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Taxation du numérique: le G20 ouvre la voie à des négos cruciales

WASHINGTON — Les ministres des Finances du G20, réunis à Washington, ont ouvert la voie vendredi à des négociations cruciales et complexes au sein de l’OCDE sur la taxation des géants du numérique et des multinationales avec l’objectif de parvenir à un accord mondial d’ici le mois de juin.

«À propos de la taxation internationale, nous nous félicitons des récents progrès accomplis et des efforts de l’OCDE, qui a proposé une approche unifiée», a affirmé le ministre japonais des Finances, Taro Aso, au terme de la réunion des ministres du G20, qui s’est tenue en marge de la réunion annuelle du FMI à Washington.

Grâce à ce soutien, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) peut engager les discussions avec 134 États sur son «approche unifiée», dont elle avait présenté les contours la semaine dernière.

«L’échéance, c’est juin 2020», a déclaré Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE, lors d’une conférence de presse la veille à Washington.

La taxation des géants du numérique et des multinationales constitue un enjeu majeur pour adapter la fiscalité mondiale à la numérisation de l’économie de ces dernières décennies, afin que les États puissent percevoir des taxes même si les groupes ne sont pas physiquement présents sur leur territoire.

Les négociations, qui se sont ouvertes au sein de l’OCDE en janvier après plusieurs années d’atermoiements, étaient bloquées par la présence sur la table de trois propositions divergentes et «concurrentes» formulées par le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Inde.

Les paradis fiscaux touchés 

La proposition de l’OCDE se base sur trois piliers. Le premier délimite le champ d’application de la nouvelle taxe : elle stipule que les multinationales, qui «ont une interaction significative avec les consommateurs finaux», sont incluses.

En revanche seraient exclues celles qui n’ont pas de lien direct avec le public, par exemple les équipementiers automobiles, qui vendent leur production à des fabricants.

Deuxième pilier, elle prévoit un système pour déterminer si oui ou non un pays pourra imposer une multinationale, en fonction du chiffre d’affaires de l’entreprise.

Enfin, elle fixe la «garantie juridique» pour les multinationales avec un mécanisme d’arbitrage en cas de litige entre États et grands groupes, afin d’éviter une double imposition.

Selon l’OCDE, les pays dits de marché et les pays en développement seraient les gagnants de cette réforme fiscale et les perdants seraient les paradis fiscaux qui hébergent les sièges sociaux des multinationales. 

Les GAFA (acronyme pour Google, Amazon, Facebook et Apple) ont réagi positivement à la proposition de l’OCDE.

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La reconnaissance faciale fait son chemin dans les aéroports

ISTANBUL— Dans le centre d’innovation de TAV Airports à Istanbul, la reconnaissance faciale est le sésame d’un aéroport du futur au parcours passager fluidifié : un simple regard vers un capteur permet de franchir toutes les étapes, de l’enregistrement à l’embarquement.

Dans cet aéroport de demain, le passager présentera à une borne son passeport dont la photographie sera recoupée avec les données biométriques de son visage saisies par un capteur à l’enregistrement, au dépôt des bagages, au contrôle à la frontière et enfin à l’embarquement.

À partir de janvier, le Groupe ADP, dont le groupe turc TAV est une filiale depuis 2017, déploiera cette technologie à Paris-Orly en partenariat avec Air France.

«Nous allons expérimenter un process dans lequel on utilise la reconnaissance faciale pour les procédures d’enregistrement et d’embarquement», explique Edward Arkwright, directeur général exécutif du Groupe ADP, gestionnaire d’Orly et de Charles-de-Gaulle (CDG) et de 22 autres plateformes dans le monde dont 14 exploitées par TAV Airports.

L’expérimentation doit se dérouler sur un an de façon ciblée et vient compléter le processus de reconnaissance faciale déjà existant au contrôle à la frontière, avec 102 sas équipés avec cette technologie depuis l’été 2017 dans les deux aéroports parisiens.

En France, la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) a autorisé ce test à condition que le passager ait donné au préalable son consentement, que les données biométriques soient supprimées immédiatement après le décollage de l’avion et qu’elles ne puissent pas être réutilisées par ADP pour d’autres vols ou d’autres finalités, comme des propositions commerciales.

Passagers «technophiles»

Le but de l’expérimentation est à la fois d’évaluer le niveau d’»acceptabilité» par le passager et de «mesurer les gains en efficacité opérationnelle», souligne M. Arkwright, en se félicitant du gain de temps au passage des frontières: cela prend 10 à 15 secondes avec la reconnaissance faciale contre 30 à 45 secondes avec la biométrie digitale.

Les passagers «sont moins stressés quand la technologie facilite leur passage au contrôle des passeports», estime Sita, un fournisseur de solutions informatiques pour l’industrie du transport aérien.

Selon des données de Sita, le «recours au contrôle automatisé des passeports a presque doublé» en 2018 par rapport à 2017, avec 44 % d’utilisateurs.

D’ici à 2025, «68 % des passagers seront des technophiles» qui exigent «plus d’automatisation et d’autonomie dans le contrôle de chaque étape de leur voyage», estime la société.

Les aéroports sont voués à être de plus en plus congestionnés sous l’effet d’une croissance exponentielle du trafic qui devrait doubler d’ici à 2037 pour atteindre 8,3 milliards de passagers par an, à un rythme annuel moyen de 3,5 % d’augmentation.

Dans ce contexte, la «fluidité du parcours passager» alliée à une rotation plus rapide des avions devrait permettre, selon M. Arkwright, d’optimiser les structures existantes et de repousser l’échéance de la construction de nouveaux aéroports.

À terme, l’idéal visé par ADP est celui d’un parcours «sans couture», comme celui simulé à Istanbul.

Au terminal 4 de l’aéroport de Changi, à Singapour, à la pointe des nouvelles technologies, ou encore pour les passagers internationaux de l’aéroport d’Atlanta, le plus fréquenté au monde, ce parcours sans interruption grâce à la biométrie est devenu réalité.

«La priorité maintenant est d’assurer qu’il y ait une règlementation pour accompagner cette vision d’une expérience de voyage sans papier, qui assurera également que les données des passagers sont bien protégées», avait expliqué mardi le directeur général de l’Association internationale du transport aérien, Alexandre de Juniac, cité dans un communiqué.

Quant aux éventuels effets sur l’évolution du trafic des pressions environnementales croissantes, M. Arkwright estime qu’«on ne voit pas aujourd’hui de changement de comportement».

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Faille de sécurité : Samsung conseille d'effacer les empreintes enregistrées

SÉOUL — Le conglomérat sud-coréen Samsung a recommandé vendredi aux utilisateurs de plusieurs de ses modèles de cellulaires haut de gamme d’effacer toutes les empreintes digitales enregistrées dans leur appareil, une faille du système de reconnaissance permettant le déblocage du téléphone par des tiers.

Samsung conseille ainsi aux utilisateurs des cellulaires Galaxy Note10, 10+ et Galaxy S10, S10+, et S10 5G, «d’effacer toutes les empreintes digitales existantes», avant de les enregistrer de nouveau, indique la compagnie dans un communiqué de presse publié vendredi.

Le problème est lié à certaines protections d’écran en silicone, qui perturbent les capteurs d’empreintes, a détaillé Samsung, appelant à «éviter» d’utiliser ces protections «jusqu’à la mise à jour du logiciel, qui doit être publiée à partir de la semaine prochaine».

Jeudi, le géant sud-coréen avait assuré qu’il allait très prochainement lancer une mise à jour rectificative, sans pour autant être en mesure de préciser la cause de cette faille, dévoilée en début de semaine par une Britannique.

Celle-ci, propriétaire d’un S10, a expliqué au quotidien The Sun que son cellulaire pouvait être débloqué par quelqu’un d’autre en utilisant simplement une protection d’écran pour détourner la reconnaissance d’empreinte.

Numéro un mondial sur le marché du cellulaire, Samsung avait présenté son nouveau capteur comme étant «révolutionnaire».

«Lorsque vous placez votre pouce sur l’écran, le capteur envoie une impulsion par ultrason pour détecter les reliefs en trois dimensions de votre empreinte rapidement et précisément afin de vous reconnaître», expliquait le groupe lors de la présentation de son appareil.

La banque en ligne sud-coréenne Kakaobank avait demandé à ses utilisateurs de privilégier les mots de passe pour utiliser son application mobile en attendant le correctif.

Premier vendeur de cellulaires au monde devant le chinois Huawei, Samsung est également le plus grand conglomérat familial sud-coréen, ou chaebol, aux activités industrielles variées qui représentent une part importante de l’économie sud-coréenne.

Le groupe a cependant dû faire face à plusieurs reprises à d’importants revers avec des produits phares de sa gamme, à l’image du rappel mondial de son Galaxy Note 7, en 2016, dont plusieurs modèles avaient vu leur batterie exploser, endommageant au passage sa réputation.

Plus récemment, le groupe avait été obligé de repousser le lancement de son Galaxy Fold, le tout premier appareil avec écran pliable, avec le Huawei Mate X, à cause de la fragilité de son écran.

Techno

Volta et Sunny Side Up Creative: l’union fait la force

Unir ses forces sans perdre son identité propre, mission impossible dans le monde des affaires? Pas chez Volta et Sunny Side Up Creative, deux compagnies de Québec qui se sont unies sous un même toit, maintenant qu’elles sont toutes deux dans le giron de Keywords Studios, une compagnie irlandaise qui possède une soixantaine de studios spécialisés à travers le monde.

«C’est vraiment une bonne nouvelle pour Québec et pour nos entreprises. Sunny Side Up et Volta partagent le même ADN axé sur la créativité et la qualité. C’est un bel exemple de la synergie qui peut être développée», a commenté Claude Bordeleau, directeur général et fondateur de Volta, à la veille de l’inauguration officielle des nouveaux locaux communs. 

Volta est un studio de conception visuelle; Sunny Side Up, une agence marketing. Tous deux travaillent dans le domaine du jeu vidéo, en tant que compagnies de services. Chez Volta, on agit souvent à l’étape de la conceptualisation d’un jeu, pour traduire des idées en images concrètes. Sunny Side Up, de son côté, produit notamment des bandes-annonces de jeux vidéos, comme celle du prochain jeu d’Ubisoft, Gods and Monsters.  

