La Voix de l'Est a tenté d'obtenir des commentaires de certains employés, mais ceux-ci, même sous le couvert de l'anonymat, ont refusé de s'exprimer, de peur de représailles. Ils auraient d'ailleurs été formellement avertis de ne pas parler aux médias et que des enquêtes internes seraient faites pour retracer les sources si des informations venaient à être diffusées.

Vives inquiétudes chez IBM

Le moral est loin d'être à son meilleur à l'usine d'IBM à Bromont. Plusieurs médias étrangers ont récemment rapporté qu'une importante vague de coupures était à prévoir. Le chiffre de 13 000 postes à l'échelle mondiale a été avancé à plusieurs reprises.
Et localement, les rumeurs qui circulent présentement font état de coupures touchant quelque 200 postes à Bromont. Apparemment baptisé le Projet Apollo, ce «rééquilibrage des effectifs» devait officiellement être mis en branle hier, selon ce qu'a rapporté le site internet Business Insider. Mais déjà, à la mi-février, le même média rapportait que 1200 postes avaient été supprimés au sein de l'entreprise en Europe et en Inde. Avec de telles annonces, les craintes des employés de Bromont sont plus que compréhensibles.
On se souviendra aussi que La Presse a rapporté au début du mois qu'IBM étudiait la possibilité de se départir de sa division spécialisée dans les semiconducteurs, une décision qui pourrait toucher directement l'usine de Bromont qui transforme justement des semiconducteurs.
La Voix de l'Est a tenté, hier, d'obtenir davantage d'informations au sujet de l'avenir de l'usine bromontoise et de ses employés, en questionnant la porte-parole de l'entreprise, Joanne Fortin. Pour toute réponse, celle-ci a fait parvenir par courriel à La Voix de l'Est ce qu'elle a qualifié de «position officielle» de l'entreprise. 
«Comme nous l'avons indiqué au cours de nos déclarations récentes sur nos résultats, IBM continue à rééquilibrer son effectif pour répondre aux besoins changeants de ses clients et à innover dans de nouveaux segments à valeur élevée de l'industrie informatique a-t-elle écrit. IBM se positionne donc comme leader dans des domaines tels que le nuage, l'analytique et l'informatique cognitive et investit dans ces secteurs prioritaires.
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