Pour une troisième fois en moins d'un an, le véhicule de Paul Sarrazin a été la cible de vandales.

Victime pour une troisième fois de vandalisme

Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton et président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, a été victime pour une troisième fois d'actes de vandalisme en moins d'un an. Chaque fois, du solvant a été lancé sur son véhicule pendant qu'il assistait à une réunion à titre d'élu.
La peinture se désagrège au contact du solvant.
Ce dernier se perdait mercredi en questionnements. « J'essaie de comprendre ce que les gens gagnent à faire ça. Qu'est-ce qu'il peut y avoir comme gain à faire ça ? Et la prochaine fois, ce sera à quel endroit ? À quel moment ? »
L'incident précédent avait eu lieu le soir du 10 mai alors qu'il participait à la séance publique des maires de la MRC de la Haute-Yamaska, rue Dufferin à Granby. « Quand je suis sorti après la rencontre, j'ai vu qu'il y avait eu du méfait sur mon véhicule, explique M. Sarrazin. C'est un genre de solvant à base d'huile. Quand on en met sur un véhicule, la peinture se désagrège. »
La carrosserie du côté conducteur et une jante en alliage ont été abîmées. Facture des dommages : 3500 $.
M. Sarrazin a porté plainte au service de police. Les démarches sont en cours avec son assureur pour faire réparer son véhicule.
Trois fois en moins d'un an
Depuis juin dernier, le coût des réparations a grimpé à 12 000 $. Chaque fois, le même stratagème a été employé et le même genre de produit a été répandu. Les autres voitures autour n'ont pas été touchées. 
« C'est quelqu'un qui a pris le temps de voir que c'était moi, qui a vu mon véhicule, reprend Paul Sarrazin. C'est clair que la personne me visait. C'est assez évident. Et c'est en lien avec des activités où je suis. C'est quelqu'un qui prend le temps de suivre mes déplacements. Il y a quelqu'un à quelque part qui focuse sur moi. »
Le premier méfait avait été commis le soir de la Fête nationale dans le stationnement de son domicile. Quelques mois plus tard, en octobre, c'est dans le stationnement d'un restaurant où il mangeait en compagnie de collègues de la commission scolaire, au terme d'une assemblée, que son véhicule a été ciblé. 
« On m'a fait confiance et on m'a élu (...). Je fais mon travail du mieux que je peux. Je trouve déplorable que des élus doivent subir ça. J'aimerais mieux que la personne vienne me dire en pleine face mes quatre vérités, dit celui qui dit ignorer la raison pour laquelle on s'en prend ainsi à lui. C'est très condamnable. »
Paul Sarrazin affirme que ces actes l'affectent peu, mais que ses proches trouvent la situation difficile. 
« Je pense qu'il n'y a pas un individu qui apprécierait ça, fait-il savoir. Ça ne m'empêche pas de dormir, mais ça finit par être fatigant. »