Un total de 14 panneaux longeront le parcours cyclable, aux endroits mêmes où furent autrefois érigées des gares ou des stations de la Montreal & Southern Counties Railway.
Un total de 14 panneaux longeront le parcours cyclable, aux endroits mêmes où furent autrefois érigées des gares ou des stations de la Montreal & Southern Counties Railway.

Voyage dans le temps sur la Route des champs

Avant que des milliers de cyclistes ne roulent chaque été sur la Route des champs, des centaines de trains sillonnaient auparavant la Montreal & Southern Counties Railway. Pour rendre hommage à cette tranche de l’histoire de la région, la MRC de Rouville et la Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux (SHGQL) planchent actuellement sur un projet de parcours patrimonial qui ramènera cyclistes, patineurs et marcheurs à une autre époque.

Un total de 14 panneaux longeront le parcours cyclable, aux endroits mêmes où furent autrefois érigées des gares ou des stations de débarquement.

« Le projet a été officiellement lancé la semaine dernière par vidéoconférence. Notre objectif est d’illustrer l’histoire de l’ancienne voie ferrée dont l’emprise sert aujourd’hui à la Route des champs, entre Richelieu et Saint-Paul-d’Abbotsford », explique Gilles Laperle, le nouveau président de la SHGQL.

Ce tronçon permettant de lier Montréal à Granby par train a notamment servi au transport de marchandises et de personnes. « Il y a d’abord eu un train vapeur, puis un train électrique, déjà à cette époque. C’était d’avant-garde ! » lance le président.

« Plus précisément, on veut documenter ce qui se passait à chaque endroit où le train s’arrêtait. Ça peut être des anecdotes ou des activités qui y ont eu lieu, et on souhaite aussi illustrer le tout avec des photos d’époque », ajoute-t-il.

Il fut un temps où un train électrique arpentait le chemin de fer reliant Montréal à Granby.

Quatre étapes

Le projet, rendu possible grâce à un financement de 58 795 $ versé à la société d’histoire par la MRC de Rouville, via le Fonds d’aide au rayonnement des régions (FARR), se déroulera en quatre phases, explique M. Laperle.

La recherche, l’étape la plus laborieuse, nécessitera plusieurs heures à l’historien de Saint-Paul-d’Abbotsford Gilles Bachand, également le président sortant de l’organisme. « Ça va demander beaucoup de consultation et de travail, pour aller chercher l’information et des images », illustre M. Laperle.

Il faudra par la suite rédiger le contenu de chacun des panneaux. « Chaque panneau aura un descriptif assez succinct puisqu’il sera en bordure de la piste cyclable, mais on veut raconter quelque chose en lien avec l’endroit où il sera installé », réitère M. Laperle.

Puis, les panneaux seront mis en page par la graphiste Noémi Laganière Gosselin, qui produira un prototype de panneau. Une somme de 6100 $ supplémentaire sera déboursée pour cette étape.

Une fois le modèle approuvé, il servira d’exemple pour les 13 autres, qui partageront tous la même signature visuelle. Ces panneaux seront ensuite imprimés, puis installés.

Si tout se déroule comme prévu et que la pandémie de la COVID-19 ne ralentit pas l’échéancier initial du projet, les panneaux pourraient être installés dans la première moitié de septembre, ce qui permettrait aux utilisateurs de la piste cyclable d’en apprendre un peu plus sur leur région avant la fin de la belle saison.