Le candidat à la mairie de Granby, Yves Bélanger, se défend d'avoir des liens avec l'Union des citoyens de Granby, visée par une plainte déposée au DGEQ.

Yves Bélanger prend ses distances de l'Union des citoyens

Le candidat à la mairie de Granby, Yves Bélanger, se défend d'avoir des liens avec l'Union des citoyens de Granby (UCG), visée par une plainte déposée au Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Et cela, même si ses engagements rejoignent en bonne partie le mandat du regroupement.
« Je n'ai aucune aide de ce groupe-là dans ma campagne », a affirmé M. Bélanger tout en précisant ne bénéficier d'aucune ressource financière, ni technique de la part de l'UCG.
La Voix de l'Est rapportait samedi le dépôt d'une plainte contre l'UCG au DGEQ par un citoyen dont l'identité n'a pas été révélée. Celui-ci a notamment souligné que le regroupement de citoyens sollicite des dons, notamment en argent comptant, sur son site Web, alors qu'il n'est pas une organisation officiellement reconnue. Le fait que l'UCG, fondée par Sylvie Robidoux, semble favoriser un ou des candidats à l'élection municipale du 5 novembre, dont Yves Bélanger­, est en outre relevé.
La plainte acheminée au DGEQ fait également valoir qu'il n'est pas assuré que la présidente d'élection de la Ville, Me Catherine Bouchard, ait approuvé le regroupement de citoyens, actif surtout sur le Web, à effectuer des dépenses électorales. 
Yves Bélanger confirme avoir rencontré Mme Robidoux à une occasion, lors d'une rencontre citoyenne. Elle lui a alors parlé de l'UCG. « J'ai constaté qu'on se rapprochait sur certains éléments comme la rigueur et la trans­parence. Mais il n'y a pas plus de liens rapprochés que ça avec le groupe. Ces gens ne me tiennent pas au courant de leurs démarches. Je ne suis pas en contact avec eux. On ne se parle jamais », affirme M. Bélanger. 
Aucune attente
Le candidat à la mairie affirme proposer son programme électoral « pour l'ensemble des citoyens et pas uniquement pour le regroupement ». 
Yves Bélanger précise en outre, dans sa recherche de contributions électorales, s'adresser à « M. et Mme tout le monde » pour « éviter qu'il y ait des liens, des attentes ou encore des apparences de conflits, présentement ou lors du mandat ».
L'aspirant maire, qui a réalisé deux mandats à titre de conseiller par le passé, était cependant bien au fait qu'en 2013, lors de la précédente élection municipale, Sylvie­ Robidoux et son conjoint Dave Cahill ont versé 1000 $ chacun à la campagne du maire sortant et à nouveau candidat, Pascal Bonin. 
Une des entreprises de Mme Robidoux­, Pub Pro Média, a aussi été mise à profit par M. Bonin durant la campagne électorale de 2013, alors qu'il a utilisé ses services­ de publicité mobile.
Mais les relations ne semblent plus être au beau fixe avec le maire sortant, car l'UCG pose un regard très critique sur le travail de Pascal Bonin, affirmant qu'il y a « beaucoup d'insatisfaction de la part des citoyens et des commerçants de Granby, plusieurs promesses non tenues et surtout plus de dépenses que l'ex-administration municipale ».
Après s'être dit « scandalisé » sur sa page Facebook, Pascal Bonin a pour sa part refusé de commenter le dépôt de la plainte contre l'UCG, laissant le DGEQ analyser le dossier. Lui-même entend plutôt se concentrer sur sa campagne électorale qu'il veut « ultra-positive­ » et « joyeuse ». 
Sylvie Robidoux a récemment affirmé à La Voix de l'Est ne pas juger « crédible » la plainte, alors que le plaignant, s'il s'est identifié au DGEQ, ne souhaite toutefois pas l'être publiquement. Elle a affirmé que les « articles » de l'UCG sont « neutres ». Et si elle n'a pas voulu élaborer sur la recherche de dons de l'organisme, elle a conclu que s'il y a une plainte, le Directeur général des élections « fera le suivi ».