Dans cette filière moins connue de l’industrie, il ne se produit pas de jeux à proprement parler. Volta et Sunny Side Up ont d’abord agi comme sous-traitants pour de plus grosses compagnies, dans les domaines qu’ils couvrent. «Maintenant, les gens vont de plus en plus se tourner vers des fournisseurs de services qui sont experts dans certains domaines. Ce n’est plus pour sauver des coûts», constate Claude Bordeleau. «On a des partenaires locaux, comme Beenox et Ubisoft, mais l’essentiel de notre marché reste international. Il n’y a pas de frontières dans les jeux vidéos, et l’expertise québécoise est vraiment reconnue au niveau mondial», soutient pour sa part Louis-Étienne Beaupré, directeur général de Sunny Side Up.

Fondé en 2006, le studio Volta été appartenu à Frima pendant quelques années avant de passer chez Keywords Studios il y a trois ans. Quand Sunny Side Up, fondée en 2012, a aussi été achetée par le même gros joueur, l’occasion était belle de regrouper les troupes de ces deux compagnies sœurs. 

Les rénovations dans l’étage où logent les deux entreprises sur le boulevard Charest viennent de se terminer. Chacune possède ses quartiers, mais la cinquantaine d’employés partagent une aire de repas et de détente, en plein centre. Dans le hall d’entrée, on retrouve le pavoisement des deux compagnies, mais pas celui de Keywords Studios. 

Croissance en vue

«Il n’y a aucune ingérence professionnelle de leur part. On a une grande autonomie, mais faire partie d’une plus grande entreprise nous permet de nous concentrer sur le long terme», note Claude Bordeleau. «Ça nous donne les outils pour continuer à grandir», complète Louis-Étienne Beaupré.

L’heure est à la croissance pour les deux studios, qui sont constamment à la recherche de nouveaux talents. «Notre idée de la croissance, ce n’est pas nécessairement de compter le plus grand nombre d’employés possible. On veut plutôt grossir avec des emplois de qualité, des gens hyper qualifiés. On veut faire attention à garder la valeur de notre entreprise, de continuer de grandir au niveau de notre réputation», soutient Claude Bordeleau.  

Chez Volta, on compte sur un noyau fort d’artistes venus du Québec, mais aussi d’un peu partout sur la planète : Brésil, Roumanie, France, Indonésie… «Mon premier employé est venu de Malaisie. J’avais découvert son portfolio sur Internet», raconte Claude Bordeleau.

Dans le domaine des artistes conceptuels, il faut savoir dénicher la perle rare, poursuit-il, peu importe où elle se trouve. «Ce sont des employés qui s’installent ici, des gens qui s’enracinent», s’enorgueillit-il. Il déplore toutefois que les démarches pour faire venir des travailleurs qualifiés d’ailleurs semblent s’alourdir sans cesse. 

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Netflix repart de l’avant et toise ses futurs concurrents

SAN FRANCISCO — Le géant de la vidéo en ligne Netflix a redoré son blason avec une bonne croissance de sa base d’abonnés ces derniers mois, et espère se poser en vétéran qui ne craint pas l’arrivée de nouvelles plateformes rivales, même quand elles peuvent faire valoir des catalogues denses ou des prix cassés.

Netflix a dépassé les 158 millions d’abonnés dans le monde, et engrangé plus de 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires au troisième trimestre 2019, des résultats salués en Bourse à leur publication mercredi.

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Google: Pixel 4 et des jeux video en streaming

NEW YORK — Nouveau cellulaire axé sur la photographie et intégrant la reconnaissance de mouvements, lancement imminent d’une plateforme de jeux vidéo en streaming, présentation d’une nouvelle gamme de produits connectés : Google a multiplié les annonces mardi à New York.

Lignes revues, utilisation du verre sur le dos de l’appareil, comme pour la majorité des appareils haut de gamme des concurrents, deux optiques intégrés dans un cadre carré sur le dos du cellulaire, le Pixel 4 présente certaines similarités avec son concurrent d’Apple, l’iPhone 11.

Pour la photographie, désormais principal argument de l’ensemble des fabricants de téléphone, Google a mis le paquet, avec une intelligence artificielle intégrée qui vient booster le zoom optique ou propose des photos de nuits améliorées, avec même un mode «astrophoto» permettant de réaliser des images de ciel nocturne.

L’autre nouveauté concerne l’intégration de la reconnaissance de mouvements, non pas via les caméras de l’appareil, comme a pu le faire Samsung par le passé, mais grâce à un radar miniaturisé et intégré sur le haut du cellulaire.

D’un mouvement de la main, l’utilisateur peut ainsi zapper d’une chanson à l’autre et baisser ou couper un appel ou une alarme. L’appareil éclaire l’écran également lorsqu’il sent l’utilisateur s’approcher, pour lui afficher l’heure notamment, mais c’est à peu près tout à ce stade.

Parmi les évolutions, une reconnaissance faciale plus rapide, qui permet de débloquer l’appareil dès qu’il est face à l’utilisateur, ou une nouvelle version de Google Assistant, uniquement en anglais, plus rapide dans ses réponses car implanté sur l’appareil même, et non plus via le nuage.

Disponible le 24 octobre dans plusieurs régions du monde, l’appareil sera proposé à partir de 799 $ aux États-Unis, un peu plus cher que le modèle basique de l’iPhone 11. La version XL est proposée à partir de 899 $US.

Lancement de Stadia

Google a également annoncé que le lancement de sa plateforme de jeux vidéo en streaming Stadia aurait lieu le 19 novembre.

En faisant son entrée sur le marché du jeu vidéo en ligne, le géant du moteur de recherche entend bouleverser le marché dominé par les grands acteurs des consoles de jeu comme Sony et Microsoft, en permettant aux usagers de profiter de leurs jeux, en qualité optimale et sur n’importe quel support — ordinateur, téléviseur intelligent, cellulaire — en passant indifféremment de l’un à l’autre.

L’offre de Google comptera un catalogue d’une trentaine de jeux à son lancement avec plusieurs possibilités d’abonnement.

Le géant californien a par ailleurs présenté les dernières versions de ses objets connectés pour la maison, qui passent sous la marque Nest, dont l’enceinte connectée Mini (49 $US, disponible le 22 octobre), avec une coque en plastique partiellement recyclée, et ses outils Nest Wifi (à partir de 269 $US, disponible le 4 novembre), conçus pour améliorer la connexion wifi dans le logement.

Google profite de ces objets pour se lancer, début 2020, dans les services avec un abonnement, Nest Aware (6 $US par mois), et sa version premium, Nest Aware Plus (12 $US par mois), permettant de conserver à distance les enregistrements des caméras Nest Cam ou de l’écran connecté Nest Hub Max.

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Le jeu vidéo Fortnite de retour, des millions de joueurs respirent

NEW YORK - Après 40 heures de sommeil, le jeu Fortnite a été réactivé mardi vers 10H00 GMT avec de nombreuses mises à jour, au grand soulagement de millions de joueurs qui rongeaient leur frein.

Après avoir savamment mobilisé l’attention d’une partie de la planète en remplaçant son jeu par un plan fixe de trou noir durant presque deux jours, l’éditeur Epic Games a mis en ligne le «chapitre 2» de Fortnite, équivalent de la 11e version depuis sa sortie, en juillet 2017.

À la différence des jeux de précédentes générations, Fortnite ne peut se jouer qu’en ligne. Les joueurs dépendent donc du maintien et des mises à jour réalisés par l’éditeur.

Dans cette nouvelle version, Epic Games a introduit une nouvelle carte, avec une île beaucoup plus verte que celle de la saison 10, comprenant plus de collines et des rivières.

À chaque début de partie, 100 joueurs atterrissent sur la même île et doivent s’entre-tuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, le vainqueur. Ce mode de jeu, appelé «Battle Royale» et utilisé par d’autres jeux, est devenu le plus populaire au monde.

Il est également possible de jouer par équipes.

Parmi les quelques évolutions notables de cette mise à jour, les joueurs peuvent désormais nager, pêcher, ou naviguer sur l’eau avec des bateaux.

Plus de 15 000 internautes ont regardé mardi en direct sur la plateforme Mixer de Microsoft les premiers pas de Ninja, le joueur de Fortnite le plus célèbre du monde (22,4 millions d’abonnés sur YouTube), dans cette nouvelle configuration «chapitre 2».

S’il demeure gratuit, le jeu permet d’acheter un Battle Pass, qui offre l’accès à une large palette d’accessoires, pour 950 V-Bucks, la monnaie virtuelle de Fortnite. L’achat de 1000 V-Bucks coûte 9,99 dollars.

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Le jeu Fortnite mis en sommeil temporairement, les joueurs aux abois

NEW YORK — Le célèbre jeu vidéo Fortnite a été mis en sommeil temporairement par son éditeur Epic Games avant la sortie imminente d’une nouvelle version, une décision qui a plongé des millions de joueurs accros dans le désarroi.

Epic Games avait annoncé que le 13 octobre correspondrait à la fin de la saison 10 du jeu et l’a remplacé, dimanche soir, par l’image d’un trou noir, sans plus d’explication.

Plusieurs joueurs ont posté des vidéos montrant l’univers Fortnite progressivement aspiré par le trou noir, qui a mis fin à leur partie.

Sollicité par l’AFP, l’éditeur n’a pas donné suite immédiatement. La saison 11 est attendue sous peu, mais Epic Games n’a pas donné de date de mise en ligne.

La version chinoise du site de Fortnite a laissé entendre que la mise à jour interviendrait dans la nuit de lundi à mardi.

Depuis l’interruption, des milliers de messages ont été postés sur les réseaux sociaux par des joueurs privés de leur jeu favori jusqu’à nouvel ordre.

«Hey @FortniteGame, et si vous nous donniez des infos sur ce qui se passe? On a au moins le droit à quelque chose vu tout l’argent qu’on a dépensé dans ce jeu», a tweeté Todd Sinowitz.

«Fortnite essaye de battre le record du nombre de personnes en train de regarder un écran noir», a plaisanté King Ye, également via Twitter.

D’autres ont salué le brillant coup marketing d’Epic Games, qui a fait du lancement de cette nouvelle saison un événement mondial bien au-delà de la seule communauté des joueurs.

Lancé en juillet 2017, Fortnite entretient l’intérêt de ses quelque 250 millions de joueurs en proposant plusieurs mises à jour conséquentes par an, au point d’avoir déjà connu dix saisons en 28 mois seulement.

Le jeu doit, en partie, son succès à sa formule «freemium», gratuit avec opportunité de réaliser des achats dans le jeu, ainsi qu’à la possibilité d’y jouer, en ligne, sur tous les supports, de l’ordinateur au téléphone intelligent en passant par la console.

