Une étude sur la vitesse sur la route 241 à Bromont a été réalisée par le MTQ le 16 juin.

Vitesse à Bromont et Shefford: le MTQ tranchera d’ici la fin de l’été

Comme l’avait réclamé le ministre des Transports et responsable de l’Estrie, François Bonnardel, des études de vitesse sur la route 241 ont été récemment réalisées à Bromont et à Shefford. Le MTQ analyse actuellement les données recueillies.

Des relevés ont été pris à Bromont le 16 juin. Idem à Shefford dix jours plus tard. « On se déplace sur les lieux avec un radar et on capte les vitesses qui sont pratiquées par les automobilistes. On le fait à différents moments de la journée pour avoir des échantillons représentatifs », a mentionné la porte-parole du MTQ en Estrie, Nomba Danielle.

Les élus de Shefford ont entériné, le 15 janvier, une résolution demandant une « étude portant sur la réduction de la limite de vitesse de 90 km/h à 70 km/h sur la portion de la route 241 située entre les numéros civiques 1729 et 1901 ». La quantité de véhicules qui circulent dans ce secteur ainsi que la visibilité restreinte en raison de nombreuses courbes figurent parmi les arguments de la municipalité. Le projet d’hébergement locatif de luxe Sô Lodges, qui pourrait prendre forme à l’intersection du chemin Jolley et de la route 241, pèse aussi dans la balance.

En ce qui concerne la ville voisine, la section de route problématique va du chemin de Lotbinière jusqu’à l’angle du boulevard de Bromont, où la limite de vitesse passe de 90 km/h à 50 km/h. En fait, le dossier a pris naissance en novembre 2014. Des résidants du Domaine du Boisé avaient alors soulevé au comité de circulation de Bromont la sécurité déficiente pour se déplacer à pied ou à vélo aux abords de la route provinciale. En juillet 2015, par voie de résolution, la Ville demandait au MTQ de se pencher sur le dossier, afin que la vitesse maximale autorisée soit diminuée. 

Analyse

Dans son analyse, le MTQ se penchera sur plusieurs indicateurs. « La vitesse, la configuration des lieux, l’environnement, tous ces éléments seront pris en compte », a mentionné Mme Danielle. 

Or, une réduction de la vitesse maximale autorisée n’est pas en soi une « mesure suffisante » pour que les usagers de la route s’y conforment, a fait valoir la représentante du MTQ. « Il faut également s’assurer que la limite de vitesse soit représentative du milieu et de l’environnement, que ce soit pour les habitations, les logements, la géométrie et la visibilité. »

Jusqu’ici, Bromont a reçu des réponses défavorables de la part de Québec. Les représentants du Ministère ont entre autres appuyé leur décision sur le fait que l’environnement en périphérie du noyau urbain n’incite pas à ralentir et qu’une présence policière constante serait nécessaire pour faire respecter la limite de vitesse abaissée dans le tronçon ciblé par Bromont.

Le MTQ avait néanmoins posé un premier geste concret en juin 2016, en marquant la vitesse maximale sur la chaussée près du Centre national de cyclisme de Bromont. La Ville a par la suite dû débourser un peu plus de 6000 $ pour l’achat d’un radar pédagogique, installé dans la même zone. Idem en ce qui concerne une pancarte prônant le partage de la route. Une piste cyclable bidirectionnelle a également été aménagée. « Bromont nous a sollicités plusieurs fois et on a donné des réponses à chaque reprise, a indiqué Nomba Danielle. C’est un dossier que l’on a plus ou moins réglé. Le seul qui n’a pas reçu de réponse du Ministère est Shefford parce que la demande date de cette année. [...] On travaille pour que les résultats de l’étude soient disponibles d’ici la fin de l’été. »