécurité nationale» un décret visant à forcer ByteDance à vendre rapidement les opérations américaines de TikTok, qu’il accuse d’espionnage au profit de Pékin.

Mais le ministère chinois du Commerce a élargi vendredi aux «technologies à usage civil» les règles édictées par Pékin concernant l’importation et l’exportation de technologies.

C’est la première fois depuis 2008 que la Chine modifie la liste des technologies soumises à des restrictions ou interdictions d’exportation.

Selon un professeur cité par l’agence de presse officielle Chine nouvelle, ce changement pourrait signifier que Bytedance devra obtenir l’approbation du gouvernement chinois pour vendre son application de partage de vidéos à une entreprise américaine.

Plus tôt cette semaine, le pdg de TikTok, Kevin Mayer, a quitté l’entreprise, quelques jours après que TikTok a intenté une action en justice pour contester les décisions du gouvernement américain.

TikTok explique dans sa plainte que les décisions de Donald Trump sont motivées par des considérations politiques et financières, et non par des inquiétudes pour la sécurité nationale.

TikTok dit avoir près de 690 millions d’utilisateurs actifs tous les mois dans le monde.

En août 2020, l’appli a dépassé les 2 milliards de téléchargements.

Aux États-Unis, le réseau social est utilisé par 100 millions d’utilisateurs tous les mois (800 % de plus qu’en janvier 2018), dont 50 millions tous les jours.

Le décret de Donald Trump est un abus de la loi fédérale International Emergency Economic Powers Act, car la plateforme ne représente pas «une menace inhabituelle et extraordinaire», a argué le réseau social.

Amazon sort un bracelet pour traquer la graisse et les émotions

Techno

Amazon sort un bracelet pour traquer la graisse et les émotions

Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Avez-vous parlé de façon cordiale ou enjouée à votre collègue? Un nouveau bracelet Amazon peut vous le dire, en plus d’analyser la qualité de votre sommeil ou la répartition de votre graisse corporelle.

Le géant du commerce en ligne et des technologies commercialise depuis jeudi un bracelet sans écran, nommé Amazon Halo, qui mesure et évalue en permanence l’activité physique des utilisateurs grâce à des systèmes d’intelligence artificielle.

Huawei: nouveau revers pour la défense de Meng Wanzhou

Affaires

Huawei: nouveau revers pour la défense de Meng Wanzhou

AFP
Agence France-Presse
OTTAWA — La justice canadienne a invoqué la sécurité nationale pour rejeter mardi la requête des avocats d’une cadre de Huawei arrêtée au Canada à la demande des États-Unis, visant à obtenir l’accès à des documents des services secrets.

Meng Wanzhou a été arrêtée le 1er décembre 2018, durant une escale à l’aéroport de Vancouver, à la demande de la justice américaine qui l’accuse d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran.

Ses avocats demandaient l’accès à des documents secrets qui selon eux prouvent l’existence d’un complot entre le FBI et les autorités canadiennes. Un tel complot, s’il était démontré, pourrait entraîner l’annulation de la procédure d’extradition.

Mais la Cour fédérale d’Ottawa a estimé que les informations contenues dans les documents n’étaient «pas pertinentes par rapport aux allégations d’abus de procédure décrits par la défense de Mme Meng».

«Ces informations ne constituent pas “les pièces manquantes du casse-tête” que cherche Mme Meng», a estimé la juge Catherine Kane, dans sa décision rendue publique mardi.

La juge s’est rangée du côté du procureur général, qui s’opposait à la divulgation de ces documents au motif que cela «porterait atteinte à la sécurité nationale ou aux relations internationales».

Les documents en question comprennent des rapports, courriels et notes rédigées par des agents des services de renseignements canadiens.

Les avocats de la directrice financière de Huawei ont également demandé auprès de la Cour suprême de Colombie-Britannique, l’accès à des centaines de documents de la police fédérale, de l’agence des services frontaliers et du ministère de la Justice.

Complot

Dans cette bataille judiciaire parallèle, le procureur général du Canada a invoqué une prérogative lui permettant de ne pas divulguer certaines informations.

Devant les deux tribunaux, la défense a plaidé l’existence d’un complot entre les autorités canadiennes et américaines qui se seraient accordées pour rassembler des preuves et interroger Mme Meng sans son avocat pendant plusieurs heures lors de son escale, avant d’être officiellement arrêtée.

Les avocats de Mme Meng estiment que ses droits ont ainsi été violés. Ils accusent également la police fédérale canadienne d’avoir relevé les numéros de série de ses appareils électroniques avant de les transmettre au FBI.

Meng Wanzhou est en liberté surveillée à Vancouver pendant la procédure d’extradition, dont la première phase doit durer jusqu’en avril 2021.

Cette arrestation a déclenché une crise diplomatique sans précédent entre Ottawa et Pékin.

TikTok va porter plainte contre les mesures de Trump à son encontre

Techno

TikTok va porter plainte contre les mesures de Trump à son encontre

Agence France-Presse
NEW YORK — L’application chinoise de partage de vidéos TikTok, menacée d’interdiction par le président Donald Trump qui l’accuse d’espionnage pour le compte de Pékin, a annoncé samedi qu’elle prévoyait de porter plainte contre le gouvernement américain dans la semaine à venir.

«Pour garantir que le droit est respecté et que notre entreprise et nos utilisateurs sont traités équitablement, nous n’avons pas d’autre choix que de contester le décret [signé par M. Trump] par le biais du système judiciaire», écrit le groupe dans un message transmis à l’AFP.

Le président américain accuse depuis des mois, sans preuve, la plateforme de partage de vidéos détenue par le groupe chinois ByteDance de siphonner les données des utilisateurs américains au profit de Pékin.

Il a, le 6 août, interdit à l’application toute transaction avec des partenaires américains sous les 45 jours.

TikTok, qui avait alors menacé d’engager des poursuites judiciaires contre cette décision, prévoit donc de mettre sa menace à exécution dans les jours à venir.

«Bien que nous ne soyons pas du tout d’accord avec les accusations de l’administration américaine, nous cherchons depuis près d’un an à engager des discussions de bonne foi pour trouver une solution», explique l’application samedi.

«Mais nous nous sommes heurtés à la place à un manque de respect des procédures légales dans la mesure où l’administration ne prête aucune attention aux faits et tente de s’immiscer dans des négociations entre entreprises privées», ajoute TikTok, sans préciser auprès de quelle juridiction il prévoit d’engager ses poursuites.

Arguant de problèmes de sécurité nationale, le locataire de la Maison-Blanche a aussi donné jusqu’à environ mi-novembre à ByteDance pour vendre les opérations américaines du réseau, sous peine de le bloquer aux États-Unis.

Le géant des logiciels Microsoft était le premier sur les rangs.