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Amazon appelle à la régulation des technologies de reconnaissance faciale

WASHINGTON — Amazon soutient l’idée que les États régulent l’utilisation de la reconnaissance faciale, parmi d’autres principes mis en avant par le géant américain du commerce en ligne et des technologies, critiqué sur de nombreux sujets, de sa position dominante au respect de la vie privée.

Les gouvernements devraient «travailler rapidement à la mise en place d’un cadre de régulation [...] pour s’assurer que cette technologie est employée de façon appropriée», a déclaré le groupe dans un communiqué publié jeudi soir, qui détaille ses positions sur le réchauffement climatique, le salaire minimum aux États-Unis ou encore l’immigration.

«Comme toutes les technologies, la reconnaissance faciale [...] peut être mal utilisée. Nous fournissons des indications à tous nos clients du [logiciel] Rekognition, y compris les forces de l’ordre, sur la bonne manière de s’en servir», souligne l’entreprise.

Abus?

La technologie est de plus en plus utilisée dans le monde malgré les inquiétudes qu’elle suscite chez les mouvements de défense des droits et des libertés.

Amazon, comme d’autres grandes sociétés technologiques (Google, Facebook, Apple), est devenue tellement puissante dans certains secteurs que les autorités de régulation américaines ont lancé une grande enquête afin de déterminer s’il n’y avait pas d’abus en termes de monopole ou de droits des consommateurs.

L’entreprise de l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, a déclaré qu’elle était prête à soutenir une loi américaine fédérale sur la vie privée «qui requiert la transparence, la possibilité d’accéder à ses informations personnelles et de les supprimer, et qui interdise la vente de telles données sans consentement».

Sur d’autres sujets, Amazon a répété ses prises de position : le salaire minimum au niveau fédéral doit être augmenté et le réchauffement climatique est «réel».

Jeff Bezos s’est engagé en septembre dans une campagne qui doit permettre de remplir — avec 10 ans d’avance — les engagements climatiques de l’accord de Paris.

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Téléphones intelligents: Microsoft fait un retour timide, mais à double écran

SAN FRANCISCO — Microsoft le présente avant tout comme une tablette qui «tient dans la poche», mais le «Surface Duo» dévoilé mercredi par le groupe informatique relève bien du téléphone intelligent, marquant le retour du groupe sur ce marché qu’il avait déserté.

Le «Surface Duo» comporte deux écrans de 14,2 cm (5,6 pouces) qui se replient comme un livre, et est opéré par Android, le système d’exploitation de Google, et non par Windows Phone, dont Microsoft a arrêté le développement en 2017.

Il sera commercialisé l’année prochaine.

«Vous allez en parler comme d’un téléphone, je le comprends bien», a déclaré Panos Panay, directeur produit chez Microsoft, lors de la présentation à New York des dernières nouveautés du groupe.

«Vous pouvez envoyer des textos, vous pouvez écrire, vous pouvez faire ce que vous voulez, mais ce produit est un “Surface”», a-t-il insisté.

De 2010 à 2017, la firme américaine a tenté de convaincre les consommateurs d’acheter des téléphones sous Windows, mais elle avait fini par abandonner ce marché, acceptant son échec dans ce domaine face à ses rivaux Apple (iOS) et Google (Android).

Le système d’exploitation Windows, toujours largement dominant sur ordinateur, représente encore des revenus considérables pour la société.

Mais Azure, son offre de services aux entreprises dans l’informatique à distance et le stockage dématérialisé (cloud), fait désormais office de moteur pour la croissance de Microsoft, qui peut aussi compter sur les jeux vidéo avec Xbox, sa gamme d’appareils Surface et le réseau social professionnel LinkedIn, acquis en 2016.

Le groupe cultive le mystère, non seulement sur la nature de son nouvel appareil, mais aussi sur ses caractéristiques, comme le type d’appareil photo ou le prix, deux facteurs essentiels dans un marché saturé de combinés ultra performants.

«L’histoire de Microsoft dans les téléphones intelligents, avec Kin et Nokia, n’a pas été exactement brillante», rappelle l’analyste Patrick Moorhead de Moor Insights & Strategy.

En 2010, le géant du logiciel avait supprimé la gamme de téléphones Kin au bout de quelques semaines seulement.

Quatre ans plus tard, il rachetait la branche de téléphones mobiles du finlandais Nokia pour plus de 7 milliards de dollars. La marque perdait alors de l’argent, et Microsoft n’a pas réussi à la sauver face à la concurrence.

Cet échec a constitué un facteur déterminant dans la décision de sortir de ce marché et de transformer l’entreprise fondée par Bill Gates.

«Jamais 2 sans 3, et je pense que cette fois-ci sera la bonne parce que les conditions pour le succès d’un téléphone Surface semblent être réunies», estime Patrick Moorhead.

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Zuckerberg prêt à «aller au combat» pour éviter le démantèlement de Facebook

NEW YORK — Mark Zuckerberg se dit prêt «à aller au combat», voire à «poursuivre en justice» le gouvernement fédéral, pour éviter un démantèlement de Facebook prôné par un nombre croissant de responsables politiques aux États-Unis et même par un des cofondateurs du réseau social.

Ces propos ont été tenus par M. Zuckerberg lors d’une session de questions-réponses avec des employés en juillet, selon un enregistrement dévoilé mardi par le site spécialisé The Verge.

Techno

Commerce en ligne: faire alliance avec Goliath

Dans le domaine du commerce électronique, on aurait tort de penser que David se bat toujours contre Goliath. Les petits joueurs auraient plutôt intérêt à tirer profit des grandes locomotives comme Amazon, Walmart et Best Buy.

C’est du moins l’avis de l’entreprise Novatize, spécialisée dans l’accompagnement d’entreprises sur le plan des stratégies commerciales numériques. «Amazon a toujours été vu comme un compétiteur, mais ça peut être un allié pour un commerçant. Ce n’est pas contre Amazon qu’il se bat, mais contre d’autres commerçants sur Amazon», nuance François-Jérôme Gosselin, président et analyste d’affaires dans l’entreprise de Saint-Roch.

Certains mythes ont la vie dure concernant les forces en présence dans le marché. «Il faut faire de l’éducation auprès de nos clients», constate le jeune entrepreneur. «Aux États-Unis, 50 % des ventes se font maintenant sur Amazon», illustre François-Jérôme Gosselin. Il existe aussi d’autres plateformes florissantes, notamment les divisions Place du marché de Walmart et Best Buy, qui fonctionnent sur le même principe. 

Le principe semble s’inscrire en faux contre l’idée de favoriser le commerce local, d’encourager l’économie d’ici. Plusieurs clients de Novatize conservent leurs propres sites transactionnels même quand ils s’affichent sur un géant du Web. Quand on lui demande s’il vaut mieux acheter un produit directement d’un commerçant sur son site, ou à travers Amazon, l’entrepreneur a une position nuancée. Il prend pour exemple un de ses clients, Ketto, une entreprise de Québec reconnue pour ses sacs et fournitures scolaires imagées avec les illustrations des propriétaires.  

Bâtir une réputation

«Si on y va simplement avec les chiffres, Ketto va faire une meilleure marge si on achète sur son site directement. Par contre, Ketto a un objectif de développement à l’international, et ça va se réaliser en se bâtissant une réputation sur Amazon et sur les autres Places du marché du genre. Plus l’entreprise a de trafic et d’achats sur Amazon, mieux elle va se positionner. L’un et l’autre sont aussi bons, ils n’apportent pas la même chose à l’entreprise», explique-t-il. 

Il évalue que la performance peut s’améliorer de 30 à 50 % avec une présence sur Amazon, ce qui peut compenser la commission exigée par l’entreprise, semblable à celle d’un détaillant physique. Il y a aussi les évaluations laissées sur le site de vente qui valent de l’or, ajoute-t-il. 

François-Jérôme Gosselin donne aussi en exemple Super décapant, une compagnie de Granby. «Ils sont allés directement sur le marché américain, et la performance est hallucinante», note le président de Novatize. Dans ce cas précis, la compagnie cherchait d’abord à se faciliter l’accès au marché, et a choisi d’utiliser les services d’Amazon pour l’entreposage et la livraison. Il est aussi possible d’utiliser le site seulement comme vitrine et de continuer d’entreposer et d’expédier soi-même les produits, une option peu coûteuse, mais profitable pour un entrepreneur qui a déjà un inventaire et des opérations structurées. 

L’équipe de Novatize, une entreprise créée il y a cinq ans par deux amis de longue date (François-Jérôme Gosselin et Pierre-Olivier Brassard) après leurs études en administration, a comme mandat d’accompagner les entreprises dans le développement de leur commerce électronique, avec une équipe d’une vingtaine d’employés versés autant dans le marketing que dans la programmation informatique. 

Techno

Transformation numérique: vers des employés mieux outillés [VIDÉO]

Les organisations publiques et privées qui désirent s’équiper davantage en matière de transformation numérique pourront maintenant se tourner vers l’Université Laval (UL). Des services sur mesure ainsi que des formations seront offerts sur demande.

L’institution scolaire lançait lundi l’Académie de la transformation numérique (ATN) qui propose de répondre aux besoins réels des membres du personnel qui souhaite mettre à jour leurs connaissances sur cette nouvelle ère du numérique. L’ATN est née d’une collaboration étroite entre l’Université et le gouvernement du Québec. 

«Le numérique nous fait sortir de notre zone de confort pour le mieux. On est en train de faire des choses nouvelles ensemble, au service des entreprises, du gouvernement et de la société en général. Nous devons anticiper les compétences de demain pour mieux construire l’avenir», a indiqué la rectrice de l’UL, Sophie D’Amours.

Le virage numérique continue d’évoluer à la vitesse grand V, les organisations doivent s’adapter rapidement. Cette nouvelle réalité vient modifier les pratiques organisationnelles. 

Le gouvernement caquiste a investi 6 millions $ pour une période de cinq ans pour le projet de l’ATN. Cet octroi implique le démarrage, les recherches et le développement des diverses formations et outils de travail.

Plus que temps

Le chargé de la mission de l’ATN, Alain Aubut, soutient qu’il était grand temps d’offrir des ressources claires et fiables en matière de numérique pour les organisations. 

«Les enjeux d’aujourd’hui nous amènent à bouger très rapidement. Il faut faire des mises à niveau. C’est assez flagrant, on a vu les enjeux de sécurité dans des institutions financières. Aujourd’hui, il faut absolument que les gens soient informés sur les enjeux de la cybersécurité, l’infonuagique aussi. C’était plus que temps», a-t-il noté.

