Ce nouveau pavillon, dont La Voix de l’Est avait déjà annoncé la construction, entraînera un investissement de 3,4 millions de dollars.

Zoo de Granby: les détails du nouveau pavillon dévoilés

Le Zoo de Granby grouille d’activités. Alors que la construction du nouvel habitat des lions va bon train, les détails du nouveau pavillon du volet Affaires et événements ont été dévoilés mardi.

« Il y a de la fébrilité dans l’air », a lancé d’entrée de jeu le directeur général de l’endroit, Paul Gosselin, lors d’un point de presse au cours duquel la maquette du futur pavillon pour la clientèle corporative a été dévoilée.    

Ce nouveau pavillon, dont La Voix de l’Est avait déjà annoncé la construction, entraînera un investissement de 3,4 millions de dollars. Il sera situé à la limite du parc aquatique Amazoo et du stationnement (voir encadré). Les travaux ont déjà été lancés. Un chemin d’accès reliera d’ailleurs la nouvelle construction au Lodge, la vaste terrasse qui surplombe la savane africaine. 

Le bâtiment corporatif générera la création d’une quinzaine de nouveaux emplois. L’endroit comprendra deux salles pouvant accueillir 500 et 300 convives en formule banquet, en plus d’une terrasse sur le toit. 

« Cet ajout de places va nous donner une marge de manœuvre », souligne M. Gosselin. Les différentes salles du Zoo affichent souvent complet, particulièrement durant la période des Fêtes. L’été, il arrive aussi que deux ou trois mariages se déroulent au Zoo durant le même week-end, relève le DG. Détail : pas moins de 25 unions sont déjà prévues dans ce décor exotique en 2019 et quelques réservations sont déjà au calendrier de 2020.       

Avec ce nouveau pavillon, qui devrait être prêt pour la mi-novembre, le Zoo de Granby pourra offrir 14 salles et terrasses de différentes tailles et allures à sa clientèle d’affaires et événementielle. Les revenus corporatifs ont connu une croissance de 85 % depuis quatre ans. En 2018, ils se sont établis à 1,7 million $, soit 6,5 % des revenus globaux du Zoo, a détaillé la directrice du marketing et des communications au Zoo, Élaine Plamondon. 

Le directeur général du Zoo de Granby, Paul Gosselin, a dévoilé mardi les détails du nouveau pavillon destiné à la clientèle d’affaires et aux événements spéciaux.

Cuisine centrale

Selon elle, l’équipe des banquets, qui compte une quarantaine d’employés à temps plein et saisonniers, a coordonné quelque 175 événements (BBQ à volonté, partys de Noël, mariages et autres réunions et fêtes d’entreprises) qui ont rejoint plus de 35 000 personnes.        

Au cœur des activités corporatives, la cuisine centrale du Zoo, actuellement située dans le pavillon Le Refuge — qui sera éventuellement démoli —, sera par ailleurs relocalisée dans le nouveau pavillon, qui proposera une ambiance nature chic.

Cette nouvelle installation n’est pas incompatible avec la mission du Zoo, qui est d’être une institution de conservation engagée et reconnue mondialement ainsi qu’une destination touristique incontournable en Amérique du Nord, a pour sa part fait valoir Réal Deslauriers, premier vice-président du conseil d’administration du Zoo, un organisme à but non lucratif. 

« On se positionne de plus en plus comme un établissement scientifique à l’échelle internationale. En 2018, on a fait des investissements records de 375 000 $ dans des projets de conservation en nature. Ce nouveau pavillon va contribuer à ce que j’appelle un cercle vertueux, qui consiste à créer des événements, à faire de l’argent et à réinvestir cet argent dans la pérennité du Zoo, mais aussi dans des projets de conservation », affirme M. Deslauriers.   

Ce projet s’inscrit dans l’ambitieux plan directeur du Zoo de Granby, annoncé l’an dernier. Des investissements de 41 millions $, dont 18 millions $ proviennent d’une aide financière du gouvernement du Québec, sont prévus au cours des prochaines années. 

Avec un investissement de 2,9 millions $, l’autre grosse nouveauté de 2019, le nouvel habitat des lions, pourra de son côté être découverte pour la saison estivale. Inauguré à la mi-juin, l’endroit sera accessible à l’année et proposera une expérience plus immersive avec le roi des animaux. À ce jour, le budget et l’échéancier sont respectés, affirme Paul Gosselin.      

Le nouveau pavillon aura deux grandes salles, d'une capacité de 500 et 300 convives en formule banquet, en plus d'une terrasse sur le toit.

AUTRES ANNONCES À VENIR

Les projets se multiplient au Zoo de Granby. Deux autres annonces seront effectuées au cours des prochaines semaines, a laissé savoir le directeur général, Paul Gosselin. 

L’une de ces annonces concerne le stationnement, alors que le nouveau pavillon pour le volet Affaires et événements du Zoo sera construit à la limite du parc aquatique Amazoo et du stationnement. En fait, une quarantaine d’espaces seront retranchés dans l’opération. 

« Ça ajoute au défi qu’on avait déjà. Mais, dans les prochaines semaines, on va annoncer des nouveautés en matière de stationnement qui vont nous permettre en bonne partie de solutionner notre problématique », affirme Paul Gosselin, sans entrer dans les détails. 

Celui-ci affirme qu’une autre annonce sera par ailleurs effectuée prochainement. Mais encore là, il se fait discret sur la nature du projet annoncé qui ne serait pas inscrit dans le plan directeur de l’institution zoologique. « Ça bouge beaucoup », lance le DG. 

Paul Gosselin affirme que deux plus vieux bâtiments du Zoo, dont le Refuge et celui qui abrite les quartiers des gardiens, seront démolis. Les gardiens ont déjà été relocalisés pour une année ou deux dans le pavillon Bourget, autrefois le Carrefour Bingo. 

« Il est prévu dans le projet de reconstruire un nouveau pavillon pour les gardiens d’animaux en périphérie du Zoo parce qu’on veut donner le plus de place possible à l’intérieur du site à l’expérience et aux animaux », dit-il.

« Les normes de garde en captivité augmentent. Elles sont de plus en plus sévères. Si on veut se positionner comme une institution zoologique internationale, il faut donner le plus d’espace possible aux animaux. Dans la stratégie, on essaie de repositionner tout ce qui est administratif en périphérie », ajoute le directeur général.