Mais Donald Trump a récemment exprimé son soutien à une éventuelle offre d’achat par Oracle. Ce groupe informatique a été cofondé par Larry Ellison, qui a levé des millions de dollars de fonds pour la campagne du locataire de la Maison-Blanche.

TikTok a construit son succès sur des outils de création et de partage de vidéos courtes, décalées, jouant sur la musique et l’humour, et diffusées par des algorithmes en fonction des goûts de chacun et non des contacts.

La plateforme de divertissement compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde, avec une popularité qui s’est renforcée à la faveur des mois de confinement.

TikTok relance la bataille de communication contre Donald Trump

Techno

TikTok relance la bataille de communication contre Donald Trump

Julie Jammot
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — TikTok, accusé d’espionnage par le gouvernement de Donald Trump, a renforcé sa campagne de communication américaine lundi avec un nouveau site web pour combattre les «rumeurs» et poursuivi son expansion en signant un accord avec une société de distribution de musique.

«Étant donné les rumeurs et la désinformation sur TikTok qui prolifèrent à Washington et dans les médias, nous voulons rétablir la vérité», dit le très populaire réseau social sur son site, sous le slogan «le dernier coin de soleil de l’Internet».

Le président américain accuse depuis des mois, sans preuve, la plateforme de partage de vidéos de siphonner les données des utilisateurs américains au profit de Pékin.

Il a signé deux décrets visant à forcer ByteDance, le propriétaire chinois de TikTok, à vendre rapidement les opérations américaines du réseau, sous peine de le bloquer aux États-Unis.

«TikTok n’est pas disponible en Chine. Les données des utilisateurs américains sont stockées en Virginie avec une sauvegarde à Singapour», assure la société. «TikTok n’a jamais fourni aucune donnée américaine au gouvernement chinois, et ne le ferait pas si on le lui demandait».

Dans un contexte de fortes tensions commerciales et politiques avec la Chine, le locataire de la Maison-Blanche a déjà pris il y a dix jours des mesures radicales à l’encontre du réseau très fréquenté par les plus jeunes : il lui a interdit, d’ici à 45 jours, toute transaction avec un partenaire américain.

Vendredi, il a signé un deuxième décret pour obliger ByteDance à vendre les activités américaines de TikTok d’ici 90 jours.

Washington durcit ses sanctions contre le géant chinois des télécoms Huawei

Techno

Washington durcit ses sanctions contre le géant chinois des télécoms Huawei

Julie Chabanas
Agence France-Presse
WASHINGTON — Washington a durci lundi le ton face au géant chinois des technologies Huawei, qualifié d’«espion» par Donald Trump, en étendant les sanctions existantes à ses filiales internationales, dans un contexte de relation dégradée entre les deux pays.

Les États-Unis ont interdit de territoire 38 filiales internationales de Huawei afin de limiter leur accès aux technologies américaines, a indiqué lundi le département américain au Commerce dans un communiqué.

Donald Trump a qualifié le groupe chinois d’«espion», dans une interview téléphonique sur Fox News.

«Vous avez des puces électroniques, des choses que vous ne pouvez même pas voir. […] Ils espionnent», a-t-il assuré.

Huawei se défend d’être à la solde de Pékin et se dit être la cible d’accusations injustes visant à entraver son développement commercial international.

M. Trump a également menacé les pays qui commercent avec Huawei, comme le Royaume-Uni, en affirmant : «Nous ne ferons pas affaire avec vous parce que si vous utilisez un système Huawei, cela signifie qu’ils vous espionnent, cela signifie qu’ils nous espionnent, et j’ai obtenu de presque tous les pays qu’ils l’abandonnent».

Washington veut empêcher Huawei et d’autres fournisseurs chinois de dominer le marché des nouvelles technologies et le réseau 5G.

L’administration Trump considère en effet Huawei comme «un bras armé de la surveillance du Parti communiste chinois», a indiqué le secrétaire d’État Mike Pompeo, dans un communiqué distinct.

Il est reproché à Huawei d’utiliser ses filiales internationales pour contourner les sanctions, imposées en raison des craintes pour la sécurité nationale au vu des liens supposés de l’entreprise avec le gouvernement chinois, ce que dément Huawei.

Le durcissement des mesures doit «protéger la sécurité nationale des États-Unis, la vie privée de nos citoyens, et l’intégrité de nos infrastructures 5G face à l’influence néfaste de Pékin», a noté M. Pompeo.

«Des choses terribles»

Huawei et ses filiales ont «accentué leurs efforts pour obtenir des semi-conducteurs de pointe, développés ou produits à partir de logiciels et de technologies américaines, afin d’atteindre les objectifs politiques du Parti communiste chinois», a estimé de son côté le secrétaire au Commerce Wilbur Ross, cité dans le communiqué.

Dans le viseur de l’administration Trump depuis un an et demi, Huawei est déjà sur une liste noire américaine destinée à empêcher le groupe chinois d’acquérir des technologies «made in USA» indispensables à ses téléphones.

Ce nouvel assaut des États-Unis s’inscrit dans un contexte de regain de tensions depuis plusieurs mois avec la Chine, à laquelle Donald Trump reproche notamment la pandémie de COVID-19 qu’il surnomme «le virus chinois».

«La Chine nous a fait des choses terribles», a encore déploré lundi le président américain. «Ils ont empêché [le virus] de s’étendre en Chine, mais pas de gagner les États-Unis et le reste du monde», a-t-il continué.

Les États-Unis accusent également d’espionnage l’application TikTok, propriété de l’éditeur chinois ByteDance, et souhaitent la bannir des téléphones américains.

Autre point de tension, la situation à Hong Kong, territoire autonome sur lequel la Chine veut reprendre le contrôle.

Les deux puissances économiques avaient signé en grande pompe un accord commercial au mois de janvier. Il devait marquer une trêve dans une guerre commerciale de près de deux années, et ouvrir la voie à de nouvelles discussions.

Mais la Chine n’a pas réalisé ses engagements d’achats de produits américains.

Une rencontre virtuelle était prévue samedi pour faire le point, mais elle a été reportée.

TikTok relance la bataille de communication contre Trump

Techno

TikTok relance la bataille de communication contre Trump

Julie Jammot
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — TikTok, accusé d’espionnage par le gouvernement de Donald Trump, a renforcé sa campagne de communication américaine lundi avec un nouveau site web pour combattre les «rumeurs» et poursuivi son expansion en signant un accord avec une société de distribution de musique.

«Étant donné les rumeurs et la désinformation sur TikTok qui prolifèrent à Washington et dans les médias, nous voulons rétablir la vérité», dit le très populaire réseau social sur son site, sous le slogan «le dernier coin de soleil de l’internet».

Le président américain accuse depuis des mois, sans preuve, la plateforme de partage de vidéos de siphonner les données des utilisateurs américains au profit de Pékin.