Toutes les organisations en partenariat avec l’ATN pourront profiter des contenus d’informations et réaliser les parcours de formation. 

En plus des employés de l’UL et de ceux du gouvernement, les employés des cinq cégeps de la région de Québec et de l’École nationale d’administration publique du Québec sont déjà inscrits parmi les partenaires.

Le ministre délégué à la Transformation numérique, Éric Caire, était présent lors de l’annonce. 

Affaires

Les ressources humaines à l’heure des robots

Avec les pénuries de main-d’œuvre qui sévissent dans plusieurs domaines, les promesses de nouveaux logiciels qui utilisent l’intelligence artificielle pour aider au recrutement sonnent comme de la musique aux oreilles des entrepreneurs. Mais là comme dans d’autres domaines, un «robot» est soumis aux mêmes obligations légales qu’un humain, rappelle Me Dave Bouchard.

L’avocat donnera jeudi, en compagnie de sa collègue

Me Andrée-Anne Perras-Fortin, une conférence sur l’intelligence et les ressources humaines dans le cadre du passage à Québec du Grand symposium du droit du travail et de l’emploi, créé par le cabinet Lavery avocats. 

Le sujet a de quoi intriguer, à l’heure où les applications utilisant l’intelligence artificielle (IA) se multiplient dans tous les domaines. En recrutement, par exemple, une invention russe a suscité beaucoup d’intérêt dans les dernières années. Vera, de son petit nom, est un robot qui peut être programmé pour écumer les bases de données à la recherche de candidats potentiels pour un emploi précis. Vera appelle ensuite directement les candidats pour le compte de la compagnie, et réalise des entrevues vidéos. En fin de compte, la machine sélectionne un bassin restreint de candidatures qui sont ensuite traitées «à l’ancienne», par les recruteurs humains de la compagnie.

«Il existe aussi des applications au niveau de la consultation entre les employés et les ressources humaines», ajoute Me Bouchard. Des outils sont en développement pour faire en sorte de pouvoir prédire quels employés seraient sur le point de quitter l’entreprise, afin de déployer des mesures de rétention. Ces outils utilisent toutes sortes de données pour arriver à ce résultat, explique Me Bouchard, comme les données publiques sur les réseaux sociaux, qui peuvent donner des indices sur l’humeur d’une personne. Il souligne toutefois que l’on ne peut toujours pas évaluer la fiabilité réelle de tels outils. 

Techno

Respect de la vie privée: Facebook suspend des dizaines de milliers d'applications

SAN FRANCISCO — Facebook, soumis à une pression croissante des autorités américaines, a annoncé vendredi avoir suspendu de la plateforme des dizaines de milliers d’applications, qui posent potentiellement un risque en termes de respect de la vie privée de ses utilisateurs, d’après une enquête interne menée sur des millions d’applications.

Le réseau social a lancé cette enquête en réponse au scandale dit de Cambridge Analytica: en 2018, un lanceur d’alerte a révélé que cette entreprise britannique avait mené des campagnes de manipulation massives, via des applications tierces sur Facebook, pour influencer les électeurs américains et britanniques.

«Nous avions promis à l’époque que nous passerions en revue toutes les applis ayant eu accès à des quantités importantes d’informations (sur les utilisateurs, NDLR) avant le changement de notre règlement en 2014», explique dans un communiqué Ime Archibong, vice-président des partenariats chez Facebook.

Pour cette grande enquête, la plateforme a travaillé avec des «centaines de personnes: avocats, enquêteurs externes, analystes de données, ingénieurs (...)», afin de «mieux comprendre les mécanismes abusifs» et pour pouvoir, in fine, «déloger les acteurs néfastes parmi les développeurs».

Les suspensions concernent 400 développeurs, mais «ne signifient pas nécessairement que ces applis représentent une menace pour les gens», a indiqué Ime Archibong.

«Loin d’avoir fini» 

En mars 2018, un ancien employé de la société d’analyse de données britannique Cambridge Analytica (CA) a révélé qu’elle avait récolté à leur insu les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook aux États-Unis.

Des informations qui auraient permis d’élaborer des profils psychologiques pour les cibler ensuite avec des messages politiques, notamment en faveur du Brexit ou de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine en 2016.

L’agence de protection des consommateurs américaine a infligé en juillet une amende record de 5 milliards de dollars à Facebook pour avoir «trompé» ses utilisateurs sur le contrôle de leur vie privée, notamment lors de cette fuite massive de données personnelles.

«Nous sommes loin d’avoir fini» relate Ime Archibong à propos de l’investigation interne en cours. «Tous les mois, nous incorporons ce que nous avons appris et nous réexaminons les manières pour les développeurs d’utiliser nos plateformes», comme Instagram, réseau social plus axé sur les photos et vidéos, et la messagerie Messenger.

Il rappelle que la plateforme a restreint les possibilités pour les applications de collecter des données à moins de démontrer qu’elles servent à «améliorer l’expérience de l’utilisateur. (...) Les applis dont l’utilité est limitée, comme les jeux-questionnaires de personnalités, ne sont plus autorisées sur Facebook».

Actions en justice 

Certaines applications ont été suspendues parce qu’elles «n’ont pas répondu à nos requêtes demandant plus d’informations», précise-t-il, et quelques-unes ont été interdites, notamment pour «avoir partagé des données de façon inappropriée» ou «ne pas avoir protégé l’identité d’utilisateurs».

Facebook a aussi entrepris des actions en justice contre des sociétés qui refusent de coopérer ou qui ont créé des applications pour pirater les téléphones d’usagers.

Depuis l’éclatement du scandale de Cambridge Analytica, le réseau aux 2,4 milliards d’utilisateurs est soumis à une attention toute particulière, notamment de la part des gouvernements occidentaux, concernant l’usage et la gestion des données personnelles. Il fait face à plusieurs enquêtes aux États-Unis sur ce sujet ainsi que sur ses pratiques commerciales.

Le patron et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rencontré des élus au Congrès américain. Selon le sénateur Josh Hawley, il a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids de son réseau social.

Le modèle économique de Facebook repose sur la collecte de données des utilisateurs, qui sont anonymement agrégées et revendues aux annonceurs pour un ciblage publicitaire à la fois très fin et à très grande échelle.

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Zuckerberg refuse de vendre Instagram et WhatsApp

Le patron fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rejeté lors d’une visite au Congrès américain l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids du géant Facebook, selon un élu.

La visite de M. Zuckerberg à Washington a été rythmée par des rencontres privées avec des élus et une entrevue à la Maison-Blanche avec le 45e président des États-Unis.

«Bonne rencontre avec Mark Zuckerberg de Facebook dans le Bureau ovale aujourd’hui», a simplement indiqué Donald Trump sur le premier réseau social au monde jeudi soir, accompagnant son message d’une photo où l’on voit les deux hommes se serrer la main. Il n’a pas apporté davantage de détails sur la teneur de leurs discussions.

Au Congrès américain dans la même journée, Mark Zuckerberg a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp, a affirmé le sénateur républicain qui le lui a suggéré.

«Nous avons eu une conversation franche», a tweeté le sénateur Josh Hawley, l’un des critiques les plus virulents de Facebook, après sa réunion à huis clos avec son patron fondateur.

«Je l’ai mis au défi de faire deux choses pour montrer que Facebook est sérieux sur les questions de l’impartialité, de la protection des données personnelles et de la concurrence», a ajouté le sénateur Hawley :

«1) Vendez Whatsapp et Instagram 2) Soumettez-vous à un audit indépendant, extérieur sur la question de la censure. Il a répondu non aux deux», a dit le sénateur, qui avait déjà poursuivi le réseau de ses foudres quand il était procureur général du Missouri.

Mercredi soir, M. Zuckerberg avait rencontré en privé d’autres élus lors d’un dîner animé, a confié le sénateur démocrate Mark Warner.

«Il nous reste un long chemin à parcourir, mais j’apprécie sa sincérité et le fait qu’il ait pris nos inquiétudes au sérieux. J’espère que nous pourrons travailler ensemble pour répondre à ces défis», a-t-il tweeté.

«Il s’en est pris plein les oreilles de la part de nombreux collègues», a précisé M. Warner sur Yahoo Finances.

S’il veut une plus stricte régulation, M. Warner a précisé qu’il n’était pas, pour l’instant, partisan de démanteler le géant Facebook.

«Je ne suis pas encore avec certains de mes amis qui veulent aller directement jusqu’à casser» le groupe, a-t-il dit sur Fox Business Network.

Le jeune magnat de la tech et les élus ont évoqué «de nombreux sujets», selon M. Warner, notamment la protection des données personnelles, la transparence, les contenus racistes, les moyens de mieux authentifier les identités ou encore les cryptomonnaies.

Le Congrès planche sur une législation protégeant mieux la vie privée face aux géants de l’internet, pour qui les données personnelles sont souvent la principale source de revenus.

Fin juillet, les autorités fédérales américaines avaient imposé à Facebook, qu’elles accusent d’avoir «trompé» ses utilisateurs, un contrôle indépendant de la manière dont il traite les données personnelles, en plus d’une amende record de cinq milliards de dollars.

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Cinéma et jeux vidéo: mariage encore difficile

PARIS — Découvrir une aventure sur grand écran avant de la poursuivre sur sa console : ce réflexe fait partie depuis longtemps des habitudes des «gamers», mais les adaptations de films en jeux vidéo donnent parfois des résultats inégaux.

Dernier exemple d’un transfert d’univers : le jeu Blair Witch, sorti pour célébrer les 20 ans du film à succès de la fin des années 90, et qui replonge le joueur dans son ambiance angoissante.

Il ne sera pas seul : Star Wars : Fallen Order, inspiré de l’univers créé par George Lucas, et Marvel’s Avengers sont, entre autres, prévus dans les prochains mois.

Dans ces deux cas, le joueur connaîtra de nouvelles aventures, mais dans un univers familier. «C’est le type de jeu qui marche le plus souvent», souligne Fanny Renard, animatrice de communauté pour le studio indépendant Goblinz : «un même univers, mais une histoire différente, qui vient compléter celle existante».

Un choix assumé par les créateurs de Blair Witch qui se savent «attendus au tournant avec un film aussi emblématique».

