La directrice des ressources humaines et le directeur général du Cégep de Granby, Julie Dechenault et Yvan O’Connor, entourent le Dr Mario Messier, directeur scientifique du Groupe Entreprises en santé.

Virage santé au Cégep de Granby

Le Cégep de Granby saute à pieds joints dans la démarche « Entreprises en santé ». D’ici trois ans, l’établissement d’enseignement collégial deviendra le cinquième au Québec à obtenir la certification reconnaissant les efforts de l’organisation pour devenir un milieu de travail convivial favorisant le mieux-être de son personnel.

Les quatre autres cégeps à détenir la certification sont le Cégep de Sainte-Foy et le Cégep Garneau, à Québec, le Cégep Édouard-Montpetit de Longueuil et le Cégep André-Laurendeau de Montréal.

C’est d’ailleurs à cet établissement, où il était à l’emploi à titre de directeur des ressources humaines, que l’actuel directeur général du Cégep de Granby, Yvan O’Connor, s’était familiarisé avec la démarche.

Les impacts positifs sont notables, dit-il. « Le personnel semblait satisfait. Ils sentaient que la direction prenait soin de ses ressources humaines. On a aussi remarqué que d’afficher la certification sur nos offres d’emploi faisait grimper le nombre de candidatures reçues. »

« C’est une démarche gagnant-gagnant, renchérit le Dr Mario Messier, directeur scientifique du groupe Entreprises en santé. Une entreprise qui offre un milieu de travail propice à la santé rend non seulement service à ses employés, mais aussi au reste de la population, en contribuant à diminuer la facture des soins de santé, et elle se rend aussi service à elle-même en réduisant le taux d’absentéisme. »

Selon le médecin, qui a pratiqué la médecine familiale à Granby pendant plusieurs années, en plus d’être médecin d’entreprise, la santé des employés est une « responsabilité partagée ». 

« Quand on parle de meilleure santé, on parle de santé globale : mieux dans sa tête, dans son corps. La santé touche aussi le bien-être au sein de son équipe de travail et [le fait d’]avoir le sentiment que son travail a un sens, élabore Dr Messier. L’employeur peut donc offrir un milieu de travail générateur de santé ou de maladies. »

Échéancier

Il faut entre un et deux ans à une compagnie pour traverser toutes les étapes avant d’être reconnue comme étant une « entreprise en santé ». Le Cégep de Granby se donne trois ans pour y parvenir. Un budget de 5000 $ est alloué à cette démarche. 

L’initiative est inscrite au Plan stratégique 2017-2022 de l’établissement. En août dernier, les membres de la direction ont cosigné une déclaration d’engagement dans laquelle ils reconnaissaient l’importance d’un milieu de travail soutenant la santé globale et le mieux-être des employés.

En février, la direction mènera une consultation auprès des employés du cégep pour connaître leurs besoins et leur degré de satisfaction par rapport à leur environnement de travail. Ce faisant, l’institution compte remplir les exigences du premier niveau de la certification d’ici juin.

Les deux niveaux suivants, qui incluent entre autres la création d’un comité santé et mieux-être, une évaluation approfondie des besoins, l’élaboration d’une politique dédiée ou la rédaction d’un rapport annuel, seront atteints au cours des deux années suivantes, prévoit le cégep, qui pourra alors être certifié.

Le tout est supervisé par la direction des ressources humaines, mais coordonné par un comité multipartite dont font partie des employés-cadres ainsi que des membres du personnel enseignant, de soutien et professionnels.

Le Cégep de Granby compte environ 325 employés. Le fait d’entreprendre la démarche est « très emballant » aux yeux de son directeur général. « On espère un effet d’entraînement auprès d’autres entreprises de Granby », affirme M. O’Connor.

Environ une centaine d’entreprises au Québec ont obtenu la certification Entreprises en santé. Dans la région, les Industries Lassonde, à Rougemont, en fait partie.