Techno

Le temps d’un Web accessible à tous les utilisateurs est arrivé

L’agence de création Web iXmédia souhaite sensibiliser les entreprises et les organisations publiques à l’importance de rendre les sites Internet accessibles pour tous les utilisateurs, notamment ceux avec un handicap ou une incapacité temporaire comme un bras cassé.

La direction d’iXmédia indique au Soleil qu’actuellement, environ 50 % de ses clients exigent comme critère lors de la signature de contrat que leur site et leur application mobile répondent aux attentes des clientèles ayant des besoins particuliers.

«Alors qu’un restaurateur peut investir des dizaines de milliers de dollars pour avoir un ascenseur, des rampes et des toilettes adaptées, il est souvent difficile pour ce même client d’accéder au site Web pour procéder à une simple réservation», déplore Nadine Tremblay, spécialiste en accessibilité chez iXmédia. 

Elle donne également comme exemple le fait que la couleur, les contrastes et la grosseur des caractères sur le Web peuvent influencer certaines personnes. «On le sait, dans notre population, il y a beaucoup de daltoniens», dit-elle. «Il faut arrêter de discriminer une partie de la population. Ils ont les mêmes droits d’accès à l’information», poursuit-elle.

Afin de mieux informer les entrepreneurs de la région de Québec sur les pratiques à adopter, l’agence installée dans le quartier Saint-Roch lancera le 20 mars prochain sa campagne de sensibilisation baptisée Web pour tous. iXmédia prévoit tenir une série de rencontres, de conférences et de consultations avec des dirigeants d’entreprise pour les accompagner afin qu’ils appliquent les bonnes recettes en matière d’accessibilité. 

Selon le président d’iXmédia, Carl-Frédéric De Celles, Québec est sur la bonne voie, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour créer des outils plus dynamiques. Il stipule que si l’aspect de l’accessibilité est évoqué rapidement lors de la création d’un site, la facture ne sera pas beaucoup plus dispendieuse pour l’entreprise.

«Aujourd’hui, presque tout passe par le Web. Avec le temps, c’est devenu un outil très technique. Les grands joueurs sont obligés de respecter certaines normes, mais visiblement, ils ne le font pas beaucoup», souligne M. De Celles. «Il y a parfois des frustrations lorsqu’on tente de faire des choses en ligne. L’objectif est de rendre la vie plus facile à tout le monde et iXmédia s’est entourée d’une expertise de pointe dans ce domaine.», poursuit-il.  

Mardi, à partir d’une étude réalisée par le Laboratoire de promotion d’accessibilité du Web, Radio-Canada avançait que seulement 33 % des sites gouvernementaux étaient actuellement facilement accessibles aux personnes ayant une déficience visuelle. Et pour l’ensemble des sites publics et privés, seulement 17,8 % avaient jusqu’à présent adopté des pratiques convenables en matière d’accessibilité.  

Techno

L’affaire Bezos expose la vulnérabilité des milliardaires aux pirates informatiques

NEW YORK — Même l’homme le plus riche du monde n’a pas pu empêcher le piratage d’un égoportrait intime. La révélation par Jeff Bezos, pdg d’Amazon, qu’un tabloïd s’est procuré illicitement sa photo dénudée montre que les milliardaires ne sont pas hors d’atteinte d’intrusions informatiques.

«Personne n’est hors de portée de l’exploitation en ligne», assène Mark Johnson, patron de la société de sécurité informatique Sovereign Intelligence.

Pour cet expert, les milliardaires et grands patrons sont particulièrement vulnérables parce que leurs informations personnelles constituent une mine d’or pour les criminels, les agences de renseignements et les concurrents. Ces différents acteurs parient, selon lui, que les données volées vont leur donner une meilleure compréhension des innovations et des stratégies des personnes ou organisations piratées.

«Obtenir leurs informations personnelles est comme obtenir les clés du royaume», développe M. Johnson.

«Si le [tabloïd] National Enquirer a des photos du pénis de Jeff Bezos, ne me dites pas que la Chine n’a pas l’IP d’Amazon et sa stratégie», écrit sur son compte Twitter Ian Bremmer, fondateur de la firme de consultation sur le risque politique Eurasia Group.