«Nous voulions développer notre propre histoire mais en gardant l’esprit du film. Le sentiment d’isolement est important, pris au piège sans savoir quoi faire», explique Barbara Kciuk, auteure principale chez Bloober Team, le studio responsable de l’adaptation.

Une logique également appliquée avec succès par LucasArts, la filiale vidéoludique de Lucas Films, les créateurs de Star Wars, dont plusieurs jeux, tels que les Jedi Knights ou Galactic Battleground, sont devenus des références.

«Une simple commande»

Ce parti pris n’est pourtant pas celui de la majorité des adaptations de succès cinématographiques. Souvent trop proches du scénario du film, parfois bâclées, les adaptations, qui apparaissent dès le début des années 80, sont rarement une réussite.

«Atari avait réalisé une adaptation du film E.T., un produit qui les a littéralement tués», rappelle Andrew Kitson, de Fitch Solutions. «Atari avait mis les moyens, mais n’avait donné que cinq semaines aux développeurs et un brouillon du script du film pour travailler. Sans surprise, le jeu était pauvre et l’histoire très éloignée de celle du film».

Deux ans après la sortie du film, le pionnier des jeux vidéo cessera de faire des consoles, avant de se vendre au japonais Namco en 1985.

«Le problème vient de la commande. Lorsqu’un jeu est une simple commande, il ne sera pas fait avec le même soin, on aura souvent une œuvre vidéoludique plus étriquée», souligne Laurent Michaud, directeur d’études pour l’Idate.

«Le développement du jeu commence tard dans le processus de production du film et des produits mal terminés sont mis en vente mais pour les studios peu importe, un mauvais jeu ne viendra pas entacher la réputation d’un film», ajoute M. Kitson.

Le jeu investit le cinéma

Si le cinéma voit surtout le jeu vidéo comme une source de revenus additionnels, il y cherche également de plus en plus de l’inspiration.

Depuis le milieu des années 90, environ 150 films ont ainsi vu le jour en s’inspirant de jeux vidéo, de Doom à Mario Bros. en passant par Street Fighter ou Prince of Persia. Mais bien peu ont connu un réel succès, à l’exception sans doute des adaptations de Lara Croft (Tomb Raider), ou des Resident Evil, avec Milla Jovovich.

Certains éditeurs, comme le français Ubisoft, ont même décidé de lancer leur propre société de production afin d’adapter leurs licences en films ou séries.

Ubisoft a commencé en 2016 avec une adaptation de son jeu à succès Assassin’s Creed, un film qui n’a pas su convaincre la critique, mais qui n’enlève rien aux ambitions du groupe : près d’une dizaine de films tirés de ses jeux sont prévus dans les prochaines années.

Pour l’heure cependant, le jeu vidéo n’a pas encore trouvé son œuvre cinématographique majeure, qui le ferait basculer, au même titre que la littérature, comme une source d’inspiration légitime.

«Le Seigneur des Anneaux a été adapté plusieurs fois au cinéma avant le succès de Peter Jackson, les précédentes versions n’étaient pas brillantes. Il a fallu le temps nécessaire, les bonnes technologies et le bon réalisateur, qui connaissait bien l’œuvre de J.R.R. Tolkien. Il en sera de même pour les adaptations de jeux vidéo», insiste M. Michaud.

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Facebook veut empêcher les publicités de modifier des titres de presse

SAN FRANCISCO — Facebook veut empêcher les annonceurs de modifier les titres d'articles de presse en fonction du message publicitaire qu'ils cherchent à véhiculer, a indiqué lundi le réseau social, souvent critiqué pour son manque de réaction lors de scandales de manipulation de l'opinion.

Le géant californien a confirmé prendre des mesures après qu'un titre d'article de la BBC ait été changé dans une publicité politique, de façon à faire croire que le gouvernement britannique était plus généreux dans ses dépenses pour l'éducation qu'en réalité.

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Technologies émergentes: c’est génial, mais...

Les technologies émergentes ne cessent de nous épater. Alors qu’une nouvelle application pour les téléphones est créée tous les jours, que les voitures peuvent être contrôlées à distance et que plusieurs scandales entourant le vol d’informations privées font surface, il devient primordial d’être bien informé.

Pour célébrer ses 35 ans, ISACA Québec tiendra en octobre un congrès international sur les opportunités et les défis des technologies émergentes à Québec même, à l’hôtel Le Concorde.

«C’est très d’actualité, on est pleinement conscients de ça. On va essayer de donner une partie de l’information aux nombreuses questions», indique André Chicoine, président de ISACA Québec et conseiller en gouvernance de la sécurité chez In Fidem. 

Le congrès durera trois jours et portera sur neuf thématiques différentes. Il y aura des conférences davantage pour le grand public et d’autres qui cibleront les entreprises ou les professionnels du domaine qui désirent être à jour.

«La protection de la vie privée, l’éthique en général, je pense que ça n’a jamais été aussi intense dans les médias que maintenant. Tout le monde est interpellé par ça, on en parle entre nous dans notre réseau, des gens pour qui ce n’était pas une préoccupation il y a quelques années, là ça vient spontanément comme sujet de discussion. En terme de timing, je pense qu’on a vu juste», soulève aussi Michel Lambert, membre du comité organisateur chez ISACA Québec, et lui aussi conseiller chez In Fidem.

Le congrès est ouvert à toute la population. Le but est de démystifier tous les sujets qui semblent compliqués. 

«On souhaite évidemment la présence des représentants des municipalités, des représentants de moyenne et grande entreprise. C’est pour eux aussi. On aura une présentation sur les villes intelligentes, le big data, l’intelligence artificielle. On va aussi démystifier le block chain, tout le monde sait que ça existe, mais peu savent vraiment c’est quoi», ajoute M. Lambert. 

Et la sécurité?

Les deux hommes espèrent que le congrès rappellera aux gens que derrière chaque avantage ou chaque nouveau service technologique se cachent des risques. Il faut en être conscients et devenir vigilants.

«Si on n’est pas conscients de la valeur et de l’opportunité, on est moins enclin à en profiter. Quand on met en place un nouvel avantage, il faut être sûr d’avoir mis les contrôles. C’est un couteau à double tranchant», insiste M. Lambert.

Les deux hommes donnent l’exemple des voitures contrôlées à distance pour illustrer leurs propos. 

«C’est génial, mais c’est aussi épouvantable. Il y a des gens qui sont capables de craquer ça, et de faire démarrer ton auto ou appliquer les freins. Il y a des gens qui découvrent ces choses-là et trouve l’outil fantastique, mais ne pense pas à l’enjeu de sécurité. Ils croient que les gens sont tous honnêtes, c’est ça le plus grand problème», poursuit M. Chicoine.

Les technologies se développent à la vitesse grand V, mais la sécurité de l’information doit emboîter le pas. Pour chaque nouveau programme créé, il faut penser à la protection des données.

Après Desjardins, Capital One... 

Le sujet de la protection de données privées a fait les manchettes à maintes reprises dans les derniers mois. D’abord, dans le cas de Desjardins, les deux conseillers souhaitent rappeler qu’il ne s’agit pas d’une cyberattaque, mais d’un employé malhonnête qui a profité de ses accès pour voler des fichiers.

«Oui, les incidents qu’on a vu chez Capital One, chez Revenu Québec ou chez Desjardins, ça soulève beaucoup de questionnements, de la part des gens ou des entreprises. On le voit beaucoup, les gens se posent davantage la question : pour les risques, est-ce qu’on est correct? Si tu prends l’employé de Desjardins, c’est possible de garder un contrôle avec les accès et les téléchargements. L’employé fait partie souvent de la solution», explique M. Chicoine. 

«Une partie de la réponse est une solution technologique. Le morceau le plus important reste la personne. Tu peux éduquer les personnes à être vigilants, les solutions technologiques ont ses limites. Desjardins existe depuis plusieurs décennies, c’est un cas sur combien? La vaste majorité des employés contribuent à la solution», ajoute M. Lambert.

Le congrès se teindra du 7 au 9 octobre, il est possible de consulter la programmation et de s’y inscrire sur le site Web d’ISACA Québec (isaca-quebec-2019.org). 

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Borderlands 3: un jalon important pour Gearbox Québec [VIDÉO]

L’ambiance était à la fête, vendredi, dans les bureaux de Gearbox Studio Québec. Avec la sortie de Borderlands 3, les employés participaient à leur tout premier lancement de jeu depuis la création du studio de Québec, en 2015.

«C’est historique pour nous. On a bâti le studio pour se rendre là», a lancé Pierre-André Déry, codirecteur du studio avec Sébastien Caisse. «On savoure le moment», a complété ce dernier. Dans les quatre dernières années, le studio de Québec, qui est le premier studio satellite de Gearbox, un indépendant établi au Texas, est passé d’une poignée d’employés à plus de 130. Le nouvel opus de la série Borderlands, très attendu par les fans, a été le principal projet de l’entreprise depuis sa création. 

«Le studio de Québec a fait une part significative dans le jeu, dont plusieurs niveaux, des systèmes complets, tous les véhicules dans le jeu, certains “boss” et les interfaces. On a aussi participé à la direction artistique», énumère Pierre-André Déry. 

Borderlands 3 est aussi le tout premier jeu à offrir une extension dans la populaire plateforme de streaming Twitch, qui permet aux spectateurs d’interagir avec le jeu et les streamers. Une nouveauté conçue en grande partie dans les studios de Saint-Roch, expliquent les codirecteurs. «C’est assez révolutionnaire comme système», a soutenu Sébastien Caisse. 

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L'iPhone en déclin, mais toujours la star attendue de la présentation d'Apple

SAN FRANCISCO — L’iPhone sera la star de la présentation Apple de mardi, mais le géant californien des technologies en profitera aussi sans doute pour faire valoir son offre de services et de contenus, en pleine expansion.

«Nous allons peut-être voir ce qu’Apple veut dire quand il parle des services et des appareils comme d’un seul produit unifié», anticipe Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies.

Cultivant toujours sa culture du secret, le géant à la pomme a envoyé une invitation minimaliste pour participer à «un événement spécial» à son siège de Cupertino, au coeur de la Silicon Valley, le 10 septembre.

Depuis des années, Apple organise des présentations en grande pompe pour dévoiler une nouvelle gamme d’iPhone à l’approche de la saison des fêtes.

Cette année, experts et observateurs parient sur trois nouveaux modèles, certains estampillés «pro», et un successeur de l’iPhone XR, plus abordable que les cellulaires haut de gamme dont les prix avoisinent les 1000 euros.

