Les écoles de Brome-Missisquoi et de La Haute-Yamaska feront désormais attention de ne facturer que ce que les élèves utilisent et qui est accessoire et périssable, comme les crayons, bâtons de colle et cartables, ou encore les cahiers d’exercices dans lesquels ils écrivent.

Vers une rentrée scolaire moins coûteuse

Comme ailleurs au Québec, la commission scolaire du Val-des-Cerfs resserre ses règles en ce qui a trait aux sorties et aux frais facturés aux parents.

Les parents d’élèves peuvent s’attendre à une facture réduite à la prochaine rentrée scolaire, conséquence de l’entente survenue à la suite d’une action collective entreprise contre les frais facturés en trop.

« On veut diminuer le plus possible la charge des parents, indique Paule-Andrée Bouvier, directrice des communications et des affaires corporatives à Val-des-Cerfs. On se réajuste. »

Les écoles de Brome-Missisquoi et de La Haute-Yamaska feront désormais attention de ne facturer que ce que les élèves utilisent et qui est accessoire et périssable, comme les crayons, colles et cartables, ou encore les cahiers d’exercices dans lesquels ils écrivent.

Mais les équipements qui seront utilisés en arts plastiques (papiers, pinceaux) ne seront plus facturés puisqu’ils font partie prenante de l’enseignement donné, tout comme les manuels scolaires. Suivant cette règle, les instruments de musique, dans le cadre de cours réguliers, ne devront plus être achetés obligatoirement.

Les mouchoirs disparaîtront aussi de la liste des effets scolaires obligatoires, là encore afin de réduire la charge financière des parents.

« On tend vers la gratuité scolaire », dit Mme Bouvier, en précisant que les frais peuvent varier d’une école à l’autre. Les conseils d’établissement ont le dernier mot là-dessus, mais « tout le monde est plus concerné et plus attentif ».

Suspens
Le sort des programmes spéciaux tel que Sport-études, qui exige des coûts supplémentaires, est toujours en suspens, dit la directrice des communications de Val-des-Cerfs. Mais la commission scolaire s’attend à ce qu’ils soient maintenus comme tels.

« Il n’a jamais été dans l’intention du ministre [de l’Éducation] de rendre les écoles sans vie, sans activités. On s’attend à des précisions au cours de l’été. »

Par ailleurs, Val-des-Cerfs s’est donné des balises quant au nombre de sorties scolaires facultatives — au parc d’attraction, par exemple — qu’elle peut facturer aux parents. Celles-ci seront limitées à un maximum de trois ou quatre par année et par école, bien que ces chiffres aient rarement été surpassés. Les établissements auront aussi l’obligation de détailler les frais soumis.

« C’est pour être sûr que le parent voit ce qu’il paie, comme les frais de transport, le droit d’entrée, etc., explique Mme Bouvier. On s’est donné une ligne de conduite. Le fait qu’une sortie est facultative devra aussi être clairement indiqué. » Les sorties dites éducatives restent à la charge de l’école.

L’entente survenue au terme de l’action collective prévoit que les commissions scolaires versent en tout 153 M $ aux parents de quelque 22 000 élèves en guise de compensation pour les frais facturés en trop depuis plusieurs années. Pour Val-des-Cerfs, cela représente une ponction de 2,7 M $.

Au fil des ans, les commissions scolaires du Québec ont interprété à leur façon la Loi sur l’instruction publique, qui était imprécise. Elles clarifient désormais ce qui peut être facturé ou non.