Il a signé deux décrets visant à forcer ByteDance, le propriétaire chinois de TikTok, à vendre rapidement les opérations américaines du réseau, sous peine de le bloquer aux États-Unis.

«TikTok n’est pas disponible en Chine. Les données des utilisateurs américains sont stockées en Virginie avec une sauvegarde à Singapour», assure la société. «TikTok n’a jamais fourni aucune donnée américaine au gouvernement chinois, et ne le ferait pas si on le lui demandait».

Dans un contexte de fortes tensions commerciales et politiques avec la Chine, le locataire de la Maison-Blanche a déjà pris il y a dix jours des mesures radicales à l’encontre du réseau très fréquenté par les plus jeunes : il lui a interdit, d’ici à 45 jours, toute transaction avec un partenaire américain.

Vendredi, il a signé un deuxième décret pour obliger ByteDance à vendre les activités américaines de TikTok, son réseau social international, d’ici 90 jours.

«Depuis près d’un an, nous avons cherché à discuter avec le gouvernement américain pour trouver une solution», avait réagi TikTok. «Mais nous nous sommes retrouvés face à une administration qui n’accorde aucune importance aux faits, ne respecte pas les procédures légales et tente de s’immiscer dans des négociations entre des entreprises privées».

Microsoft est en négociations avancées pour racheter l’application.

En avant la musique 

TikTok ne ménage pas ses efforts depuis des mois pour démontrer que son identité et ses pratiques sont solidement ancrées aux États-Unis.

Le 1er juin, Kevin Mayer, l’ancien responsable des plateformes de streaming de Disney (Disney+, Hulu et ESPN+), a pris la tête de la plateforme.

Lundi, sa société a annoncé un accord passé avec UnitedMasters, une société de distribution de musique, pour permettre aux artistes du réseau de diffuser leurs morceaux directement depuis l’application vers les services de streaming, comme Apple Music, Spotify ou YouTube.

«Si vous êtes musicien, TikTok est le meilleur endroit pour que votre musique devienne virale et UnitedMasters est le meilleur endroit pour la faire exister dans la durée, tout en conservant les droits sur votre travail», a détaillé Steve Stoute, le patron de UnitedMasters.

«En combinant les deux, nous créons la plateforme pour les vedettes de demain, qui seront célèbres, ultra indépendantes et riches».

TikTok a construit son succès sur des outils de création et partage de vidéos courtes, décalées, jouant sur la musique et l’humour, et diffusées par des algorithmes en fonction des goûts de chacun et non des contacts.

«Nous sommes ici pour longtemps», avait déclaré début août Vanessa Pappas, responsable de la branche États-Unis de TikTok, dans une vidéo enjouée sur l’application, à l’attention des utilisateurs.

Elle s’était aussi dite «fière» des 1.500 employés américains et avait promis de créer «10.000 emplois additionnels dans ce pays au cours des trois prochaines années».

La plateforme de divertissement compte près d’un milliard d’utilisateurs dans le monde. Sa popularité s’est encore renforcée à la faveur des mois de pandémie.

Trump signe un décret pour forcer la vente de TikTok

Techno

Trump signe un décret pour forcer la vente de TikTok

AFP
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Le président Donald Trump a signé vendredi un décret obligeant le groupe chinois ByteDance à vendre les activités américaines de TikTok, son réseau social international, d’ici 90 jours, formalisant ainsi des menaces maintes fois répétées.

Le locataire de la Maison-Blanche accuse depuis des mois, sans preuve, la très populaire plateforme de partage de vidéos de siphonner les données des utilisateurs américains au profit de Pékin.

«Il y a des preuves crédibles qui me portent à croire que ByteDance [...] pourrait prendre des mesures qui menacent de nuire à la sécurité nationale des États-Unis», explique le décret présidentiel.

Dans un contexte de fortes tensions commerciales et politiques avec la Chine, le président américain a déjà pris il y a une semaine des mesures radicales à l’encontre de TikTok, et de WeChat, un autre joyau du numérique chinois.

Il leur a interdit, d’ici 45 jours, toute transaction avec une partenaire américain.

Le décret signé vendredi précise que l’acheteur devra être américain et «prouver sa volonté et sa capacité à se conformer à ce décret».

Le géant américain de l’informatique Microsoft est en pleines négociations avec ByteDance pour racheter TikTok, au moins aux États-Unis, voire plus largement.

ByteDance devra aussi confirmer qu’il a détruit toutes les données «d’utilisateurs américains, obtenues ou dérivées de TikTok et Musical.ly», une application américaine qui avait été rachetée par la société chinoise et fondue dans TikTok.

Discussions repoussées

Par ailleurs, il a été annoncé que les discussions commerciales prévues samedi entre les États-Unis et la Chine ont été reportées, sans nouvelle date programmée. Elles devaient porter sur l'accord signé en grande pompe en janvier par les deux pays, après près de deux années de guerre commerciale. La Chine s'était engagée à acheter pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits et services américains. 

Automobiles, machines industrielles, métaux, céréales, cotons, viande, pétrole, services financiers,... tout cela devait réduire le déficit commercial américain, une exigence de Donald Trump. Mais les achats promis n'ont pas été réalisés, notamment à cause de la pandémie de COVID-19 qui a mis un coup d'arrêt aux échanges internationaux.

Facebook fustige aussi la «taxe Apple»

Affaires

Facebook fustige aussi la «taxe Apple»

AFP
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Facebook s'est ajouté vendredi à la liste des sociétés qui reprochent à Apple son inflexibilité sur les commissions de sa plateforme d'applications, alors que le géant des réseaux sociaux lance un nouvel outil pour organiser des événements payants en ligne.

Dans 20 pays, les PME peuvent désormais proposer des cours de cuisine, de yoga et autres types de visioconférences, via leur page Facebook, pour un tarif qu'elles sont libres de définir.

Le groupe californien a promis de ne pas toucher de commission sur ces événements pendant au moins un an. Les organisateurs percevront donc l'intégralité des sommes récoltées... si elles utilisent un ordinateur ou un appareil mobile sous Android, le système d'exploitation de Google.

«Nous avons demandé à Apple de réduire sa taxe de 30% de l'App Store [le magasin d'applications sur les appareils de la marque] ou de nous permettre de proposer [notre système de paiement] Facebook Pay, afin d'absorber tous les coûts des entreprises en difficulté pendant la COVID-19», a indiqué Fidji Simo, une vice-présidente en charge de l'application Facebook, dans un communiqué publié vendredi.

«Malheureusement, ils ont refusé nos deux requêtes et les PME ne recevront que 70% de leurs revenus durement gagnés», a-t-elle ajouté.

La nouvelle tombe alors qu'Epic Games vient de se lancer dans un bras de fer avec la marque à la pomme.