Hausse des appels

Depuis les révélations de M. Bezos, dont la fortune est estimée à plus de 130 milliards $, les experts en sécurité informatique interrogés par l’AFP affirment avoir constaté une augmentation des appels de grosses fortunes leur demandant de vérifier que leurs systèmes informatiques et appareils n’ont pas été piratés.

«Les menaces actuelles ne visent pas nécessairement à percer les murs du château, car elles sont déjà à l’intérieur, notamment dans les appareils personnels et l’expérience a montré que ça prend huit mois avant qu’une intrusion ne soit détectée», dit Kris Coleman, fondateur de Red Five Security.

À l’ère du tout-connecté, une grande partie de la sécurité des grosses fortunes s’est déplacée des gardes du corps et alarmes de sécurité ultra sophistiquées vers la gestion des risques pour protéger leurs biens, leur image et leur «héritage» parce que de plus en plus des informations personnelles sont stockées en ligne — numéros de sécurité sociale, données bancaires, bilan de santé, numéro de permis de conduire, adresses personnelles, etc.

Les grosses fortunes disposent le plus souvent d’un service de sécurité informatique et font appel également à des sociétés extérieures pour une évaluation régulière de leur dispositif, car un grand nombre d’attaques informatiques sont détectées par des tiers, selon les observateurs.

Mark Zuckerberg, le pdg de Facebook, a dépensé 7,3 millions $ dans sa sécurité en 2017, contre 4,2 millions $ en 2015, une somme astronomique que le réseau social a jugé normale en raison de «son rang et de son importance». En juillet dernier, Facebook a indiqué qu’il lui donnerait 10 millions $ de plus par an pour renforcer son dispositif sécuritaire.

«La protection contre un complot de l’intérieur, notamment de personnes de confiance, ou contre une agence de renseignements qui essaie d’attaquer de l’extérieur demande un gros investissement, beaucoup d’expérience et de la vigilance», estime Kris Coleman, qui ne souhaite pas partager les mesures de sécurité prises pour ses clients.

Entourage

Pour Mark Johnson, ancien officier au service d’enquêtes de la Marine américaine, «aucune donnée personnelle n’est vraiment bien protégée», notamment parce que les informations des grosses fortunes sont souvent centralisées via des family office (sociétés de gestion de patrimoine), qui manquent parfois des outils technologiques sophistiqués comme le cryptage.

Le site d’informations américain Splinter a publié lundi des courriels racistes du milliardaire Joe Ricketts, le fondateur du courtier TD Ameritrade Holding Corp, sans dire comment il les a obtenus.

Dans ces échanges, dont certains remontent à 2009, M. Ricketts fait part de son islamophobie et se présente en adepte des théories du complot. Il s’est depuis excusé.

En août 2015, une cyber-attaque contre le site de rencontres extra-conjugales Ashley-Madison a révélé que le milliardaire américain Dan Loeb y détenait un compte, une intrusion dont se serait bien passé ce financier, bête noire de patrons d’entreprises aussi bien aux États-Unis (Sotheby’s) qu’en Europe (Nestlé).

Jeff Bezos n’a pas indiqué comment le National Enquirer a obtenu sa photo, mais les experts font valoir que le procédé le plus courant est l’usurpation de l’identité d’un membre de l’entourage.

«L’adversaire envoie souvent un message à la cible lui demandant de cliquer sur un lien inserré dans le corps du message», raconte Kris Coleman.

Techno

Facebook: nouvelle polémique, Apple se fâche

Facebook a reconnu mercredi avoir payé des usagers, y compris de jeunes adolescents, afin de disséquer leurs habitudes sur leur téléphone intelligent tout en assurant l’avoir fait en toute transparence, une révélation qui a suscité le courroux d’Apple.

Le réseau social répondait à des informations du site américain spécialisé dans les technologies TechCrunch, selon lequel il était virtuellement impossible pour les volontaires — de 13 à 35 ans, payés 20 $ par mois — de savoir précisément ce à quoi ils s’exposaient en acceptant de participer.