Mais le luxueux téléphone est en perte de vitesse par rapport à ses concurrents. Il s’est classé à la quatrième position des ventes mondiales de cellulaires au deuxième trimestre 2019, derrière Samsung (23 % de parts de marché) et les Chinois Huawei (18 %) et Oppo (11 %).

La présentation de mardi pourrait donc faire la part belle aux petits et grands nouveaux de l’écosystème Apple, de la carte de crédit à Apple TV+, le service de streaming vidéo.

«C’est l’occasion pour eux d’utiliser les services pour ajouter de la valeur aux appareils», estime Carolina Milanesi. L’analyste envisage notamment des offres combinant des abonnements à la musique, la télévision ou les jeux avec les nouveaux téléphones.

Écosystème

La date de mise en service de la nouvelle plateforme de vidéos est très attendue, d’autant que Disney doit lancer la sienne en novembre, sur un marché déjà bien occupé par Netflix et Amazon, ainsi que YouTube et Facebook Watch du côté des réseaux sociaux gratuits.

La firme californienne a aussi prévu d’investir le secteur lucratif des jeux vidéos, avec le lancement, d’ici la fin de l’année, d’un nouveau service sur abonnement baptisé Apple Arcade.

Cette densification de l’écosystème d’Apple, où l’on trouve déjà des services de paiement, d’abonnement à la musique ou aux magazines, doit lui permettre de relativiser sa dépendance à l’iPhone.

Les recettes de ses cellulaires ont plongé de presque 12 % en un an sur la période avril-juin 2019, à 53,8 milliards $.

En parallèle, le groupe a affiché des croissances solides de ses services, ainsi que des accessoires comme la montre Apple Watch et ses écouteurs Air Pods.

La firme de Cupertino devrait annoncer mardi des améliorations techniques sur ses équipements. Côté iPhone, les spéculations portent notamment sur un appareil photo plus performant, un écran plus résistant et un processeur plus rapide. Mais pour l’internet ultrarapide 5G, il faudra sans doute attendre 2020.

Incertitude chinoise

Dans ce domaine, les concurrents d’Apple ont pris de l’avance. Le Sud-Coréen Samsung a dégainé en premier avec un cellulaire à écran pliable et un modèle compatible avec la 5G, dévoilés en février à San Francisco.

Mais l’Américain n’a pas dit son dernier mot, selon Dan Ives, analyste chez Wedbush.

Selon lui, le «tiercé gagnant d’iPhone 11», attendu mardi, va aider l’entreprise à «élever une barrière» autour de la base d’adeptes.

Il estime qu’un tiers des 900 millions d’utilisateurs d’iPhone dans le monde sont dans une phase où ils envisagent de passer à un modèle supérieur, soit un fort potentiel de ventes en perspective.

«Malgré les incertitudes sur la Chine, nous sommes optimistes pour l’avenir d’Apple», ajoute-t-il.

La Chine représente 17 % des ventes d’Apple, mais la guerre commerciale entre Washington et Pékin gêne l’entreprise dans ses efforts pour conquérir une plus grande part de cet immense marché.

«Les ventes de cellulaires, d’ordinateurs portables et de tablettes haut de gamme de Huawei ont augmenté sur son marché domestique notamment pour des raisons nationalistes, en réponse à la guerre commerciale et aux mesures du gouvernement américain contre Huawei», explique Avi Greengart, analyste chez Techsponential.

Le fabricant chinois dispose aussi d’atouts technologiques de taille, de sa caméra ultra performante aux services sur mesure pour son marché national.

Les nouvelles caractéristiques techniques de l’iPhone seront donc étudiées de près, alors qu’un autre rival, Google, devrait bientôt lancer son Pixel 4, un cellulaire qui pourra être manipulé en partie sans le toucher, simplement avec des gestes de la main détectés par des capteurs.

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Wijaa: une plateforme Web québécoise spécialisée dans l’économie de partage

Vous cherchez une personne pour ramasser vos feuilles, effectuer une réparation, aider aux devoirs? Wijaa, une plateforme Web de l’économie de partage qui est inspirée d’Uber et d’Airbnb, met en relation des clients et des experts.

Il y a quelques années, Ali Zouari cherchait quelqu’un pour une réparation à son domicile. «Il a trouvé les recherches fastidieuses. Il n’y avait rien qui regroupait différents services. Il a donc eu l’idée de créer avec l’aide de David Banford, une plateforme pour répondre à tous les besoins quotidiens de la maison», explique Mona Sebanne, responsable des communications chez Wijaa.

Lancée officiellement fin août, après quelques mois de tests, Wijaa permet d’accéder à des personnes qui proposent différents services comme l’entretien ménager ou paysager de votre domicile, l’aide aux devoirs, l’assemblage de meubles ou encore une séance de beauté à domicile. 

Comment ça fonctionne?

Les clients comme les experts peuvent s’inscrire gratuitement sur le site. Le client dit ce qu’il recherche et les experts dans le secteur reçoivent la demande. Ils proposent alors leur service et le client fait son choix en se basant sur le descriptif du travailleur, mais aussi sur les notes des autres clients. 

«Les clients et les travailleurs interagissent directement pour obtenir un service, en évitant les intermédiaires. Le tarif du service est fixé par Wijaa et nous prenons un pourcentage de 20 % sur la facture finale», relate Mme Sebbane. Les taris se situent entre 23 $ et 30 $ selon le service désiré. Et le salaire d’un expert est d’au moins 19 $ l’heure pour un minimum de 2 heures.

Selon Mme Sebbane, seulement au Canada, l’économie de partage représente des dépenses de plus d’un milliard $ par année, ce qui démontre clairement l’intérêt grandissant des consommateurs pour ce nouveau modèle d’affaires. Durant les trois premiers mois d’essais préliminaires réalisés dans la ville de Québec, l’entreprise a pu constater que certains travailleurs inscrits sur Wijaa gagnent plus de 500 $ par semaine. 

Wijaa existe à Québec, Montréal et Trois-Rivières. L’entreprise est actuellement en période active de recrutement pour inscrire de nouveaux travailleurs sur sa plateforme pour les villes de Québec et Montréal. «Nous avons déjà plus de 300 experts inscrits et plus d’une centaine de clients également», indique Mme Sebbane. 

Wijaa étendra son service dans tout le Québec et le Canada dans les prochains mois. Une application est également en cours de création.

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Facebook met à jour sa fonction de reconnaissance faciale

SAN FRANCISCO — Les utilisateurs de Facebook devront désormais choisir d’activer la reconnaissance faciale s’ils veulent s’en servir pour être identifiés dans les photos postées sur le réseau social, a indiqué la plateforme mardi.

Sinon la fonctionnalité restera désactivée par défaut.

Ce changement intervient alors que le géant des réseaux subit une pression des institutions pour mieux protéger la vie privée et les données, y compris biométriques, de ses utilisateurs.

La technologie de reconnaissance faciale identifie automatiquement les personnes présentes sur les photos mises en ligne sur Facebook, si ce sont des contacts des utilisateurs. Ceux-ci peuvent alors choisir d’inscrire leurs noms.

Depuis près de deux ans, cette fonctionnalité va plus loin, en signalant aux utilisateurs quand ils apparaissent sur des images postées sur le réseau par leurs contacts.

Désormais, les personnes qui utilisaient cette option ou qui rejoignent le réseau à partir de mardi se verront proposer l’activation, ou non, de cette technologie.

En-dehors de ce bouton on/off, les principes qui la régissaient auparavant restent inchangés.

La fonctionnalité «ne vous identifie toujours pas [auprès de personnes qui ne font pas partie de vos contacts]», rappelle Srinivas Narayanan, chercheur de la division d’intelligence artificielle de Facebook, dans un communiqué en ligne.

«Nous ne partageons pas vos informations liées à la reconnaissance faciale avec des tiers. Et nous ne vendons pas notre technologie», ajoute-t-il.

Fin juillet, l’agence américaine de protection des consommateurs a infligé à Facebook une amende record de 5 milliards de dollars pour avoir «trompé» ses utilisateurs sur leur capacité à contrôler leurs informations personnelles.

Elle a aussi passé un accord avec le réseau social pour modifier sa façon de traiter les données, lui imposant notamment de fournir des informations claires sur son utilisation de la technologie de reconnaissance faciale et d’obtenir le consentement explicite des utilisateurs pour tout usage non défini au préalable.

Les données des utilisateurs constituent un moteur essentiel du modèle économique de Facebook, fondé sur la personnalisation à très grande échelle des publicités. 

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Le cirque se réinvente avec la high-tech

MONTRÉAL — Montréal a vu naître et grandir le Cirque du Soleil et des dizaines de studios de jeux vidéos. Forte de ce double héritage, la métropole est le foyer d’un rare bouillonnement créatif qui imagine le cirque du futur, mêlant les arts traditionnels et la haute technologie.

Au milieu du Vieux-Port de Montréal, entre l’imposant pont Jacques-Cartier et une grande roue, deux étranges pyramides blanches ont été érigées cet été.

Baptisées PY1, il s’agit de la nouvelle création de Guy Laliberté, le fondateur du Cirque du Soleil qui, après avoir vendu en 2015 sa compagnie à des investisseurs chinois et américains, a fondé une nouvelle entreprise : Lune Rouge.

«Montréal, c’est la capitale du cirque, c’est indéniable, mais Montréal c’est surtout la capitale du divertissement», lance Jean Guibert, directeur de création de Lune Rouge, dont l’ambition affichée est de révolutionner le monde du spectacle. Et ça commence avec les deux pyramides de PY1.

Le premier spectacle qui s’y joue, intitulé Au-delà des échos, est une fresque d’une heure sur «l’histoire de la formation de l’univers jusqu’à l’avènement de la technologie», résume M. Guibert, un Français arrivé à Montréal au début des années 2000 afin de travailler pour le Cirque du Soleil.

Concrètement, l’intérieur de la principale pyramide est transformé en écran géant à quatre faces triangulaires, sur lequel des images abstraites sont projetées, accompagnées de la voix grave d’un narrateur et de musique électronique.

«Casser les barrières»

Outre ce spectacle, PY1 se transforme certains soirs en une discothèque futuriste et en journée, en salle de yoga. À l’automne, les pyramides, d’une capacité de 600 places, quitteront Montréal pour Miami et seront dotées d’une technologie supplémentaire : des lunettes de réalité augmentée qui permettront de voir évoluer des acrobates et comédiens virtuels.