L'éditeur de l'ultra populaire jeu vidéo Fortnite, a installé jeudi un mode de paiement alternatif, qui permet aux joueurs d'économiser de l'argent en contournant les systèmes intégrés par défaut, et obligatoires.

Contractuellement, les développeurs doivent en effet payer aux plateformes de téléchargement des applis — l'App Store et le Google Play Store, principalement — une commission de 30% sur les transactions des utilisateurs.

Apple et Google ont immédiatement retiré Fortnite de leurs magasins d'applications... Et Epic Games les poursuit en justice, les accusant de pratiques anticoncurrentielles.

Le studio demande au tribunal de forcer Apple à changer ses règles pour tous les développeurs d'applications.

Le fabricant de l'iPhone est dans le collimateur de nombreux régulateurs et éditeurs d'applications, comme Spotify, qui contestent l'emprise de la société sur l'App Store, passage obligé du téléchargement d'applications sur ses populaires appareils, des smartphones aux tablettes.

Apple s'est défendu contre des attaques similaires par le passé, en expliquant que les commissions servaient à protéger les applications et leurs utilisateurs des pirates et des arnaques. Son pourcentage peut baisser à 15% à partir de la deuxième année pour certains abonnements.

Dispute concurrentielle pour <em>Fortnite</em> contre Apple 

Affaires

Dispute concurrentielle pour Fortnite contre Apple 

AFP
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Epic Games, l'éditeur du jeu vidéo Fortnite, a intenté jeudi des poursuites contre Apple, qu'il accuse d'abus de position dominante sur l'App Store, le magasin d'applications mobiles du fabricant de l'iPhone.

Apple se comporte d'une façon «anti-compétitive», selon le studio, qui veut remettre en question la commission de 30% sur les transactions entre les consommateurs et les applications, exigée pour figurer sur l'App Store.

Facebook et Google mettent en avant les infos fiables

Présidentielle américaine 2020

Facebook et Google mettent en avant les infos fiables

AFP
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Facebook et Google ont ajouté jeudi de nouveaux outils à leur stratégie de protection des élections américaines, qui consiste à afficher en priorité des informations fiables sur le vote tout en luttant activement contre les diverses tentatives de manipulation des électeurs.

YouTube va ainsi interdire les vidéos contenant des informations obtenues grâce à des piratages — comme des courriels de candidats aux élections — qui pourraient perturber des processus démocratiques.

Google avait déjà fait savoir plus tôt ce mois-ci que les publicités contenant des infos piratées n’auraient bientôt plus droit de séjours.

Sur sa plateforme vidéo, les contenus qui encouragent les spectateurs à perturber le processus électoral seront aussi retirés.

L’annonce s’ajoute aux nombreux efforts des réseaux sociaux pour prouver qu’ils ont tiré les leçons des scrutins de 2016, dont la présidentielle aux États-Unis et le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni, marqués par des campagnes d’influence déguisées, principalement orchestrées depuis la Russie.

«Les campagnes de désinformation sont les plus virulentes quand elles se produisent dans un vide informationnel», a remarqué Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité de Facebook, lors d’une conférence de presse jeudi.

Lutter contre ces opérations étrangères ou domestiques nécessite donc non seulement de les déjouer, mais aussi de «s’assurer que les gens ont accès à des infos fiables et authentiques lors d’évènements majeurs», comme la présidentielle américaine de novembre ou la pandémie.

Le réseau social dominant a ainsi annoncé jeudi la mise en place d’un « centre d’information » sur l’élection présidentielle aux États-Unis, sorte de guichet unique sur le modèle de celui créé sur le coronavirus, pour dispenser les recommandations officielles.

Il s’agit cette fois d’encourager les citoyens à participer. Ils pourront vérifier grâce à cet outil s’ils sont bien inscrits pour voter dans leur État, et seront renvoyés vers le bon site internet dans le cas contraire.  

Ils pourront aussi consulter directement les règles de leur État concernant le vote par correspondance, devenu très important dans un contexte de crise sanitaire et de distanciation sociale.

Quatre millions d’électeurs

Facebook assure qu’il s’agit d’un «effort non-partisan».

«En raison de la pandémie, le centre est également conçu pour aider les gens à naviguer dans ce processus électoral confus», a-t-il ajouté dans un communiqué.

«En 2016, 92 millions d’Américains éligibles n’ont pas voté», rappelle le blogue de la plateforme.

En juin, Mark Zuckerberg, le patron du groupe, s’est fixé l’objectif ambitieux de contribuer à l’inscription de quatre millions d’Américains supplémentaires sur les listes électorales.

Facebook lance également une fonctionnalité d’« alerte » permettant aux autorités de contacter rapidement les électeurs en cas de changement de dernière minute apporté à ces règles, une section d’informations « factuelles » sur le vote, et un outil de recrutement des assesseurs pour organiser les élections.

«Nous continuerons à réduire la capacité des réseaux malveillants à profiter de l’incertitude entourant la pandémie pour interférer avec les élections», écrit Facebook.

En plus de la crise de la COVID-19 et des appréhensions liées au scandale de 2016, la campagne présidentielle de 2020 voit Donald Trump, en difficulté dans les sondages, multiplier les déclarations provocatrices.

Le milliardaire américain, qui a évoqué récemment un possible report de l’élection, a accusé à plusieurs reprises le vote par correspondance de favoriser des fraudes électorales, sans la moindre preuve.

Face aux ennuis de TikTok, ses concurrents ont l'eau à la bouche

Techno

Face aux ennuis de TikTok, ses concurrents ont l'eau à la bouche

Manon Billing
Agence France-Presse
PARIS — Plusieurs applications se livrent bataille pour prendre des parts de marché à TikTok, profitant des ennuis du réseau social de vidéos distrayantes en pleines tensions sino-américaines.

L’application, détenue par le groupe chinois ByteDance, compte environ un milliard d’utilisateurs, en majorité des adolescents qui raffolent des vidéos courtes, généralement musicales ou décalées.

Mais depuis que le gouvernement américain menace de rendre l’application inaccessible aux États-Unis, ses adeptes se tournent vers des plateformes alternatives.

«Il y a une grande guerre entre les applications aux États-Unis, car c’est une vraie opportunité pour des concurrents d’obtenir des parts de marché», déclare à l’AFP Luis Rodriguez, consultant en réseaux sociaux chez Mediatrium.

Durant les trois derniers mois, le climat d’incertitudes autour de l’avenir de la branche américaine a plombé les téléchargements de TikTok aux États-Unis. Ils sont en recul de 16 % entre juin et juillet, selon l’agence de recherche américaine SensorTower.

Dans le même temps, suite aux menaces du président Donald Trump de retirer l’application du marché américain, les téléchargements des quatre applications concurrentes — Triller, Zynn, Dubsmash et Byte — ont grimpé de 361 % dans la semaine du 27 juillet, frôlant 1,5 million de téléchargements au total aux États-Unis.

