Le candidat à la mairie, Yves Bélanger, croit que la lutte est plus serrée que le laisse croire le sondage récemment réalisé par Segma Recherche pour La Voix de l’Est et M105.

Yves Bélanger croit toujours en ses chances

Une surprise est possible, est convaincu le candidat à la mairie de Granby, Yves Bélanger­. Celui-ci croit en ses chances d’être élu le 5 novembre prochain, même si son principal adversaire, le maire sortant, Pascal­ Bonin, jouit d’une confortable avance dans le récent sondage réalisé par Segma Recherche pour le compte de La Voix de l’Est et de M105.

« Ma lecture du terrain est tellement différente qu’elle me stimule à poursuivre. Je me dis : oui, c’est possible. En 2005, M. Goulet (Richard, ex-maire) était troisième (dans un sondage) et il a été élu. Le revirement est possible, si on continue de faire la lutte et de mettre les énergies qu’il faut », a déclaré M. Bélanger lundi, à l’occasion­ d’un point de presse. 

Selon lui, au moins quatre personnes sur dix l’appuient et n’hésitent pas à le faire ouvertement. Mais, dans le sondage de Segma, Pascal Bonin récolte 79 % des voix, alors qu’Yves Bélanger en obtient 16,8 % et Carl Bouvier, 4,2 %. 

Une autre donnée du sondage fait sourciller Yves Bélanger : le taux de satisfaction de 79 % obtenu par le maire sortant. « Je suis étonné parce que M. Bonin a recueilli 44 % des votes en 2013, alors que 56 % des gens ont voté pour un autre candidat. Est-ce que ces 56 % ont tous changé d’idée ? (...) Ça m’étonne parce que ça ne correspond pas au son que j’entends sur le terrain », dit-il. 

Le candidat est ainsi d’avis que la lutte est plus serrée que ce que les résultats du sondage laissent prévoir. Il dit croire fermement en ses compétences et en son plan. Yves Bélanger a rappelé lundi que ses trois principales cibles sont, s’il est élu, l’engagement citoyen, l’environnement­ et l’entrepreneuriat.

Flèches

M. Bélanger a d’ailleurs lancé plusieurs flèches à l’endroit de son principal adversaire lundi. Il a affirmé que lui-même a une vision à moyen et long terme du développement de la ville, alors que Pascal Bonin « semble faire de la politique à la petite semaine ».

Yves Bélanger estime en outre que le maire sortant a réalisé une « non-campagne ». « Je pense qu’il a surfé sur son premier mandat qui, outre la bibliothèque qui a été rénovée, le projet de l’église Notre-Dame et le projet de piscine, m’apparaît­ assez mince », dit-il. 

A contrario, l’aspirant maire dit avoir cogné à environ 75 % des portes depuis le mois de juillet dernier et il prépare sa campagne depuis plusieurs mois. Il a aussi fait quelques rencontres de presse pour présenter ses engagements. Il insiste sur le fait qu’il n’a formulé aucune « promesse bonbon ».

Alors que lui-même dit prioriser une « saine gestion », M. Bélanger dénonce du même souffle des dépenses effectuées au cours des dernières années par le maire sortant et qu’il juge « inutiles ». Un exemple : les 500 000 $ alloués au réaménagement du parc Pelletier auraient pu être utilisés, selon lui, pour organiser un forum sur le développement durable et soutenir les initiatives retenues par les participants. 

Les 38 000 $ accordés à la location de caméras qui diffuseront des images du chantier du centre aquatique auraient pu permettre la réduction du tarif du transport collectif ou des périodes de bains libres à la piscine Miner pour de jeunes familles ou des aînés, avance Yves Bélanger. 

Appui

L’aspirant maire entend pour sa part tabler sur une « saine démocratie », notamment en diffusant les séances préparatoires des élus sur le Web. Il souhaite travailler à l’élaboration de politiques de l’arbre, de l’habitation et d’intégration des nouveaux arrivants. Il mise aussi sur la création de la Table des Audacieux pour accentuer le développement­ économique.

Il souhaite en outre que Granby « devienne la meilleure ville au Québec pour démarrer une entreprise et la faire grandir ». Il dit ainsi vouloir limiter les hausses de taxes en « rationalisant les dépenses et en amenant de nouvelles entreprises ». 

« Je crois en mon potentiel. Je crois en mes compétences et au programme que je propose aux citoyens. Maintenant, pour y arriver, j’ai besoin de l’appui de mes supporteurs. Il faut que les gens donnent le coup, s’expriment et aillent voter. Et il faut qu’ils votent pour un maire compétent, visionnaire et rassembleur. Je vais être sur le terrain jusqu’à dimanche soir. Je ne lâche pas la serviette », déclare M. Bélanger.