«Aujourd’hui on crée des spectacles en allant chercher des expertises dans le domaine du jeu vidéo et on commence à fusionner, à casser les barrières, entre les univers du spectacle, du cirque, du théâtre et du jeu vidéo pour créer de nouvelles formes de divertissement», observe Jean Guibert.

Ce syncrétisme se nourrit de l’exception culturelle québécoise : un foisonnement créatif rare pour une métropole de cette taille, dans laquelle ont lieu d’importants festivals culturels — FrancoFolies, Festival de Jazz, Juste pour rire —, combiné au dynamisme du secteur des jeux vidéos dans cette ville qui compte plus de 140 studios, dont celui d’Ubisoft, le plus grand au monde avec 3700 employés.

Beaucoup de compagnies de cirque travaillent en métissant les arts du cirque, la danse, les arts visuels, la musique, relève Nadine Marchand, directrice du Festival Montréal Complètement Cirque.

Spectacles hybrides

À cela s’ajoute «la technologie [qui] nous permet de faire des hybridations de formes de spectacles et de continuer à surprendre les gens», relève M. Guibert, de Lune Rouge.

Bosch Dreams est un autre bel exemple de spectacle alliant technologie, dramaturgie et arts du cirque. Écrit et mis en scène par la compagnie montréalaise Les 7 doigts de la main, il propose un voyage fantastique dans l’univers du peintre Jérôme Bosch, en donnant vie à ses toiles les plus célèbres grâce à des animations numériques sur écran géant au milieu desquelles évoluent de vrais acrobates.

Présenté en juillet au Festival Montréal Complètement Cirque, ce spectacle a affiché complet à chacune de ses représentations.

Les troupes montréalaises peuvent compter sur des artistes disposant «d’une formation acrobatique de haut niveau et de haut calibre» dispensée à l’École nationale de cirque, fondée à Montréal en 1981, observe Anthony Venisse, metteur en scène d’un spectacle de rue créé spécialement pour le Festival.

«La force de l’École nationale de cirque est qu’elle mise beaucoup sur la technique», tout en cultivant aussi la «qualité artistique», dit-il.

Ce qui ouvre tout un champ des possibles et fait, selon Nadine Marchand, que «certains artistes qui auraient pu aller vers le théâtre ou la danse ont opté finalement pour le cirque», séduits par «cette inventivité».

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Le compte du patron de Twitter brièvement piraté

SAN FRANCISCO — Le compte Twitter de Jack Dorsey, patron et fondateur du réseau social à l’oiseau, a été brièvement piraté vendredi et affichait des messages insultants ou racistes. Un épisode très embarrassant pour Twitter.

«Nous sommes au courant que @jack a été piraté et nous enquêtons sur ce qui s’est passé», a tweeté l’entreprise.

«Le compte est maintenant sécurisé, et il n’y a aucun signe que les systèmes de Twitter aient été compromis», a-t-elle ajouté.

Des insultes racistes contre les Noirs et des tweets faisant l’apologie d’Adolf Hitler ont commencé à apparaître peu avant 20H00 GMT. Les messages ont été rapidement supprimés en une quinzaine de minutes, mais assez longtemps pour que la nouvelle fasse le tour de Twitter et l’objet de multiples commentaires souvent moqueurs.

Les tweets suspects comportaient plusieurs hashtags déjà apparus dans d’autres actes de piratage:  #chucklingsquad et  #ChucklingHela.

Le compte de la police de Londres avait notamment été piraté en juillet et les mêmes mots-dièses étaient apparus sur les tweets détournés.

La police avait alors attribué l’attaque à un jeune homme, adolescent ou âgé d’une vingtaine d’années, connu sous le pseudonyme de Cal ou @Cal086 qui vivrait aux États-Unis.

Le hashtag est aussi réapparu au cours d’une attaque la semaine dernière contre le compte Twitter d’Etika (Daniel Desmond Amofah). Ce «hack» avait d’autant plus choqué que le compte avait été piraté après le décès du jeune Youtubeur, retrouvé mort le 25 juin.

@jack est la première adresse de l’histoire de Twitter. Le 21 mars 2006 Jack Dorsey avait envoyé le premier tweet: «just setting up my twttr» (je règle mon twittre»).

Incident embarrassant

Twitter fait l’objet de nombreuses critiques de tous bords sur la lenteur à réagir et à éliminer des tweets jugés racistes ou incitants à la violence.

Son manque de réactivité --comme Facebook-- au moment de l’opération de désinformation de grande envergure entreprise par des agences russes afin de favoriser l’élection de Donald Trump en 2016, lui a également été reproché.

Le réseau social a multiplié les efforts pour éliminer les tweets dont il estime qu’ils violent la charte des utilisateurs, mais aussi pour effacer, parfois avant qu’ils ne soient en ligne, des comptes semant de la désinformation.

Ainsi le 19 août, Twitter a révélé que les autorités chinoises ont utilisé près d’un millier de comptes pour discréditer et diviser les manifestants pro-démocratie à Hong Kong.

Twitter a suspendu 986 comptes qui «sont coordonnés dans le cadre d’une opération soutenue par l’État» chinois pour «miner la légitimité et les positions politiques» des manifestants, affirmait le réseau.

Twitter avait même alerté son rival Facebook des tentatives du régime chinois, conduisant le réseau social de Mark Zuckerberg à lui aussi sévir.

Mais tout le monde n’est pas convaincu. «Le fait que le compte de @jack ait été piraté n’inspire pas confiance dans la plateforme Twitter, qui plus est peu avant une élection fédérale au Canada», a tweeté Michelle Rempel Garner, une élue conservatrice canadienne.

Peu après l’attaque, de très nombreux spécialistes de la cybersécurité ont rappelé que les usagers devaient impérativement utiliser l’authentification à double facteur pour se connecter à leur compte en toute sécurité.

Cette double authentification outre le classique mot de passe peut aussi comprendre l’inscription d’une série de chiffres unique fournie par une application.

Sans être parfaite, cette protection rend le travail des pirates bien plus difficile, mais les usagers rechignent souvent à y faire appel parce qu’elle suppose de passer par une étape supplémentaire avant d’accéder au réseau.

Techno

Google révèle un piratage de plusieurs années sur les iPhones

WASHINGTON — Les experts en sécurité de Google ont découvert qu’une opération de piratage avait ciblé les iPhone pendant au moins deux ans, et implantait, via des sites internet, des logiciels malveillants pour accéder aux photos, à la géolocalisation des utilisateurs et à d’autres données.

Dans un article publié jeudi sur le blog du Projet Zero de Google, les experts estiment que les sites web qui ont été piratés pour héberger ces attaques reçoivent plusieurs milliers de visiteurs par semaine. Ils n’ont toutefois pas précisé quels sites ont été touchés.

«Une simple visite sur l’un des sites piratés suffisait au serveur d’exploitation pour attaquer votre appareil, et, en cas de succès, installer un programme de surveillance», a indiqué Ian Beer, du Projet Zero.

Une fois installé, le logiciel malveillant «va en premier lieu voler les fichiers et télécharger les données de géolocalisation», a-t-il ajouté, précisant qu’il a également pu accéder à des messages cryptés partagés via des applications comme Telegram, WhatsApp et iMessage.

La messagerie instantanée de Google, Google hangouts, ainsi que Gmail ont également été affectés, a souligné Ian Beer dans cette publication, qui fournit des détails sur la manière dont le logiciel malveillant a ciblé et exploité les vulnérabilités de l’iPhone.

La plupart de ces failles se trouvent dans le navigateur Web par défaut Safari, selon M. Beer, qui précise que l’équipe du Projet Zero en a découvert dans la quasi-totalité des systèmes d’exploitation, depuis iOS 10, jusqu’à la version actuelle iOS12.

Une fois embarqué dans l’iPhone, le logiciel malveillant transmettait les données capturées, y compris la géolocalisation en direct, transmise chaque minute.

Selon Ian Beer, Google a informé Apple de ces attaques au mois de février, à la suite de quoi le géant à la pomme a délivré un correctif de sécurité pour l’iOS 12.1.

L’iPhone, qui a longtemps été la vache à lait d’Apple, a vu son chiffre d’affaires chuter de 12 % sur le dernier trimestre par rapport à l’an passé, et représente désormais moins de la moitié des revenus du groupe.

Apple devrait présenter le 10 septembre sa nouvelle gamme d’iPhone.

Techno

L'entrepreneur futuriste Elon Musk se méfie... des machines

SHANGHAI — Elon Musk, le fantasque patron de Tesla et de Space X, a fait part jeudi en Chine de sa réticence à l’égard des nouvelles technologies au cours d’un débat sur l’intelligence artificielle, alors même qu’il ambitionne de créer un lien direct entre le cerveau humain et les machines.

Invité à débattre de l’avenir de l’intelligence artificielle lors d’un débat à Shanghai avec Jack Ma, l’emblématique patron du groupe de commerce électronique Alibaba, M. Musk a semblé prendre ses distances avec la technologie.

«Le rythme de progression des ordinateurs est dingue», a-t-il relevé, inquiet qu’à l’avenir les machines dopées à l’intelligence artificielle puissent finir par se lasser d’avoir affaire à des humains «lents et stupides».

«A défaut d’autre chose, l’ordinateur va s’impatienter. (Pour lui) ça sera comme parler à un arbre», a justifié Elon Musk face à Jack Ma qui, lui, voit au contraire l’intelligence artificielle comme «un progrès».

«Les ordinateurs sont peut-être intelligents, mais les humains le sont beaucoup plus», a estimé le multimilliardaire chinois, qui s’apprête à quitter la tête d’Alibaba. «Nous avons inventé les ordinateurs, mais je n’ai jamais vu un ordinateur créer un être humain».

La fusion personne-machine n’en demeure pas moins un très sérieux sujet de recherche pour Elon Musk.

L’homme d’affaires a présenté à la mi-juillet les avancées de sa start-up, Neuralink, qui ambitionne de relier directement et intimement le cerveau humain à l’ordinateur.

Techno

CAQ: pas de taxe GAFA avant le rapport de l’OCDE

Le gouvernement Legault veut avoir en main le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), attendu pour 2020, avant de décider s’il taxera le chiffre d’affaires des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple).

C’est ce qu’a affirmé mardi un porte-parole du ministre des Finances, Éric Girard, en réponse à une question de La Presse canadienne. La députée libérale et fiscaliste Marwah Rizqy venait de déclarer que «le feu est pris» et qu’il y a «urgence d’agir» au Québec.

