Les salles d’interrogatoires et d’entrevues du Service de police de Granby passeront dans une nouvelle ère. Les vieux équipements d’enregistrement seront remplacés, explique le capitaine Christian Bonneau.

Virage numérique pour les salles d’interrogatoires

Les salles d’interrogatoires et d’entrevues du Service de police de Granby passeront bientôt dans une nouvelle ère. Les graveurs DVD et les cassettes VHS seront bientôt remplacés par un système numérique à la fine pointe de la technologie.

« On a encore des cassettes VHS, des petites cassettes audio et des graveurs DVD, illustre Christian Bonneau, capitaine au soutien opérationnel et technologie de l’information au Service de police de Granby. Il y a des pièces qui lâchaient et on trouvait des solutions pour les remplacer. Mais plus ça va, moins on a de solutions. » Le service utilise actuellement des graveurs DVD pour conserver les enregistrements des entrevues et des interrogatoires.

Le mandat de modernisation des équipements en place depuis 2007 a été confié à l’entreprise Maestro Vision, lundi soir, lors de l’assemblée du conseil municipal. Un contrat de 70 738 $ lui a été octroyé.

La salle d’interrogatoire, la salle d’entrevue des victimes — utilisée principalement lorsqu’un enfant est victime d’abus physique ou d’agression sexuelle — et la régie seront modernisées. Les salles seront également insonorisées. Les équipements seront maintenant en haute définition. Il s’agit de caméras numériques avec un système d’enregistrement sur ordinateur.

Un système de sauvegarde évitera également de perdre le matériel si une panne ou tout autre pépin survient. Les policiers recevront d’ailleurs une formation pour apprendre les rouages du nouveau logiciel.

Les salles d’audience des tribunaux du Québec sont d’ailleurs munies du même type d’équipements que celui qui sera installé au poste de police de la rue Simonds.

Fiabilité
Le capitaine Bonneau souligne l’utilité d’avoir recours à des équipements qui offrent une grande fiabilité, notamment lorsqu’il est question d’interroger des enfants victimes d’abus. « Quand tu as un enfant de cinq ans qui te raconte son histoire, tu n’as pas une deuxième chance de réaliser cette entrevue-là. C’est important d’avoir un équipement fiable. »

Ces enregistrements audiovisuels, qui ne sont pas réalisés systématiquement dans toutes les enquêtes menées par le service de police, sont remis en preuve lors des procédures judiciaires. Ils évitent ainsi à une victime de devoir témoigner au tribunal.

Le projet de modernisation devait initialement être réalisé l’année dernière, mais alors qu’une nouvelle technologie a vu le jour, le service de police a décidé de repousser le projet en 2018 afin d’avoir le budget nécessaire pour l’acquérir.

L’échéancier des travaux n’est pas encore connu, mais le capitaine Bonneau estime que tout sera fonctionnel cet été.