Facebook ne nie pas l’existence de ce programme de collecte contre rémunération, mais insiste sur le fait que les usagers ayant accepté d’y participer l’ont fait en parfaite connaissance de cause. «Moins de 5 % des gens qui ont accepté de participer à ce programme d’étude de marché étaient des adolescents», a aussi souligné le groupe, rappelant que le programme était explicitement appelé Facebook Research App.

«Tous avaient l’autorisation écrite de leurs parents», a souligné un porte-parole du réseau social dans un bref communiqué.

Apple a vivement réagi à ces informations, estimant que Facebook avait «clairement enfreint» ses accords d’utilisation des applications de recherche, censées rester internes aux entreprises. La marque à la pomme a dans la foulée bloqué la possibilité pour les employés de Facebook de tester des «apps» sur leur iPhone, en annulant un certificat électronique d’autorisation.

Apple a également annoncé avoir suspendu l’app sur ses appareils mobiles.

Mais selon le site Business Insider, cela vient aussi bloquer sur les iPhone d’autres applications qui sont utilisées quotidiennement par les employés de Facebook et qui leur permettent de communiquer entre eux ou de réserver leurs places dans les navettes de l’entreprise.  

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Techno

L’iPhone ne paie plus

SAN FRANCISCO — Apple a confirmé mardi que ses ventes de fin d’année avaient été décevantes avec un chiffre d’affaires en repli et un bénéfice net à la peine, plombés par l’iPhone et la Chine, mais a su néanmoins rassurer les investisseurs.

Malgré les résultats, le titre avançait de presque 6 % en Bourse dans les échanges électroniques vers 17h30.

Bien qu’Apple enregistre là pour la première fois depuis des années des résultats en repli et confirme le fait que l’iPhone, dont il est très dépendant financièrement, est en perte de vitesse, le groupe a montré qu’il avait d’autres relais de croissance dans les autres appareils (iPad, Mac, montres connectées) mais surtout dans les services (streaming, cloud, paiement), qu’il tente de présenter comme un moteur de croissance.

«Même s’il est décevant d’avoir manqué notre objectif [initial] de chiffre d’affaires [annoncé à l’automne], nous gérons Apple à long terme et les résultats de ce trimestre montrent que notre force sous-jacente est profonde et large», a commenté le pdg Tim Cook.

Le chiffre d’affaires des trois derniers mois de 2018, le premier trimestre de son exercice décalé, est ressorti en repli de 5 % à 84,3 milliards $.

Ce chiffre a été plombé par un repli de 15 % à 52 milliards $ du chiffre d’affaires tirés des iPhone, une baisse imputable notamment à la baisse du marché chinois, où le groupe a vu son chiffre d’affaires (tous produits confondus) dégringoler de 27 % à 13,16 milliards $.

En revanche, les ordinateurs Mac, la tablettes iPad, les accessoires (écouteurs, montres) ont tous vu leurs ventes augmenter. Les services ont vu leurs chiffres d’affaires grimper de 19 % à 10,9 milliards, un peu au-dessus des attentes des analystes.

Mais pour Neil Saunders, analyste de Global Data, «cette baisse inhabituelle du chiffre d’affaires est le symbole d’une entreprise qui commence à manquer de souffle».

Au début du mois, la marque à la pomme a pris tout le monde par surprise en prévenant, fait rarissime, que son chiffre d’affaires et ses ventes d’iPhone avaient été plus mauvais que prévu, à cause du ralentissement de l’économie chinoise et d’autres pays émergents, ainsi que de la guerre commerciale menée par le président américain Donald Trump.

Apple a publié ses résultats alors qu’une embarrassante faille de sécurité a été découverte lundi soir sur FaceTime, son application d’appels vidéo. Elle permet à l’utilisateur d’entendre, et même de voir, son correspondant sur un iPhone avant même qu’il n’ait décroché. Apple a promis un correctif «dans la semaine», mais en attendant la fonctionnalité incriminée de conversation de groupe sur FaceTime a été suspendue.

Dépendance

Apple devait à tout prix convaincre mardi les investisseurs qu’il a bien une stratégie pour sortir du tout iPhone, à l’heure où le marché du téléphone intelligent est complètement saturé.

