Les courses des Empire Games se sont déroulées sur un parcours créé uniquement pour l’événement.
Les courses des Empire Games se sont déroulées sur un parcours créé uniquement pour l’événement.

Vitesse, sauts et obstacles aux Empire Games de Bromont

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Environ 150 personnes ont pris le départ des courses à obstacles de la compétition amicale Empire Games, sur la montagne de Bromont, samedi. Le parcours a été pensé afin que tous les planchistes puissent participer à cette course.

Cette année, trois planchistes à la fois devaient descendre le parcours dessiné et conçu par Today’s Parks, contrairement aux courses à deux des dernières années. Le parcours promettait des virages surprenants, des sauts, des bosses et des obstacles.

« Pour nos courses, on fait construire un parcours unique, explique Noémie Auger, coordonnatrice des réseaux sociaux. Le parcours est créé uniquement pour les événements. Il est construit la semaine avant, il n’est pas accessible et il est détruit le soir même. Les gens viennent donc courser dans un parcours unique. » 

Le design du parcours rend la course accessible à tous les planchistes en quête d’émotions fortes et de défis.

Le départ était particulièrement rapide et impressionnant, à en croire les athlètes interrogés sur place. 

Le jeune Elliot Imbernon, 11 ans, a bien failli faire la finale. Il est cependant tombé juste avant la ligne d’arrivée lors de sa deuxième descente, alors qu’il se trouvait nez à nez avec son adversaire. 

Il a participé à l’événement pour le plaisir. « Je l’ai fait l’année passée et j’avais vraiment aimé ça, confie-t-il, le casque et la caméra d’action toujours sur la tête. J’ai trouvé le parcours beaucoup mieux que l’année passée parce que j’aime beaucoup faire les jumps. Et là, il y en avait beaucoup ! »

Un saut dès le départ, des bosses, des virages, une porte à passer, il raconte le tracé avec enthousiasme. Nul doute qu’il tentera de nouveau l’expérience l’année prochaine.

«Mon préféré!»

Lors du passage de La Voix de l’Est, le podium chez les femmes a été annoncé. Clara Chapman, du club Élite snowboard de Bromont, a remporté la bourse de 500 $, tandis que l’entraîneuse du club, Amélia Haman-Côté, a terminé deuxième (300 $ de bourse). Fanny Girardin a complété le trio (200 $ de bourse). 

« Le parcours était vraiment génial ! », a commenté Clara, 17 ans, qui compétitionne avec l’équipe du Québec en snowboard cross. Il s’agissait de sa troisième participation à l’événement. 

« Ce parcours-là est mon préféré, et de loin ! Les modules sont plus le fun à faire et ça va plus vite. Le départ était vraiment le fun aussi ! »

Ce qui l’attire dans ce sport : « La vitesse ! Au début, je faisais du ski, mais ma sœur faisait de la planche. J’ai juste voulu essayer et je suis tombée en amour avec ça. Je suis dans l’équipe du Québec pour la première année et je fais le circuit Nor-Am. C’est plus élevé comme niveau. » 

Amélia participait pour le plaisir et pour se mettre au défi. Elle se réjouit de voir de plus en plus de femmes pratiquer ce sport et de constater que le niveau de compétition augmente de plus en plus. 

Fanny fait elle aussi du snowboard cross et voyage un peu partout pour participer à des compétitions. 

« J’ai adoré ma course ! C’était malade, j’ai tellement eu de plaisir ! Le parcours était vraiment beau. C’était un bon défi. »

Chez les hommes, 

Charles Pratte a remporté la course, suivi de Chris Collard et Philippe Fournier. Les bourses étaient les mêmes que chez les femmes.

Démocratiser le sport

Avec 150 personnes, Cedric Emond, directeur du marketing chez Empire, était très heureux de la participation. 

« On veut que les trois catégories soient pleines, qu’on ait un maximum de participants et que tout le monde ait du plaisir. On veut créer une journée super le fun. » En rendant le parcours accessible, l’organisation souhaite démocratiser le sport.

L’argent des inscriptions, qui ne coûtaient que 5 $, était remis à la fondation Dillon Ojo Ligne de vie, créée par les parents de Dillon Ojo après son décès dans un accident survenu en 2018, dont le but est d'aider les jeunes défavorisés à accéder aux sports.

Rail jam et spectacle

Une autre nouveauté aux Empire Games était la compétition Expression session Rail Jam, qui mettait en jeu 5000 $ de prix.

« On a 38 gars qui se sont inscrits. Il va peut-être y avoir une fille. C’est du freestyle avec cinq différents rails que les gens peuvent utiliser de différentes façons. Ça va être jugé sur la créativité, la constance, le niveau de difficulté, etc., mentionne M. Emond. C’est un format jam, ce qui veut dire que ce n’est pas un après l’autre. Ce sont des périodes de 20 minutes où les gars peuvent monter et descendre autant qu’ils veulent. Ils sont jugés sur l’ensemble. C’est une compétition, mais dans un format amical. »

Il promettait un bon spectacle. Cette compétition avait lieu en soirée et était suivie par le spectacle du groupe rap Alaclair Ensemble.