Le candidat à la mairie de Granby, Yves Bélanger, veut susciter l'engagement citoyen par une série de mesures dont il a présenté la teneur lundi lors d'un point de presse.

Yves Bélanger: plein cap sur l'engagement citoyen

Mise en place d'un budget participatif et d'assemblées de quartier, développement d'une politique d'intégration des nouveaux arrivants et remplacement des Samedis matin du maire par les Samedis matin des citoyens : le candidat à la mairie de Granby, Yves Bélanger, veut susciter l'engagement des Granbyens.
« Je crois qu'en les impliquant (les citoyens), c'est une façon d'améliorer la participation et la démo­cratie municipale », a avancé l'aspirant maire lundi, à l'occasion d'un point de presse. 
Au cours de ses rencontres des derniers mois, Yves Bélanger­ dit avoir noté la déception, voire le désabusement, de certains envers les politiciens. « Je pense qu'en travaillant avec les citoyens, le conseil municipal, les fonctionnaires municipaux et les partenaires paramunicipaux, on va développer, construire un nouveau modèle de concertation municipale », ajoute celui qui a été conseiller municipal pour un premier mandat au milieu des années 1990 et pour un deuxième­ de 2005 à 2009.
Motivé par le désir de « travailler avec et pour les citoyens », Yves Bélanger s'engage ainsi à financer les projets choisis par ceux-ci. Pour ce faire, un budget participatif de 100 000 $ sera dégagé. Aux Granbyens - par groupe de quatre minimum - de présenter des projets liés à des besoins d'immobilisations ou d'équipements municipaux. Ces projets seront par la suite soumis au vote populaire, dit le candidat en soulignant qu'une initiative semblable existe déjà à Matane. 
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Autre volonté d'Yves Bélanger­ : pour permettre aux citoyens de choisir les aménagements de leur quartier, des assemblées de district seront organisées chaque année, s'il est élu, afin que les résidants ciblent les priorités d'intervention. L'ajout d'éclairage, de traverses piétonnières ou de mobilier urbain dans un parc pourrait, par exemple, être évoqué. « Au lieu d'imposer des changements, je veux que les améliorations viennent des citoyens », relève-t-il. 
Le remplacement des Samedis matin du maire par les Samedis matin des citoyens n'est pas qu'un changement sémantique, assure Yves Bélanger. « Dans ma perception actuelle, les Samedis matin du maire servent surtout à défendre, expliquer, argumenter les décisions prises. Ce que je veux faire, c'est que lorsqu'il y a un dossier qui se met en place, qu'on puisse l'enrichir avec les citoyens, donc les impliquer tout de suite », dit celui qui s'engage à abolir les allocations de transition et à diffuser les séances préparatoires sur le Web. 
Le candidat de 56 ans affirme par ailleurs vouloir développer une politique d'intégration pour les nouveaux arrivants, tant pour les immigrants que les Québécois d'origine qui choisissent Granby pour y étudier, y travailler ou y prendre leur retraite. À cet effet, M. Bélanger souhaite former un « groupe de travail multiethnique, intergénérationnel et multidisciplinaire ». Un exemple de cette politique ? Les personnes immigrantes pourraient être encouragées à siéger au conseil d'administration d'organismes paramunicipaux, tels le théâtre Palace ou le Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin, évoque-t-il. 
Adhésion
En consultant davantage les citoyens, ce psychoéducateur de formation dit vouloir « éviter de revivre les événements de la rue Léger », où des citoyens se sont opposés l'an dernier à l'aménagement d'une piste multi­fonctionnelle dans le cadre de travaux de réfection de la rue. « Au lieu de créer de la résistance, je veux créer de l'adhésion », dit-il.
Selon lui, la nouvelle image de marque de la Ville, lancée en juillet dernier, et le plan de mobilité active présenté l'an dernier auraient profité d'une plus grande consultation citoyenne. Yves Bélanger salue cependant la démarche effectuée dans le cadre du dossier des poules urbaines, où une soirée de consultation publique a été réalisée. Il s'agit là d'un modèle à suivre, croit-il. 
L'aspirant maire, qui est également directeur du Centre de prévention suicide de la Haute-Yamaska, ne craint pas de multi­plier les groupes de travail et de trop consulter. « Les consultations, il y a une façon de les mener pour qu'elles soient efficaces et constructives. Je pense que c'est une de mes forces, d'être capable de travailler en équipe, d'aller chercher le meilleur des autres et de faire avancer les projets à bon rythme », assure Yves Bélanger.