Début août, Triller, qui mise sur un riche catalogue musical grâce à des partenariats avec Sony, Universal, Warner ou encore Spotify, se classait numéro un dans toutes les catégories de l’AppStore d’Apple dans 50 pays, dont les États-Unis et la France, après un envol de 1227 % de ses téléchargements en une semaine.

«Cette percée intervient après que Triller a déjà connu une croissance significative suite à l’interdiction de TikTok en Inde, et que les États-Unis ont soulevé de sérieuses inquiétudes quant à l’utilisation des données des utilisateurs par TikTok», a souligné Triller dans un communiqué.

La plateforme, qui a atteint début juillet 50 millions d’utilisateurs actifs, est par ailleurs en procès aux États-Unis contre TikTok pour violation de brevet.

Attirer les influenceurs

Sur le marché des vidéos ultra-courtes, chaque application a ses spécificités. Byte est considérée plus confidentiel et décalé, Clash mise sur la monétisation des contenus.

«Triller semble être le concurrent le plus sérieux de TikTok, parce qu’il attire des influenceurs», estime Luis Rodriguez.

À l’image de l’ex-vedette de TikTok Josh Richards, récemment nommé directeur de la stratégie chez Triller.

Les influenceurs de TikTok «Griffin Johnson, Noah Beck et Anthony Reeves se sont également engagés en tant que conseillers de Triller, chacun d’eux étant susceptible d’amener avec lui des millions d’adeptes de TikTok», annonçait la plateforme dans un communiqué début août.

«Cela ne veut pas dire qu’ils vont tous passer à Triller», nuance Luis Rodriguez. «Il peut y avoir beaucoup de pertes d’une plateforme à l’autre. La guerre n’est pas encore gagnée.»

Les anciens du secteur, Snapchat et Instagram, s’inspirent eux aussi de la formule du succès de l’application de ByteDance.

Instagram annonçait début août le lancement d’une nouvelle fonctionnalité permettant aux utilisateurs de publier de courtes vidéos, disponible dans plus de 50 pays, dont l’Australie, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Inde et les États-Unis.

Ces «Reels» permettent aux utilisateurs d’enregistrer des vidéos d’une durée maximale de 15 secondes et fournissent des outils pour le montage, l’audio et les effets.

«Reels est une grande partie de l’avenir du divertissement sur Instagram», a déclaré la plateforme basée en Californie. «Notre communauté nous dit qu’elle veut faire et regarder des vidéos courtes et montées.»

La même semaine, Snapchat signait un vaste partenariat avec plusieurs acteurs majeurs de l’industrie musicale dont Warner Music Group, Universal Music Publishing Group, la National Music Publisher Association et le label Merlin.

La plateforme veut ainsi permettre à ses 238 millions d’utilisateurs actifs d’ajouter de la musique à leurs contenus dans les prochains mois.

Donald Trump, qui accuse depuis des mois TikTok d’être utilisée par les services de renseignement chinois à des fins de surveillance, fait pression sur ByteDance pour qu’il vende avant la mi-septembre l’application à Microsoft ou à une autre société américaine, sous peine de ne plus pouvoir exercer aux États-Unis.

La plateforme a toujours fermement nié tout partage de données avec les autorités chinoises et rappelle que ses centres de données sont situés hors de Chine.

TikTok dans le viseur des régulateurs européens des données

Affaires

TikTok dans le viseur des régulateurs européens des données

Jules Bonnard
Agence France-Presse
PARIS — Déjà au coeur des tensions sino-américaines, l’application chinoise de vidéos divertissantes TikTok fait l’objet d’enquêtes en Europe concernant son utilisation des données personnelles, et notamment de la part du régulateur français qui s’interroge sur les modalités de son implantation dans l’UE.

«La CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) a entamé des investigations concernant le site tiktok.com et l’application TikTok dès le mois de mai 2020», a indiqué mardi un porte-parole du régulateur français à l’AFP, confirmant des informations de l’agence Bloomberg.

La plainte initiale d’un utilisateur concernant «une demande de suppression d’une vidéo» a fait l’objet d’une courte instruction et «le plaignant a été invité à exercer ses droits» directement auprès de Tiktok, a-t-il précisé.

Néanmoins, le régulateur a depuis poursuivi ses investigations et «examine notamment la question de l’établissement de TikTok dans l’Union européenne».

Propriété du groupe chinois ByteDance, l’application très prisée des adolescents a installé en début d’année un centre régional en Europe, localisé à Dublin, et a également annoncé sa volonté d’installer un centre informatique en Irlande, pour stocker les données des utilisateurs européens. TikTok souhaite ainsi désigner l’autorité irlandaise de régulation des données comme «l’autorité-chef de file» pour tous les sujets relatifs aux données et à la vie privée dans l’UE.

Mais «pour ne relever que de la seule compétence de l’autorité irlandaise et non de chacune des autorités, TikTok devra néanmoins prouver que son établissement en Irlande remplit les conditions d’un +établissement principal+ au sens du RGPD», le règlement général sur la protection des données européen, a signalé la CNIL.

Le régulateur français s’est par le passé penché sur bon nombre de réseaux sociaux et services numériques de toutes nationalités — dont Google qui avait écopé en 2019 d’une amende record de 50 millions d’euros (78 millions $). Cette fois, son attention s’inscrit dans le cadre des «travaux européens en cours» sur l’application.

Le Comité européen de la protection des données (EDPB) avait annoncé en juin se pencher sur les pratiques du réseau social en mettant en place «une équipe destinée à coordonner de potentielles actions et à acquérir une vision plus complète des pratiques de TikTok dans l’UE».

Banni d’Inde

Le régulateur français a également relevé d’autres «points d’attention», dont «les problématiques d’information des personnes, celles des modalités d’exercice des droits, les flux hors de l’UE, les mesures prises à l’égard des mineurs».

L’autorité de régulation néerlandaise avait de son côté annoncé des investigations concernant les paramètres de confidentialité appliqués aux jeunes utilisateurs.

Pour mémoire, TikTok avait été condamné en février 2019 à une amende de 5,7 millions $US aux États-Unis pour avoir collecté illégalement des données personnelles de mineurs.

«La protection de la vie privée de nos utilisateurs et leur sécurité est une priorité absolue pour TikTok», a fait savoir la société à l’AFP mardi soir. «Nous sommes informés de l’enquête de la CNIL et coopérons pleinement avec elle», a-t-elle ajouté.

Ces enquêtes en Europe sont un souci de plus pour le réseau social chinois, interdit depuis fin juin dans l’immense marché indien, et au coeur de tensions économiques et diplomatiques entre la Chine et les États-Unis.

