Le candidat à la mairie de Granby, Yves Bélanger, a dévoilé vendredi ses objectifs en matière d’entrepreneuriat.

Yves Bélanger souhaite ramener Granby dans le top 10

Le candidat à la mairie, Yves Bélanger, souhaite que Granby « devienne le meilleur endroit au Québec pour démarrer une entreprise et la faire croître », a-t-il déclaré vendredi, à l’occasion d’un point de presse.

Cela n’est pas le cas actuellement, selon lui. Le candidat cite entre autres les données de l’Institut de la statistique du Québec qui démontrent que Granby est au 288e rang en matière de vitalité économique, alors que Bromont se trouve en 16e position. 

Autre étude citée par Yves Bélanger­ : le classement annuel des villes entrepreneuriales de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. Granby occupe le 71e rang, alors que Saint-Hyacinthe est neuvième, dit-il.

M. Bélanger dit ainsi avoir l’objectif de « ramener Granby dans le top 10 des meilleures villes entrepreneuriales au Québec ». Pour y arriver, il entend mettre sur pied la Table des Audacieux, formée d’industriels, de commerçants et de travailleurs autonomes. Cette table, explique-t-il, aura le mandat de déterminer cinq actions prioritaires à mettre de l’avant pour favoriser le développement de l’entrepreneuriat à Granby. Une enveloppe annuelle de 500 000 $ sera consacrée à la réalisation de ces actions, propose­ le candidat. 

Plaidoyer pour l’aéroport

Alors que le conseil municipal sortant ne cache pas son désintérêt de la Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l’Est (RARCE), Yves Bélanger voit les choses d’un autre œil. « L’aéroport est pour moi un outil de développement économique sous-utilisé. On peut et on doit faire mieux », estime-t-il.

Il souligne entre autres que l’aéroport de Mont-Joli offrira cet hiver des vols directs pour Punta Cana avec Sunwing. « Si Mont-Joli est capable de faire ça, je pense que Bromont aussi », croit-il. 

S’il est élu, Yves Bélanger veut contacter les maires de Bromont et Cowansville afin qu’ils siègent, tous les trois, sur le conseil d’administration de la RARCE. « On doit donner un signal fort que les trois maires des trois villes participantes veulent donner un élan à l’aéroport­ », dit-il. 

L’aspirant maire souhaite aussi faire tomber les « barrières » qui existent entre Bromont et Granby. « Nos compétiteurs, ce n’est pas Bromont, mais plutôt Saint-Hyacinthe­, Saint-Jean-sur-Richelieu­, Drummondville », calcule­ M. Bélanger. 

Centre-ville, etc.

Le candidat dit par ailleurs vouloir « prendre le temps de bien planifier » le projet de réaménagement et de revitalisation du centre-ville avec « les acteurs du milieu et les personnes concernées ». Il importe, croit-il, d’établir « une vision commune » du centre-ville. 

À ses yeux, cette vision devrait être plus « culturelle ». « Mais je ne veux pas l’imposer. Je veux en débattre et l’amener sur la place publique », dit Yves Bélanger, qui affirme aussi être « préoccupé » par l’accessibilité aux commerces durant la phase des travaux qui permettra de renouveler les infrastructures souterraines d’aqueduc et d’égout. 

Celui qui a déjà été conseiller municipal croit par ailleurs qu’il importe de « débattre » du prolongement éventuel des services d’aqueduc et d’égout dans le secteur Canton, alors que certains résidants ont des problèmes de qualité d’eau et de champs d’épuration, dit-il. « Il va falloir qu’on s’y arrête et qu’on en parle de cette réalité-là », dit-il. Cela s’inscrit dans une vision à long terme, précise Yves Bélanger. Mais la question se pose, alors que la Ville doit investir dans son usine de filtration­, souligne-t-il. 

Parmi les autres projets en vrac dans la mire de l’aspirant maire : l’aménagement d’une scène permanente au parc Daniel-Johnson, l’ajout d’une caserne de pompiers au sud-est de la Ville (secteur de l’école Eurêka) et la mise en place de solutions pour régler des problématiques de circulation, dont celles de la route 139 et du pont Patrick-Hackett. 

« Je dis que je veux amener Granby­ au top 10. Mais pour pouvoir faire ça, je n’ai pas la prétention de le faire tout seul et d’avoir des idées magiques. Ce n’est pas moi le super héros économique. Je veux rassembler et mobiliser les gens du milieu. Fini le travail en silo. Ça ne fait pas partie de mon approche. Je veux qu’on travaille en concertation, qu’on fasse une équipe et qu’on ait des objectifs communs », conclut Yves Bélanger. 

Pancartes électorales: Bélanger réagit aux propos de Bonin

La récente sortie médiatique du maire sortant de la Ville de Granby- et à nouveau candidat, Pascal Bonin, sur ses pancartes électorales démontre qu’il s’agit d’un « échec sur le plan politique », juge un de ses adversaires, le candidat à la mairie-, Yves Bélanger.

Celui-ci croit que les pancartes de Pascal Bonin, dont certaines le représentent en superhéros, sont « une réussite sur le plan artistique ». Mais, selon lui, elles « ridiculisent la fonction de maire ». « Ça enlève du sérieux à la campagne électorale », a-t-il déclaré vendredi, en marge d’un point de presse portant sur l’entrepreneuriat. 

« Le 5 novembre prochain, on ne fait pas le choix, le casting, pour une vedette de film de superhéros. On fait le choix d’un maire, un poste stratégique, important, où on veut quelqu’un qui représente l’ensemble de la population, qui est un leader crédible et rassembleur », a-t-il ajouté. 

Pascal Bonin a rappelé cette semaine que ses pancartes électorales ont fait l’objet d’un appel d’offres. Ce sont ainsi les créateurs des affiches qui ont proposé les concepts. Le maire sortant a dit avoir accepté les croquis le représentant en super héros, car il les jugeait « originaux et humoristiques ». À ses yeux, cela ne dénote pas un manque de sérieux.