Au moins quatre commerçants de Granby, dont le salon Maurice, ont été victimes d’un vol de fleurs.

Voleurs de fleurs à l’oeuvre

Des voleurs qui ont un penchant pour l’horticulture ont sévi au cours des dernières semaines au centre-ville de Granby. Des bacs à fleurs, des fines herbes et des fleurs en terre ont été subtilisés à même les plates-bandes des commerçants qui se désolent que leurs efforts d’embellissement soient ainsi ruinés.

« C’est comme la mafia des bouquets », illustre Jacques Fontaine. Propriétaire du salon de coiffure Maurice situé rue Court, il a été victime de vols à cinq reprises au cours des six dernières semaines. Ses arrangements floraux sont chaque fois dans la mire des voleurs. À trois occasions, du couvre-sol a été subtilisé. Puis un pot contenant un palmier et finalement, du lierre sont disparus. « C’est fait de façon très propre. Ils sont venus avec des pelles. C’est fait pour être replanté. Ce n’est pas du vandalisme », explique M. Fontaine, en ajoutant que ce n’est pas le premier été où il est victime de ce type de vols.

Le coiffeur est l’un des quatre commerçants qui a confirmé à La Voix de l’Est avoir reçu la visite des cambrioleurs. Le Théâtre de l’Ancien presbytère a été victime d’un vol à deux occasions. Une plante a été volée dans un pot lors du premier crime. À la seconde occasion, c’est le pot et la plante qu’il contenait qui ont été dérobés. « Je ne vois pas l’intérêt à part que ce soit pour aller décorer ailleurs », avance le propriétaire, Martin Gougeon.

À quelques rues de là, c’est le Marmiton qui s’est fait voler des fines herbes et des fleurs comestibles. Elles étaient plantées dans des bacs installés face au traiteur de la rue Racine. « Ils ont déraciné complètement ma ciboulette et ils sont partis avec un bac complet de capucine », explique la propriétaire, Jo-Annie Côté. Son origan avait été subtilisé la semaine précédente.

La Maison Montcalm fleuriste située dans la rue York a été dépouillée de plantes fleuries qui décoraient leur plate-bande. « Le bac est dans l’asphalte, donc ils ne peuvent pas le voler. Ils sont partis avec cinq plantes », explique la copropriétaire Marianne Lebeau, précisant que les voleurs ont sévi à deux occasions.

Les commerçants tiennent le même discours. « Ce n’est pas une question de valeur. C’est juste plate de vouloir embellir un peu le quartier et d’en finir comme ça », estime Jo-Annie Côté. « C’est juste désagréable, estime M. Gougeon. Si on s’en fait voler d’autres d’ici la fin de l’été, on n’en mettra plus. C’est dommage. »

« Mon questionnement est plutôt est-ce que je prends le risque d’en replanter au cas où elles seraient à nouveau volées ? », se questionne Mme Lebeau. Même chose du côté du coiffeur qui n’a pas l’intention d’acheter de nouvelles fleurs cet été.

Deux autres commerces du centre-ville auraient également subi le même sort, mais il n’a pas été possible de valider ces informations mardi.

Les commerçants ne sont pas les seuls à faire les frais des voleurs. La Ville de Granby se fait voler des fleurs chaque année, informe Chantal Morissette, chef de division aux travaux publics.

Questionné par La Voix de l’Est, le Service de police de Granby a fait savoir qu’il n’avait pas été avisé de tous les crimes. Il rappelle l’importance de rapporter ces événements afin « qu’on soit conscient de l’ampleur de la problématique vécue dans un quartier », dit le porte-parole, Guy Rousseau.