Donald Trump, qui accuse depuis des mois TikTok d’être utilisée par les services de renseignement chinois à des fins de surveillance, a mis la pression sur ByteDance pour qu’il vende avant la mi-septembre l’application à Microsoft ou à une autre société américaine, sous peine de ne plus pouvoir exercer aux États-Unis.

La plate-forme a toujours fermement nié tout partage de données avec les autorités chinoises et rappelle que ses centres de données sont situés hors de Chine.

Le robotaxi sans chauffeur débarque à Shanghai

Techno

Le robotaxi sans chauffeur débarque à Shanghai

Dan Martin
Agence France-Presse
Beiyi Seow
Agence France-Presse
SHANGHAI — À Shanghai, des clients-cobayes s’installent sans crainte à l’arrière d’un taxi sans chauffeur qu’ils ont commandé en ligne: les géants locaux de la voiture autonome tentent de généraliser cette technologie futuriste auprès de Chinois friands d’innovation.

Des rues envahies de voitures qui roulent sans intervention humaine ? Cette scène digne d’un film de science-fiction est encore lointaine, notamment pour des raisons technologiques, réglementaires et de sécurité.

Mais dans un contexte de forte rivalité technologique Pékin-Washington, les principaux acteurs de la tech chinoise ont lancé des projets de véhicules autonomes dans plusieurs villes — à l’image de leurs homologues américains.

Parmi eux, Baidu (propriétaire du moteur de recherche le plus populaire de Chine), DiDi Chuxing (véhicules de tourisme avec chauffeur) ou encore AutoX (soutenu par le géant local du commerce en ligne Alibaba).

Le PDG d’AutoX, Xiao Jianxiong, affirme même vouloir lancer sur les routes son premier véhicule totalement autonome avant la fin de l’année.

Dans la capitale économique chinoise aux près de 25 millions d’habitants, les «robotaxis» lancés en juin par DiDi Chuxing (le «Uber chinois») attirent déjà de nombreux usagers impatients de tester le dispositif.

À l’aide d’une application, ils indiquent le trajet qu’ils désirent effectuer. Ils sont ensuite récupérés par une Volvo flambant neuve truffée d’électronique et surmontée d’un radar tournoyant.

Signe du côté encore expérimental du service : un employé occupe le siège conducteur, prêt à s’emparer du volant en cas d’imprévu...

Voix féminine

Mais pas de quoi refroidir Da Xuan, une employée d’un réseau social, qui a décidé de s’offrir un avant-goût du futur.

«Des entreprises comme Uber ou Tesla font de la conduite autonome. Alors j’étais curieuse de voir où en sont les compagnies chinoises», explique-t-elle.

«Tout s’est déroulé sans accroc», raconte-t-elle, ajoutant se sentir en sécurité dans ce type de véhicule.

Seule contrainte pour les utilisateurs : le trajet désiré doit pour l’instant se cantonner à l’intérieur d’un périmètre bien défini, situé en banlieue de Shanghai.

Dans l’atmosphère parfois anarchique de la rue chinoise, le véhicule accélère, freine et prend les virages avec assurance. «Votre voiture a été désinfectée», «nous cédons le passage aux piétons», annonce au fil du voyage une douce voix féminine diffusée dans l’habitacle.

Lorsqu’un camion roulant devant la Volvo fait subitement une embardée, l’intelligence artificielle freine le véhicule avec brio et en douceur.

Le système a toutefois encore besoin de  rodage. À un stop, le freinage est si brusque que les passagers sont légèrement projetés vers l’avant. Et tout écart par rapport au trajet prévu nécessite une intervention humaine.

Mais Meng Xing, directeur général de la conduite autonome chez DiDi Chuxing, l’assure : l’intelligence artificielle «est déjà suffisamment au point pour gérer seule la plupart des situations» sans besoin de toucher au volant ni aux freins.

Long chemin

Elon Musk, le fantasque patron de Tesla, a assuré début juillet que le constructeur de véhicules électriques américain parviendrait cette année à mettre au point une voiture entièrement autonome. Une affirmation remise en cause par de nombreux analystes.

Selon Paul Lewis, responsable de recherche au Eno Center for Transportation, un organisme à but non lucratif basé à Washington, les compteurs sont «remis à zéro» en termes d’attentes, car la technologie n’est pas encore au point.

«Les ingénieurs commencent à réaliser les limites de l’intelligence artificielle» et il reste «un long chemin» avant de pouvoir produire une voiture 100 % autonome.

Mais Xiao Jianxiong, de AutoX, vise un déploiement «significatif» de véhicules d’ici deux ou trois ans, malgré les obstacles réglementaires et technologiques.

«C’est une question de temps et d’efforts. Mais ça viendra», déclare-t-il.

De son côté, Baidu prévoit des centres de tests de voitures autonomes dans une dizaine de villes de Chine, dont Pékin. L’entreprise teste par ailleurs une flotte de 45 taxis à Changsha (centre).

Malgré le flou persistant sur cette technologie, DiDi Chuxing voit grand : un responsable de l’entreprise de VTC a déclaré en juin vouloir gérer un million de véhicules autonomes d’ici à 2030.

«Il reste 0,5 % de problèmes à résoudre. Mais on croit en l’avenir. On arrivera à fournir un service plus sûr que celui d’un conducteur humain.»

Discussions entre Twitter et TikTok sur un possible regroupement

Techno

Discussions entre Twitter et TikTok sur un possible regroupement

Agence France-Presse
NEW YORK — Twitter a, selon le Wall Street Journal, entamé des discussions préliminaires pour un éventuel regroupement avec Tiktok, une application que Donald Trump accuse d’espionnage au profit de la Chine et menace d’interdire aux États-Unis.

Interrogés par l’AFP, Twitter et Tiktok ont refusé de confirmer les informations publiées samedi soir par le quotidien financier, qui mentionne des sources proches du dossier.

Le président américain a signé jeudi un décret interdisant, d’ici 45 jours, toute transaction «des personnes sous juridiction américaine» avec ByteDance, la maison-mère de TikTok, évoquant une «urgence nationale» au sujet de l’application de vidéos légères.

En début de semaine, M. Trump s’est dit ouvert au rachat de TikTok par un groupe américain avant le 15 septembre, mais a prévenu que le service serait interdit sur le sol américain si aucune transaction n’avait lieu d’ici là.

Le locataire de la Maison-Blanche a aussi exigé qu’en cas de rachat, une partie importante de la somme revienne au Trésor américain.

Microsoft a manifesté dimanche dernier son intérêt pour l’acquisition des activités américaines, canadiennes, australiennes et néo-zélandaises de TikTok.

Selon le Wall Street Journal, Twitter estime encourir moins de risques que Microsoft de se faire épingler pour abus de position dominante dans ce dossier en raison de sa taille nettement inférieure.

