Ancien conseiller du district neuf, Yves Pronovost tentera cette fois sa chance dans le district cinq.

Yves Pronovost veut reprendre du service

Quatre ans à l'écart du conseil municipal n'auront pas éteint la flamme qu'entretient Yves Pronovost pour la chose politique. L'ancien conseiller du district neuf tentera maintenant sa chance dans le district cinq, avec la ferme intention d'être au service de ses concitoyens.
« En 2013, les gens ont choisi quelqu'un d'autre (dans le neuf). Robert Vincent fait un bon travail », note le restaurateur, faisant référence à celui qui l'avait défait au dernier scrutin. 
« Et il y a des enjeux importants dans le cinq », ajoute-t-il ensuite pour expliquer sa décision de succéder à Joël Desmarais, qui quitte pour des raisons de santé.
L'homme d'affaires souhaite notamment oeuvrer à attirer de nouvelles entreprises dans le parc industriel de Granby en amenant davantage de services au nord de la route 139. 
En outre, M. Pronovost se dit « particulièrement interpellé par la question de l'avenir et de la vitalité du centre-ville ». Le nombre de locaux vacants sur la rue Principale inquiète le propriétaire des Pubs MacIntosh.
« Ce n'est pas avec une girafe rose ou un gorille bleu qu'on va attirer des entreprises au centre-ville, dit-il à propos des sculptures ludiques qui ornent la rue Principale depuis l'été. On doit mettre l'emphase sur le développement commercial du centre-ville et actuellement, il n'y a pas de commerçant à la table du conseil. »
C'est là que son bagage d'entrepreneur, de même que ses expériences passées de président de Génération Avenir et de membre des conseils d'administration de la Chambre de commerce Haute-Yamaska et région et de Gens d'affaires de Bromont pourraient être utiles. Comme il préside celui du Festival international de la chanson de Granby depuis l'an dernier, le candidat a aussi quelques idées pour la programmation culturelle de la Ville.
À l'écoute
M. Pronovost l'avait remporté sur trois adversaires en 2009. Il conserve d'ailleurs un excellent souvenir de son passage à l'hôtel de ville.
« Sans prétention, je crois que je peux servir à quelque chose. La machine municipale, je la connais, dit-il. Les citoyens veulent quelqu'un pour les écouter, pour faciliter les choses et pour les accompagner dans la résolution de leurs problèmes. »
Le candidat compte mener sa troisième campagne électorale en allant à la rencontre des citoyens, à commencer par les résidents du secteur de l'Autodrome. « C'est important que ces gens-là aient un mot à dire sur ce qui arrive avec l'Autodrome », dit-il.
Qu'importe le résultat du vote, le 5 novembre prochain, Yves Pronovost se dit prêt à toute éventualité. « J'ai été élu ; j'ai été battu. J'ai vécu les deux et je n'aurai pas de problème avec le choix des citoyens. Mais je m'en vais là en sachant que je pourrais faire une bonne job ! »