C’est sous le thème «Rassembler et gérer pour prospérer» qu’Yvon Carrier a lancé officiellement jeudi sa campagne à la mairie de Bromont.

Yvon Carrier dévoile ses priorités

Alors que se profile à l’horizon la date butoir des candidatures aux élections municipales de novembre, Yvon Carrier­ a révélé à La Voix de l’Est les grandes lignes de son programme pour tenter de succéder à Pauline Quinlan.

C’est sous le thème « Rassembler et gérer pour prospérer » qu’Yvon Carrier lance officiellement sa campagne, jeudi. Parmi ses engagements, le candidat à la mairie souhaite abaisser de 5 % le taux de taxation dès 2019, toutes catégories confondues. 

« J’ai analysé les bilans financiers de la municipalité des trois dernières années, a indiqué celui qui a travaillé durant plus de 28 ans chez Bell aux opérations et en planification stratégique, puis 10 ans comme gestionnaire chez CGI. Je pense que la Ville devrait mieux planifier ses projets en ayant un plan financier sans utiliser le surplus accumulé. [...] Selon moi, la [diminution] de 5 % est facilement atteignable. »

En termes de sécurité pour les piétons et les cyclistes, M. Carrier veut notamment que soit réaménagé le tronçon du boulevard Bromont entre les rues Shefford et Sherbrooke « afin de mieux y intégrer la route Verte » puis d’améliorer « la fluidité de la circulation automobile et l’accessibilité aux commerces ». 

En ce qui concerne le service de police, l’aspirant maire préconise la multiplication des partenariats avec d’autres municipalités pour diminuer la facture des Bromontois. « On discute déjà avec Lac-Brome pour utiliser les mêmes effectifs. [...] Mais il y a plein d’autres villes autour [de Bromont], a-t-il dit. On pourrait essayer de développer un service de police régional. »

Loisirs, culture et communauté

En matière de loisirs et de vie collective, Yvon Carrier milite pour le projet de centre communautaire. Il souhaite par ailleurs que la bibliothèque municipale, sise actuellement à même les locaux de l’école primaire de la Chantignole, soit rapatriée dans un éventuel nouveau bâtiment. 

« Il y a de plus en plus de débordements dans les écoles à Bromont. On pourrait donc utiliser l’espace de la bibliothèque plutôt que d’agrandir le bâtiment pour accueillir plus d’élèves », a-t-il fait valoir. Selon M. Carrier­, des espaces consacrés aux organismes communautaires et à la tenue d’activités sportives devraient aussi être aménagés dans un futur immeuble communautaire.

Augmenter l’offre d’événements culturels et sportifs fait également partie des priorités de celui qui a agi en tant que vice-président aux opérations au sein du Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux (COJEM), qui devaient se tenir à Bromont en 2018. Yvon Carrier croit par ailleurs qu’une « mise à niveau [d’]infrastructures existantes » s’impose, entre autres au Centre culturel St-John. 

« On a de bons spectacles, de belles conférences. Mais souvent, c’est sold out. Il y a un auditoire, mais ce n’est pas assez grand. Je pense qu’en réaménageant l’endroit, on pourrait certainement satisfaire plus de citoyens. »

La mise en place d’un réseau de transport en commun, possiblement Uber ou un service s’en inspirant, fait aussi partie de sa liste. « À Bromont, on a beaucoup de retraités. Ce sont des gens qui pourraient peut-être donner un petit deux heures par jour pour transporter des citoyens, des visiteurs. »

En termes de développement industriel, M. Carrier est notamment d’avis qu’il faut cibler davantage les PME en leur offrant des « conditions favorables ». « Le parc industriel de la rue Pacifique est à pleine capacité. Il faut développer de nouveaux sites et des infrastructures qui répondent aux besoins spécifiques des PME, et qui ne sont pas les mêmes que pour de grandes entreprises. »