Jusqu’à présent, le groupe américain était parvenu à compenser le ralentissement des ventes en sortant des modèles toujours plus chers, dépassant pour certains la barre symbolique des 1000 $. Tactique longtemps payante puisque le chiffre d’affaires continuait à croître bien plus vite que le nombre d’iPhone vendus.

Apple fait aussi face à une concurrence féroce de la part de constructeurs offrant des performances similaires, mais moins chères. Outre le leader mondial, le sud-coréen Samsung, Apple est confronté à l’ambition acharnée du chinois Huawei, qui lui grignote des parts du marché mondial.

Diversification

Alors qu’aucun appareil révolutionnaire ne pointe à l’horizon, plus de 10 ans après l’iPhone, les spéculations sur ses projets sont légion. Beaucoup d’analystes pensent par exemple que le groupe, richissime, pourrait décider d’aller directement sur le terrain de Netflix et d’Amazon en investissant massivement dans des contenus originaux.

Pour l’instant, Apple reste timide sur ce terrain, mais a annoncé l’an dernier que la célèbre présentatrice et femme d’affaires Oprah Winfrey allait produire des programmes pour la plateforme. Apple pourrait aussi produire une série animée avec le chien Snoopy.

D’autres parient sur la conduite autonome.

Techno

La technologie trop vite pour l’humanité?

DAVOS — La technologie va-t-elle trop vite pour l’humanité? Explosion des données en circulation, emplois menacés par les robots, fiscalité incertaine et intelligence artificielle menaçante ont occupé les esprits toute la semaine à Davos.

Preuve de cette forte préoccupation, 75 pays ont eu recours à Davos au multilatéralisme et à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pourtant mal en point depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, et promis d’engager des discussions afin de réguler de manière «plus efficace le commerce en ligne».

Progrès technologique

Le 5G expliqué

CHRONIQUE / La technologie 5G est au coeur de l’actualité pour les mauvaises raisons, avec l’arrestation, à Vancouver, en décembre, de Meng Wanzhou, une dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei. Mais qu’est-ce que la technologie 5G ?

Un peu d’histoire

Il peut paraître utopique de vous expliquer la technologie 5G, alors qu’une bonne partie du territoire québécois ne bénéficie même pas d’une couverture cellulaire 4G digne de ce nom.

Techno

Brexit: Sony va transférer son siège européen aux Pays-Bas

TOKYO — Le fleuron japonais de l'électronique Sony a décidé de déménager son siège européen depuis la Grande-Bretagne vers les Pays-Bas, dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, prévue le 29 mars.

«Nous allons transférer la localisation administrative de notre siège européen à Amsterdam» d'ici à fin mars, a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole de la compagnie, Takashi Iida. L'objectif est d'éviter de lourdes procédures douanières, a-t-il précisé.

Techno

Huawei n’est pas seule sur les rangs, préviennent des ministres

OTTAWA — Deux ministres fédéraux ont prévenu lundi que le géant chinois des télécommunications Huawei n’était pas la seule entreprise à pouvoir bâtir les réseaux sans fil de nouvelle génération au Canada, alors que Pékin faisait un pas de côté sur sa menace de «répercussions».

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, et le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, répliquaient lundi à l’ambassadeur de Chine au Canada. Lu Shaye a prévenu la semaine dernière, devant la presse à Ottawa, que le gouvernement canadien s’exposerait à des «répercussions» s’il devait interdire à Huawei de fournir du matériel pour ces nouveaux systèmes de communication plus rapides et plus résilients destinés à la téléphonie mobile.

Techno

La France présentera un projet de loi pour taxer les GAFA

PARIS — Le gouvernement français va présenter «d’ici à fin février» un projet de loi pour taxer «dès cette année» les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) en France, a annoncé le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

Ce projet «sera rapidement soumis au vote du Parlement», a indiqué M. Le Maire dans un entretien au Journal du Dimanche, précisant que cette taxe visant les sociétés proposant des services numériques toucherait «toutes les entreprises représentant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros (1,1 G $CAN) au niveau mondial et 25 millions d’euros (37,7 M $CAN) en France».