Les géants américains du web ont été montrés du doigt comme les grands responsables de la crise financière sans précédent qui frappe présentement les entreprises de presse québécoises.

Loin de garantir que le gouvernement imposera une taxe GAFA, l’attaché politique Jean-Philippe Fournier a indiqué qu’il fallait d’abord et avant tout attendre que les pays de l’OCDE se saisissent de la question.

D’ailleurs, il n’est pas du tout évident pour la Coalition avenir Québec (CAQ) que le Québec puisse agir seul dans ce dossier, sans l’aval d’Ottawa, quoi qu’en dise Mme Rizqy.

Elle a affirmé en commission parlementaire sur l’avenir des médias que le Québec pouvait parfaitement taxer les géants du web. Brandissant un tableau, elle a indiqué qu’en agissant ainsi, la province pourrait récupérer d’importantes sommes d’argent.

«Il y a un pompier et il s’appelle le ministre des Finances, a-t-elle déclaré. C’est lui qui a la capacité, lors de sa mise à jour économique, de dire non seulement: «Oui, on fait une aide immédiate», mais: «On peut aussi avoir une taxe GAFA immédiate pour le Québec». On est autonome, on a notre propre agence du revenu de Québec qui peut collecter les géants du web et immédiatement, il y aurait des entrées d’argent. On peut le faire dès la mise à jour économique en novembre.

«On peut aussi s’assurer d’avoir des redevances, tout ça, c’est quelque chose qu’on est capable de faire et on ne peut pas attendre», a insisté l’élue de Saint-Laurent.

Les GAFA accaparent chaque jour une portion toujours plus grande des revenus publicitaires qui auparavant assuraient le financement des médias, dont certains, comme les six quotidiens du Groupe Capitales Médias (Le Soleil, Le Quotidien, Le Droit, Le Nouvelliste, La Voix de l’Est et La Tribune) sont acculés à la faillite.

Tant le premier ministre François Legault que son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, se sont engagés à présenter un programme d’aide financière aux médias dès cet automne.

Le 11 juillet dernier, la France a légiféré pour imposer à hauteur de 3 pour cent le chiffre d’affaires réalisé en France par des firmes comme Google et Amazon.

Les pays du G7 ont convenu cette semaine à Biarritz qu’ils tenteront de s’entendre en 2020 sur une taxe internationale. Une fois qu’elle entrera en vigueur, la France abolira sa taxe et remboursera aux entreprises leur versement sous forme de déduction, a expliqué le président français Emmanuel Macron.

Le gouvernement du Québec attendra la publication des conclusions de l’OCDE avant d’envisager la possibilité de taxer les GAFA. «On attend de voir ce que cette étude-là va dire et on verra par la suite», a affirmé M. Fournier.

Techno

Jeux vidéo violents: pour les gamers, jouer n’est pas tuer

COLOGNE — Les jeux vidéo responsables des fusillades aux États-Unis et ailleurs? Consommateurs et professionnels réunis cette semaine au salon Gamescom, un des plus grands du secteur au monde, se défendent des accusations venant dernièrement y compris de Donald Trump.

Le président américain a tenu les jeux vidéo pour partie responsables des tueries qui ont fait 31 morts au Texas et dans l’Ohio début août.

«Nous devons mettre un terme à la glorification de la violence dans notre société [...] Cela inclut les jeux vidéo horribles et effroyables qui sont maintenant monnaie courante», a déclaré M. Trump dans le sillage de deux fusillades qui ont choqué les États-Unis. En 2018, après une tuerie à Parkland, il avait même accusé les jeux vidéo de «modifier les pensées des plus jeunes».

Sans aller jusque-là, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a l’an dernier reconnu comme maladie le «trouble du jeu vidéo», à savoir l’utilisation persistante et addictive de ces jeux.

«Théories sans preuves»

«En tant que joueur, vous êtes habitué à entendre ce type de critiques, mais je n’y prends pas garde, car ce n’est pas sérieux», estime Celina Bausch, joueuse de 22 ans, parlant de «théories sans preuves».

Manga dans la main, elle attend son tour pour tester la dernière version de Call of Duty, série de célèbres jeux vidéo de tir dans des situations de guerre et présentée au salon de la Gamescom de Cologne, qui s’achève le 24 août.

Le but dans ces jeux n’est «pas de tuer pour tuer, mais plus de privilégier la progression tactique», lui fait écho Tim Köhler, 21 ans, autre passionné de ce même jeu.

Pour Julien Villedieu, délégué général du Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV), représentant l’industrie française, «réduire les jeux vidéo à la violence est une erreur : à partir du moment où elle est proposée dans le cadre d’un contexte, offerte avec un certain nombre d’alternatives, on peut considérer que ça fait partie de l’univers» du jeu.

Catharsis

Dès les origines, l’industrie des jeux vidéo a été pointée du doigt pour ses conséquences supposées néfastes sur le comportement des utilisateurs, jeunes en particulier.

Aux États-Unis, les critiques ont été particulièrement intenses après les sorties de jeux comme Wolfenstein 3D (1992) et Doom (1993), popularisant le genre des jeux de tir violents à la première personne.

Elle ont continué après la tuerie de l’école Columbine (13 morts) en 1999, commise par deux adolescents qui pouvaient passer jusqu’à 15 heures par jour devant des jeux vidéo ou encore celle de l’école Marjory Stoneman Douglas en 2018 (17 morts).

«L’argument de Donald Trump est totalement dépassé. Cela fait plus de 20 ans que les études sur la violence dans les jeux vidéo et les films ont entièrement déconstruit cet argument», assure à l’AFP Pascaline Lorentz, sociologue et spécialiste du genre.

«Ces études disent qu’il n’y a pas de lien de causalité entre la violence présente dans les jeux et les actes violents perpétrés par des joueurs», ajoute-t-elle.

Les jeux violents comporteraient même une dimension cathartique, assure-t-elle : «Se lâcher un bon coup, ça fait du bien. Le corps pleure, crie, court, frappe pour faire sortir certaines émotions négatives. C’est empêcher ce processus d’équilibrage émotionnel et sensoriel qui est dangereux».

L’amateur de «jeux de tirs» Tim Köhler s’étonne aussi des mises en cause : «On joue dans le monde entier aux jeux vidéo, mais les principales fusillades se produisent aux États-Unis. Peut-être qu’il faudrait considérer le problème autrement».

Comparativement, dans des pays pionniers de cette industrie comme le Japon, d’où sont issus Nintendo, Sega ou Sony, ou la Corée du Sud, pays qui dépensent plus par habitant pour les jeux vidéo que les États-Unis, de tels drames sont rarissimes.

Techno

Le rétro est aussi à la mode chez les joueurs de jeux vidéo

COLOGNE — Consoles surannées, couleurs criardes et écrans à gros pixels : parallèlement aux jeux dernier cri ultraréalistes présentés au salon Gamescom de Cologne, les amateurs de jeux vidéo se ruent aussi sur les appareils vintage sortis des greniers.

Cette année l’espace «rétrogaming», constitué de jeux anciens, n’a jamais été aussi imposant à la grand-messe du jeu vidéo européen, où le public s’extasie face aux consoles d’un autre âge, aux micro-ordinateurs et autres bornes d’arcades, ces jeux vidéo de café, payants, où l’on joue debout ou assis.

«Cela me rappelle mon enfance et je me rends compte aujourd’hui que les jeux à l’époque pouvaient aussi être compliqués», s’amuse Jackye Müller, une étudiante de 21 ans tentant d’attraper des bananes avec Donkey Kong, manette de Super Nintendo en main.

Plus loin, un père fait découvrir à son jeune fils le «Pong», l’un des premiers jeux vidéo d’arcade, datant de 1972, sorte de tennis dans lequel chaque joueur s’affronte en déplaçant une raquette virtuelle de haut en bas de façon à garder la balle dans le terrain de jeu.

Pixels d’antan

«Le rétro est partout: dans les films, la musique, les voitures, les habits, alors pourquoi pas les jeux?», s’interroge Christian Gleinser. Ce passionné est le créateur de plusieurs nouveaux jeux, fonctionnant sur ordinateur avec des graphiques des années 80.

«Les gens veulent s’amuser entre amis et apprécient la facilité d’utilisation, le peu de temps de chargement voire les vieux pixels d’antan», avance-t-il, alors que plus loin retentit une fanfare reprenant les bandes sonores de Sonic, Mario Kart ou Pokémon.

Au-delà des collectionneurs, certains habitués ont pris l’habitude de rejouer à d’anciens jeux, pourtant faits pour une console, via des petits programmes appelés émulateurs, pas toujours légaux mais qui permettaient d’adapter le jeu au support.

Mais c’est avant tout le vieillissement de l’âge moyen des joueurs qui marque un tournant: ceux tombés dedans dans les années 80 ou 90 peuvent partager désormais leurs souvenirs, sur les supports derniers cris, avec leurs enfants.

«On constate un retour de la cassette VHS ou du vinyle, le rétrogaming vient en définitive s’inscrire dans cette tendance, il n’y a pas de raison que le jeu vidéo y échappe», constate Fanny Renard, animatrice de communauté pour le studio indépendant Goblinz.

Vraie tendance ? 

Une tendance qui a incité la plupart des fabricants de consoles à rééditer leurs anciens modèles, assortis de catalogues parfois conséquents de 30 ou 40 des plus gros succès de l’époque.

Dernier en date sur ce créneau, le groupe japonais Sega, qui n’avait pas résisté à l’arrivée de la PlayStation de Sony et de la Xbox de Microsoft. Il va proposer à la rentrée sa Megadrive Mini, assortie de 42 jeux.

Elle viendra s’ajouter aux deux consoles célèbres de Nintendo, NES et SuperNES, elles-mêmes rééditées, ainsi qu’à la toute première PlayStation, toutes de retour sur le marché.

«Le fait que chaque fabricant réédite ses consoles avec des catalogues embarqués conséquents démontre qu’il y a un véritable marché. Le coût de revient est très faible, tout est déjà amorti depuis très longtemps, ce n’est que de la marge supplémentaire pour ces groupes», souligne Laurent Michaud, directeur d’études pour l’Idate.

Difficile cependant de savoir si la tendance est ou non passagère. «La réalité augmentée est un marché d’avenir» pour le jeu vidéo, «le rétrogaming ce sera un peu différent», anticipe ainsi M. Michaud.

«Il y a le potentiel pour que cela devienne un vrai marché, mais ni très important en valeur ni sur sur le long terme», estime pour sa part Andrew Kitson, de Fitch Solutions.