La plateforme aurait probablement besoin de l’appui d’autres investisseurs pour mener à bien une opération de rachat.

Par ailleurs, et contrairement à Microsoft, Twitter n’est pas disponible en Chine, où le gouvernement bloque son accès depuis 2009.

Twitter permet de partager des vidéos, mais fonctionne surtout grâce à la publication de courts messages texte et de photos ou d’images animées.

Twitter avait acquis en 2012 la plateforme de très courtes vidéos Vine, mais avait décidé d’interrompre le service en 2016

Face à SpaceX, Moscou promet Vénus et des fusées utilisables 100 fois

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Face à SpaceX, Moscou promet Vénus et des fusées utilisables 100 fois

Agence France-Presse
MOSCOU — L’agence spatiale russe Roskosmos, malmenée par la concurrence de la société SpaceX d’Elon Musk, a annoncé vendredi qu’elle envisageait de ramener des échantillons du sol de Vénus et de développer un engin spatial réutilisable pour une centaine de lancements.

«Pour remplacer l’actuelle fusée Soyouz-2, nous élaborons une fusée au méthane. Elle sera développée dès le départ comme un ensemble réutilisable. Pas semi-réutilisable comme chez Space-X, mais réutilisable, le premier étage sera réutilisable plus d’une centaine de fois», a affirmé le patron de Roskosmos, Dmitri Rogozine dans un entretien à l’agence Ria Novosti.

SpaceX vient de réussir son premier lancement et retour sur Terre d’un vaisseau Crew Dragon avec deux astronautes à bord pour le compte de la Nasa. Sa fusée Falcon 9 est partiellement réutilisable, tout comme la capsule habitée, de quoi réduire les coûts.

«Nos ingénieurs […] ne veulent pas répéter ce que leurs collègues de SpaceX font, mais les surpasser», a ajouté M. Rogozine.

Il a par ailleurs moqué l’amerrissage «grossier» de Crew Dragon, estimant que seule une arrivée sur la «terre ferme» est «comme il faut», utilisant l’expression française.

L’entreprise du milliardaire Elon Musk, qui a pour ambition de coloniser Mars un jour, a porté un coup au secteur spatial russe, déjà miné par les scandales et la corruption, en mettant fin au monopole des vols habités vers la Station spatiale internationale, détenu pendant près de dix ans par Moscou.

Autre priorité russe, selon M. Rogozine, retourner sur Vénus, planète où seules des sondes soviétiques se sont posées. L’objectif serait d’en ramener des échantillons et d’étudier et comprendre son atmosphère où l’effet de serre est considérable, à l’heure où la Terre est menacée par le changement climatique.

«Vénus est plus intéressante que Mars […] si nous n’y comprenons pas les processus [climatiques], comment comprendre, comment empêcher un tel scénario sur notre planète ?», a dit le chef de Roskosmos.

Selon lui, il ne faut pas se contenter «de poser un appareil sur Vénus, mais aussi ramener des échantillons de son sol sur Terre. Ce serait une vraie percée».

«Nous savons comment le faire», a soutenu M. Rogozine.

Il a jugé préférable d’agir «indépendamment» plutôt que dans le cadre d’une coopération avec les États-Unis.

Bémol, Dmitri Rogozine a cependant relevé que les coupes budgétaires menacent ses ambitions.

Le ministère des Finances prévoit de réduire de 60 milliards de roubles (1,09 milliard $) le budget spatial russe, ce qui s’ajoute à des coupes précédentes plus importantes encore.

«Je ne comprends pas comment on pourrait travailler dans de telles conditions», a déclaré M. Rogozine, relevant que «le montant final ne peut être déterminé que par le président» Vladimir Poutine.

Trump s’en prend à TikTok et WeChat, Pékin crie à la «répression»

Techno

Trump s’en prend à TikTok et WeChat, Pékin crie à la «répression»

Camille Camdessus
Agence France-Presse
Julie Jammot
Agence France-Presse
Ludovic Ehret
Agence France-Presse
WASHINGTON — Donald Trump a pris des mesures radicales à l’encontre des joyaux du numérique chinois WeChat et TikTok, enclenchant un compte à rebours d’un mois et demi avant de leur interdire toute transaction avec un partenaire américain.

TikTok a réagi vendredi en menaçant d’engager des poursuites judiciaires contre la décision américaine, tandis que Pékin dénonçait «une répression politique».

Le président des États-Unis a signé jeudi un décret interdisant, d’ici 45 jours, toute transaction «des personnes sous juridiction américaine» avec ByteDance, la maison-mère de TikTok.

Il évoque une «urgence nationale» au sujet de l’application de vidéos légères qu’il accuse, sans preuve, d’espionner ses utilisateurs américains pour le compte de Pékin, dans un contexte de tensions commerciales et politiques avec la Chine.

«TikTok capture automatiquement de larges pans d’information sur ses utilisateurs […], permettant potentiellement à la Chine de pister des employés du gouvernement, de réunir des dossiers personnels à des fins de chantage et de pratiquer l’espionnage industriel», justifie le décret.

Le président a signé un décret du même ordre contre la plateforme WeChat, qui appartient au géant chinois Tencent et est omniprésente dans la vie des Chinois (messagerie, paiements à distance, réservations...). À la Bourse de Hong Kong, l’action Tencent a plongé de plus de 5 % vendredi.

Le document officiel mentionne les mêmes griefs. Les applications mobiles chinoises «menacent la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis».

Les décrets ne précisent pas les conséquences pratiques. Mais l’interdiction de toute transaction avec les deux entreprises pourrait obliger Google et Apple à retirer les deux réseaux de leurs magasins d’applis, empêchant, de fait, de les utiliser aux États-Unis.

«Perdre le contact»

Une hypothèse qui suscite déjà l’inquiétude de nombreux usagers de WeChat, qu’ils utilisent pour communiquer avec leurs proches de part et d’autre du Pacifique.

«La répercussion la plus importante, c’est que des gens vont perdre le contact» avec leurs amis et leur famille en Chine ou aux États-Unis, déclare à l’AFP Lu Yifan, un Chinois qui a étudié dans une université américaine.

«On se retrouve sans outil de communication alternatif», dit-il, car de nombreuses applications de messagerie comme WhatsApp ou Facebook Messenger sont inaccessibles dans le pays asiatique, censure oblige.

Les États-Unis «mènent une manipulation et une répression politiques arbitraires, ce qui ne pourra déboucher que sur leur propre déclin moral et sur une atteinte à leur image», a dénoncé vendredi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin.

Donald Trump a accepté lundi la possibilité qu’un groupe américain rachète TikTok, mais avant le 15 septembre, sous peine de bannir la plateforme.

