Werner Kyling lors de ses procédures judiciaires au Palais de justice de Granby.

Werner Kyling espère être dédommagé pour son hélicoptère en piteux état

La justice en a peut-être fini avec Werner Kyling, mais le résident de Saint-Armand acquitté des accusations d’avoir dirigé un vaste réseau de trafic de marijuana n’en a pas fini avec la justice.

L’ex-vendeur de copeaux de bois, âgé de 77 ans, réclame 15 000 $ à l’État québécois pour l’usure et des pièces manquantes à son hélicoptère, qui avait été saisi dans le cadre d’une vaste opération policière en juin 2005.

L’enquête, baptisée projet Cure, visait le trafic de cannabis dans les environs de Bedford, en Montérégie, près de la frontière américaine.

M. Kyling avait été arrêté, ainsi qu’une quarantaine de personnes soupçonnées de faire partie du «cartel de Bedford».

Plusieurs objets incluant de la drogue, de l’argent comptant ainsi que l’hélicoptère Robinson CF-YPX estimé à près de 300 000 $ avaient été saisis. Le caïd allégué a été condamné, en 2011, à huit ans de prison pour complot, production, trafic de cannabis et gangstérisme; le procès a toutefois été annulé en Cour d’appel deux ans plus tard parce que le jury n’était pas suffisamment bilingue.

Finalement, à l’aube d’un nouveau procès en 2017, la poursuite a opté pour l’arrêt des procédures.

Werner Kyling réclame 15 000 $ à l’État québécois pour l’usure et des pièces manquantes à son hélicoptère, qui avait été saisi dans le cadre d’une vaste opération policière en juin 2005.

Dommages

Werner Kyling, qui a toujours clamé son innocence, exige désormais que Québec lui rembourse les dommages causés à son hélicoptère.

Dans sa poursuite déposée devant la Cour des petites créances en juin, le septuagénaire allègue que son appareil a été abimé par les nombreux transports ayant suivi l’opération policière.

Les hélices, qui ont été «égratignées et bossées» tout comme le pare-brise, et trois autres pièces sont manquantes, soit le treuil, la batterie et le siège arrière droit.

«En somme, l’hélicoptère était en pièces» à sa restitution en 2017, affirme M. Kyling, dans sa poursuite, et ce bien doit être reconstruit.

«Au moment où la saisie a été effectuée, l’hélicoptère était en bon état, rapports à l’appui», ajoute-t-il en estimant le coût des réparations nécessaires à 19 700 $.

Un maximum de 15 000 $ peut toutefois être réclamé aux petites créances, et «la partie demanderesse (NB: le Procureur général du Québec) refuse de payer».

La cause doit être entendue en décembre au Palais de justice de Cowansville.