La municipalité de Bromont a dû débourser plus de 6000$ pour l’achat d’un radar pédagogique.

Vitesse élevée sur la route 241: Bromont et Shefford interpellent le MTQ

Le dossier de la vitesse élevée sur la route 241, notamment près du Centre national de cyclisme, a refait surface lundi lors de la séance du conseil de Bromont. À ce jour, le ministère des Transports du Québec (MTQ) refuse de revoir la signalisation dans le tronçon ciblé. Bromont fait front commun avec Shefford pour inciter le MTQ à corriger le tir.

Le maire de Bromont, Louis Villeneuve, n’a pas l’intention de baisser les bras. Selon lui, le MTQ ne peut plus continuer à faire la sourde oreille alors que « la sécurité des usagers de la route est en jeu ». « Ça fait plusieurs demandes que la Ville [de Bromont] dépose auprès du MTQ pour que la limite de vitesse soit abaissée. Mais ça n’a pas encore bougé. Comme Shefford a décidé de faire une résolution, on s’y est arrimé pour mettre plus de poids. On parle d’un secteur où il y a plusieurs jeunes familles, sans compter la clientèle du Centre national de cyclisme, qui augmente constamment. On doit sécuriser le coin. C’est une priorité. »

De leur côté, les élus de Shefford ont entériné, le 15 janvier, une résolution demandant une « étude portant sur la réduction de la limite de vitesse de 90 km/h à 70 km/h sur la portion de la route 241 située entre les numéros civiques 1729 et 1901 ». La quantité de véhicules qui circulent dans ce secteur ainsi que la visibilité restreinte en raison de nombreuses courbes figurent parmi les arguments de la municipalité.

En ce qui concerne la ville voisine, la section de route problématique va du chemin de Lotbinière jusqu’à l’intersection du boulevard de Bromont, où la limite de vitesse passe de 90 km/h à 50 km/h. En fait, le dossier a pris naissance en novembre 2014. Des résidents du Domaine du Boisé avaient alors soulevé au comité de circulation de Bromont la sécurité déficiente pour se déplacer à pied ou à vélo aux abords de la route provinciale. En juillet 2015, par voie de résolution, la Ville demandait au MTQ de se pencher sur le dossier, afin que la vitesse maximale autorisée soit diminuée. Le directeur général du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), Nicolas Legault, a fait de même. Le mois suivant, une rencontre impliquant le MTQ, la municipalité et le CNCB a eu lieu à Bromont pour tenter de dénouer l’impasse, en vain.

Environnement

Les représentants du Ministère ont entre autres appuyé leur décision défavorable sur le fait que l’environnement en périphérie du noyau urbain n’incite pas à ralentir et qu’une présence policière constante serait nécessaire pour faire respecter la limite de vitesse abaissée dans le tronçon ciblé par Bromont.

Le MTQ avait néanmoins posé un premier geste concret en juin 2016, en marquant la vitesse maximale sur la chaussée près du CNCB. La Ville a par la suite dû débourser un peu plus de 6000 $ pour l’achat d’un radar pédagogique, installé dans la même zone. Idem en ce qui concerne une pancarte prônant le partage de la route. Une piste cyclable bidirectionnelle a également été aménagée.

Or, la vitesse est demeurée problématique, estiment la Ville, les résidents du secteur et les dirigeants du CNCB. En avril 2017, les citoyens du Domaine du Boisé sont donc revenus à la charge en déposant une pétition pour que des actions concrètes soient entreprises pour réduire la vitesse. La Ville a à nouveau adopté une résolution, en juin 2017, réitérant au MTQ de revoir sa position.

« Il y a énormément de jeunes qui viennent au centre national et au skatepark, a indiqué Nicolas Legault. Avec le projet de vélodrome qui s’en vient, on doit abaisser la limite de vitesse. C’est une question de sécurité. »