Le directeur de la conservation et de la recherche du Zoo de Granby, Patrick Paré, se réjouit que l’institution zoologique ait réalisé des dons records en conservation de la nature en 2018.

Zoo de Granby: dons records pour la conservation

Le Zoo de Granby augmente ses dons pour la conservation, si bien qu’il a alloué en 2018 un montant record de 375 000 $ pour la réalisation de différents projets en nature, ici et ailleurs.

« C’est environ 100 000 $ de plus que l’année dernière », a relevé mercredi le directeur de la conservation et de la recherche au Zoo, Patrick Paré.

« Et cette somme est toujours en évolution depuis cinq ans. Depuis que le département conservation et recherche a été créé en 2013, on a doublé le nombre d’employés — de deux à quatre — et doublé le nombre de partenaires et de projets », a-t-il précisé.

Au cours des dernières années, le Zoo de Granby a ainsi participé, bien souvent aux côtés d’autres partenaires, au financement de 23 projets d’institutions différentes, dont quatre au Québec et 19 au niveau international, de sorte que les retombées globales de ces investissements sont considérables, estime Patrick Paré.

Quelque 86 800 $ ont notamment été versés à des initiatives visant principalement la conservation des éléphants d’Afrique, des félins et des gorilles. La Fondation pour l’environnement et le développement au Cameroun, l’International Elephant Foundation et le Snow Leopard Trust figurent dans la liste des organismes qui ont reçu un don du Zoo.

« Ce sont des dons à des organismes où on n’ira pas nécessairement sur place pour collaborer concrètement à leur projet sur le terrain », a souligné le directeur de la conservation et de la recherche.

Cible

La majorité de l’enveloppe de 375 000 $ a cependant été consacrée à la réalisation de différents projets dans lesquels le Zoo joue un rôle de premier plan, comme celui voué à la préservation des éléphants et des gorilles au parc national de Campo-Ma’an au Cameroun, la conservation des Boisés Miner à Granby ou encore la préservation des tortues molles à épines, des chauves-souris et des martinets ramoneurs au Québec.

Cela inclut le temps des employés du Zoo qui oeuvrent sur ces projets, note Patrick Paré. Une technicienne en santé animale a notamment séjourné quatre mois au Cameroun l’été dernier. Mais ces efforts de conservation peuvent aussi se matérialiser notamment avec la fourniture d’équipements, la production de panneaux d’interprétation, l’inventaire de la faune sur le terrain ou l’accompagnement de citoyens, comme les riverains des Boisés Miner.

Le Zoo de Granby souhaite atteindre la cible recommandée par l’Association des zoos et aquariums, c’est-à-dire d’investir 3 % du budget de dépenses annuelles dans des projets de conservation réalisés dans les milieux naturels. « On est rendu à un peu plus de 2 %. (...) On est vraiment motivés à augmenter nos investissements en conservation pour contribuer à la préservation de la nature », a dit M. Paré.

Selon lui, les résultats sont palpables non seulement sur le terrain, mais aussi pour le Zoo, qui profite d’un support accru de partenaires financiers.

Le Zoo de Granby mettra par ailleurs de l’avant en 2019 un projet qui permettra le développement d’une application mobile pour s’amuser tout en apprenant sur la faune et la flore dans trois parcs de Granby.