Il a, au passage, exigé qu’une «proportion importante» du prix de la transaction soit versé à l’État, sous prétexte que son gouvernement rendait l’acquisition possible. Un concept qui a suscité de vives critiques et un certain embarras dans son entourage.

Le groupe informatique Microsoft, qui semble accepter ces conditions, est en discussion avec ByteDance pour négocier une acquisition à marche forcée.

Mercredi, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait prévenu que les États-Unis souhaitaient bannir des téléphones américains non seulement TikTok, mais aussi d’autres applications chinoises jugées à risque.

«Société libre»

WeChat récupère aussi «les données des visiteurs chinois aux États-Unis», note le décret à son encontre, «ce qui permet au Parti communiste chinois d’espionner des citoyens chinois qui profitent peut-être des avantages d’une société libre pour la première fois de leur vie».

Tencent est en train d’examiner en détail le décret de Donald Trump, a indiqué vendredi à l’AFP un porte-parole de l’entreprise.

ByteDance et TikTok, de leur côté, se mobilisent depuis le début des menaces d’interdiction.

La plateforme internationale, qui compte un milliard d’utilisateurs, a annoncé jeudi l’ouverture prochaine en Irlande de son premier centre de données en Europe.

Jusqu’à présent, toutes les données étaient stockées aux États-Unis et à Singapour.

TikTok, qui a déjà des équipes en Irlande, a assuré que les nouvelles installations allaient créer des centaines d’emplois et accélérer les temps de chargement des vidéos.

Si Microsoft parvient à ses fins, ces serveurs lui reviendront.

Le groupe américain voulait, au départ, racheter uniquement les activités de TikTok aux États-Unis, au Canada, en Australie et Nouvelle-Zélande. Mais il souhaite désormais acquérir l’ensemble des activités mondiales de l’appli, d’après le Financial Times.

Le quotidien britannique évoque la complexité administrative qu’il y aurait à scinder un réseau social.

Incrédulité face à Trump, qui veut une part du gâteau TikTok

Monde

Incrédulité face à Trump, qui veut une part du gâteau TikTok

Julie Jammot
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Donald Trump persiste et signe : si Microsoft achète TikTok au Chinois ByteDance, «une très grosse proportion du prix doit revenir au Trésor des États-Unis», a-t-il répété mardi, alors que cette exigence étonnante suscite de vives critiques et un certain embarras.

Après avoir déclaré qu’il bannissait le réseau social très populaire chez les jeunes, pour des raisons de «sécurité nationale», et qu’il s’opposait à un rachat, Donald Trump s’est finalement déclaré favorable à une acquisition par Microsoft ou une autre société américaine, d’ici le 15 septembre au plus tard.

«J’ai dit à Microsoft, s’ils acquièrent juste la partie américaine de TikTok ou toute l’entreprise, c’est grâce à nous, parce que nous vous laissons opérer ici. Donc les États-Unis devraient en bénéficier aussi, pas juste les vendeurs», a-t-il développé pendant une conférence de presse.

Une transaction qu’il a, de fait, rendue obligatoire, menaçant l’application d’interdiction totale si elle ne passait pas entre des mains américaines. Washington accuse en effet la plateforme d’espionner ses utilisateurs pour le compte de Pékin.

«C’est le genre de tactique mafieuse qu’on pourrait voir en Russie», analyse James Lewis, directeur des technologies au Center for Strategic and International Studies. «Je ne pense pas que ce soit constitutionnel.»

Que faut-il en penser, y a-t-il des précédents? «Je ne sais pas» a répondu à plusieurs reprises Larry Kudlow, conseiller économique du président, interviewé sur Fox Business mardi.

Après avoir déclaré qu’il bannissait TikTok, un réseau social qui appartient au groupe chinois ByteDance, et qu’il s’opposait à un rachat, Donald Trump s’est finalement déclaré favorable à une acquisition par Microsoft ou une autre société américaine, d’ici le 15 septembre au plus tard.

Mais il a exigé qu’une partie de la somme revienne au Trésor, parce qu’il «rendait possible» la vente.

Une transaction qu’il a, de fait, rendue obligatoire, menaçant l’application d’interdiction totale si elle ne passait pas entre des mains américaines. Washington accuse en effet la plateforme d’espionner ses utilisateurs pour le compte de Pékin.

«C’est le genre de tactique mafieuse qu’on pourrait voir en Russie», analyse James Lewis, directeur des technologies au Center for Strategic and International Studies. «Je ne pense pas que ce soit constitutionnel.»

«Nous n’avons jamais rien vu de tel», a remarqué Stuart Varney, de Fox Business. «Sans doute, j’imagine, je ne me souviens pas», a répondu Larry Kudlow, avant de tenter de minimiser la portée des propos du locataire de la Maison-Blanche.

«Écoutez, je ne sais pas si c’est une condition clé. Peut-être que le président pensait que comme le Trésor va devoir beaucoup travailler là-dessus, il y a beaucoup d’options. Je ne suis pas sûr que ce soit un concept spécifique à appliquer.»

Extorsion

«C’est comme pour un propriétaire et un locataire : c’est le bail qui donne la valeur. Nous sommes le bail, en quelque sorte», avait expliqué Donald Trump lundi.

«TikTok est un succès formidable. Mais une part importante de ce succès est dans ce pays», a-t-il développé, estimant qu’il était «juste» que l’État reçoive une partie de la somme de la vente.

Le principe d’une compensation financière pour le Trésor lors d’une acquisition est inhabituel, et généralement réservé aux crises.

Récemment, les grandes compagnies aériennes américaines ont accepté d’accorder des contreparties au contribuable, mais c’était en échange des importantes aides de l’État pour faire face à la pandémie de coronavirus.

La suggestion du président est «grossièrement inappropriée et n’a aucune base légale», a commenté Bobby Chesney, un professeur de droit de l’université du Texas, spécialisé dans les questions constitutionnelles et de sécurité nationale.

L’ancien procureur Michael Bromwich a même assimilé la demande de Donald Trump à du racket, en référence à une loi fédérale sur les organisations criminelles, le Racketeer Influenced and Corrupt Organizations act (RICO).

«Quand l’extorsion et la corruption deviennent un art de vivre...» a-t-il tweeté lundi.

Les menaces de Donald Trump interviennent dans un contexte de vives tensions entre Pékin et Washington.

La Chine a réagi en accusant les Etats-Unis de «manipulation politique».

«C’est de l’intimidation pure et simple», a fustigé Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse.

Microsoft, de son côté, a reçu le message cinq sur cinq.

Son patron Satya Nadella s’est entretenu dimanche avec le président pour le convaincre d’approuver les négociations, déjà bien avancées.

Dans la foulée, le groupe a publié un communiqué expliquant que l’acquisition serait soumise «à une évaluation complète de la sécurité et devrait apporter des bénéfices économiques aux États-Unis, y compris au Trésor américain».