Québec a annoncé mardi que tous les élèves du primaire et du secondaire 1 à 3 pourront revenir physiquement en classe en septembre. En secondaire 4 et 5, la présence en classe sera privilégiée mais les écoles pourront faire jusqu’à 50 % d’enseignement à distance.
Québec a annoncé mardi que tous les élèves du primaire et du secondaire 1 à 3 pourront revenir physiquement en classe en septembre. En secondaire 4 et 5, la présence en classe sera privilégiée mais les écoles pourront faire jusqu’à 50 % d’enseignement à distance.

«Y’a rien comme avoir nos élèves en classe»

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Bien que surpris de l’annonce d’un retour en classe à presque 100 % pour les élèves du primaire et secondaire à la prochaine rentrée, le Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) estime qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour ses membres.

«Je pense que c’est vu positivement, indique la présidente sortante du SEHY, Sophie Veilleux. Y’a rien comme avoir nos élèves en classe. À distance, ce n’est pas la même chose.»

Le ministre de l’Éducation a annoncé mardi que tous les élèves du primaire et du secondaire 1 à 3 pourront revenir physiquement en classe en septembre.

Au besoin, et sauf exception, ce sont les enseignants qui changeront de local. En secondaire 4 et 5, la présence en classe sera privilégiée, mais les écoles pourront faire jusqu’à 50 % d’enseignement à distance. Idem pour la formation professionnelle et aux adultes.

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Cela permettra d’améliorer la motivation des élèves et des enseignants du secondaire, durement touchée par la fermeture des écoles à la mi-mars, dit Mme Veilleux. Seules les écoles primaires ont rouvert leurs portes, en mai, sur le territoire du centre de services scolaire du Val-des-Cerfs.

Bulle et consultation

Le SEHY ne se prononce pas pour l'instant sur le nouveau concept de «bulles» ou «sous-groupes» dans les écoles, que la Fédération autonome de l’enseignement, dont elle est membre, a critiqué comme étant une invention permettant de justifier que tous les élèves puissent revenir en classe même en étant près les uns des autres.

Sophie Veilleux s’en remet aux experts de la santé. «Je présume que ça s’appuie sur quelque chose, dit-elle. Mais il y aura un gros travail d’information à faire. Il ne faut pas que les gens soient confus.»

Elle espère toutefois que Québec et les dirigeants des centres de services scolaires vont «prendre le temps de voir l’opinion de ceux qui oeuvrent dans les écoles à l’avenir, afin qu’on ne revive pas la valse des décisions de ce printemps». «J’ose croire que le message s’est rendu au Ministère.»

La présidente sortante du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska, Sophie Veilleux.

La pandémie a permis d’ajouter «une autre corde» à l’arc des enseignants qui ont presque tous expérimenté l’enseignement à distance, ajoute Mme Veilleux. 

«Ce n’est pas perdu et il faudra s’assurer que les formations continuent», dit-elle en pensant entre autres aux enseignants du secondaire qui ont été prêtés au primaire, à la réouverture de ces écoles, et qui par conséquent ne se sont «pas approprié la formation technologique».

Le centre de services scolaire du Val-des-Cerfs n’a pas souhaité ne pas commenter les annonces de mardi.

Au cégep

Du côté du Cégep de Granby, les annonces de mardi changent peu de choses. Les cours seront donnés majoritairement à distance à la rentrée d’automne, mais plusieurs activités auront lieu sur place et tous les services seront accessibles.

«On va faire tout ce qu’on peut faire sur place en respectant la distanciation, dit le directeur général Yvan O’Connor. On ne veut surtout pas d’éclosion de COVID au cégep.»

La réduction de la distance recommandée, qui passe de 2 m à 1,5 m pour les étudiants, permettra d’aménager les lieux communs en conséquence.

En plus de fournir des masques à ses étudiants, le Cégep de Granby a commandé de l’équipement informatique supplémentaire qui pourra être prêté. Sa Fondation sera également en mesure d’aider des cégépiens en difficulté financière.

L’établissement de la rue Saint-Jacques a déjà annoncé qu’il commencera ses cours une semaine plus tard, à l’automne, afin de permettre aux nouveaux étudiants de se familiariser avec les lieux, les services offerts et leur programme. Une semaine de pause est aussi prévue à l’Action de grâce.