«Si ces deux critères ne sont pas réunis, elles ne seront pas imposées», a-t-il précisé.

«La taxe sera applicable à compter du 1er janvier 2019, et son taux sera modulé en fonction du chiffre d’affaires avec un maximum de 5 %. Elle devrait rapporter environ 500 millions d’euros [754,6 M $CAN]», a-t-il poursuivi.

La taxation des services numériques et notamment les Gafa  (Google, Apple, Facebook, Amazon) est «un enjeu majeur du XXIe siècle» et «une question de justice et d’efficacité», a estimé le ministre.

«D’ici la fin mars»

Si la France a décidé d’agir sans attendre un consensus au niveau européen, M. Le Maire a toutefois jugé qu’un accord de ce type était encore possible «d’ici à la fin mars», soulignant que la France soutenait une proposition européenne portée par le Commissaire français aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.

«Il reste quelques pays hésitants. Nous avons fait une offre de compromis en décembre avec l’Allemagne et je suis convaincu qu’un accord est maintenant à portée de main d’ici à la fin mars. À quelques mois des élections européennes, nos citoyens ne comprendraient pas que nous renoncions», a-t-il expliqué.

À la mi-décembre, le gouvernement français, à la recherche de recettes pour financer les mesures sociales annoncées par le président Emmanuel Macron, avait annoncé qu’il taxerait dès le 1er janvier les géants du numérique, sans attendre un éventuel accord au sein de l’Union européenne.

Cette décision avait signifié un changement de stratégie, M. Le Maire ayant défendu, sans succès, l’adoption d’une taxe au niveau européen sur les géants du numérique.

Techno

Les aînés, un marché de choix pour la techno

LAS VEGAS — Rozanne Hird, 67 ans, est emballée par le casque de réalité virtuelle qu’elle vient de tester dans les allées du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas: «C’est génial, j’ai vu l’opéra de Sydney et les pyramides d’Égypte!»

Appareils d’audition, bracelets qui mesurent les battements cardiaques, dispositifs anti-chute, consultations médicales virtuelles, pilulier connecté... Le CES fourmille d’inventions destinées aux personnes âgées pour les aider à rester autonomes le plus longtemps possible : le vieillissement de la population offre un marché gigantesque au secteur technologique.

La plateforme de réalité virtuelle Alcove VR testée par Rozanne Hird peut contrôler plusieurs casques, donc «tout un groupe de gens peut voir les pyramides et interagir et ne pas être isolés», poursuit, tout sourire, la sexagénaire, qui enseigne l’informatique aux aînés en Arizona depuis 26 ans.

Cela «permet de lutter contre l’isolement social» qui touche fréquemment les personnes âgées, confirme Nigel Smith, en charge de l’Innovation Labs au sein de l’Association américaine des retraités AARP (38 millions de membres), venue présenter au CES des produits de haute technologie dédiés aux aînés, dont Alcove VR.

«N’ayez pas peur!»

«Les changements démographiques sont énormes et s’accélèrent : chaque jour, plus de 10 000 personnes atteignent l’âge de 65 ans» aux États-Unis, dit Nigel Smith, notant tous les «défis et opportunités» que cela entraîne.

«L’intelligence artificielle, les objets connectés ont une utilité très concrète» assure-t-il.

L’Innovation Labs a aussi investi dans Pillo, un pilulier intelligent aux yeux ronds qui délivre à heure fixe, dans un petit pot, les médicaments à prendre, entre autres fonctionnalités.

Muni d’une caméra à reconnaissance faciale, il identifie le patient et peut envoyer une alerte sur le téléphone de ses proches s’il détecte un problème, explique Paige Baeder, de la jeune entreprise Pillo Health, qui dit avoir écoulé 2500 appareils en quelques semaines.

Entre 2000 et 2050, la  proportion de la population mondiale de plus de 60 ans sera passée d’environ 11 % à 22 %, soit de 605 millions à deux milliards de personnes, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Quant aux 80 ans ou plus, ils devraient presque quadrupler pour atteindre 395 millions en 2050, toujours selon l’OMS.

Le marché des aînés, surnommé «silver économie», est promis à une croissance exponentielle.