Le vice-président de Mecan-Hydro, Louis-Philippe Granger, souligne que l’entreprise a prévu lancer la construction d’une nouvelle usine en 2020, mais la pandémie pourrait affecter l’échéancier des travaux.
Le vice-président de Mecan-Hydro, Louis-Philippe Granger, souligne que l’entreprise a prévu lancer la construction d’une nouvelle usine en 2020, mais la pandémie pourrait affecter l’échéancier des travaux.

Vers une nouvelle usine pour Mecan-Hydro

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
À l’étroit depuis longtemps dans ses installations de la rue du Luxembourg à Granby, Mecan-Hydro a obtenu le feu vert pour acquérir le terrain voisin et y construire une nouvelle usine. Mais la crise de la COVID-19 pourrait entraîner un retard sur l’échéancier visé.

«Le projet était échelonné sur deux ans et on avait prévu finir en juin 2021. On devait commencer à préparer le terrain à l’automne. On ne sait pas encore comment la pandémie va affecter tout ça», explique le vice-président de l’entreprise, Louis-Philippe Granger. 

C’est de la Ville de Granby que Mecan-Hydro a acquis le terrain d’environ 136 000 pieds carrés. Le conseil municipal a récemment signifié son accord à cette transaction, au coût de 136 000 $, soit à 1$ le pied carré.

«Ça fait deux ans qu’on se pilait sur les pieds. On était arrivé aux limites de ce qu’on pouvait faire. On a agrandi par l’intérieur et il n’y avait plus de pieds carrés disponibles. On n’avait plus le choix d’agrandir», explique le vp de l’entreprise spécialisée dans l’ingénierie, la fabrication et l’installation d’équipements de mécanique lourde pour les centrales hydroélectriques de petite et moyenne envergure.

Selon Louis-Philippe Granger, la nouvelle usine permettra de tripler la capacité de production. L’espace bureau doublera. L’investissement total n’a pas encore été précisé. 

Il est prévu que l’entreprise, qui a soufflé 25 bougies l’an dernier, déménage graduellement ses opérations sous son nouveau toit, lorsque la construction de celui-ci sera achevée. La direction n’a pas encore statué sur l’avenir de l’usine actuelle. Quelques options sont envisagées. 

Répondre à la demande

Mecan-Hydro souhaite ainsi se positionner pour être en mesure de répondre aux demandes que créera le programme de réhabilitation des barrages et des centrales qui se dessine à moyen et long terme, notamment au Québec, en Ontario et dans l’Ouest canadien.

«Ça va prendre des joueurs qui ont une bonne capacité de production. (...) Notre capacité de levage va passer de 30 à 60 tonnes. On va pouvoir fabriquer de plus grosses pièces», souligne Louis-Philippe Granger. 

Selon lui, Mecan-Hydro compte une cinquantaine d’employés. Il est prévu d’ajouter de 20 à 30 personnes à l’équipe, à moyen terme.  

Pour l’heure, les opérations de Mecan-Hydro fonctionnent néanmoins au ralenti. Une partie de l’équipe, dont celle du département d’ingénierie, fait du télétravail. 

Les activités de l’usine avaient été interrompues à la suite de la pause imposée par le premier ministre du Québec, François Legault. Mais elles ont redémarré avec une équipe réduite afin d’être en mesure de répondre à des clients et de poursuivre certains projets, dans le secteur des barrages et de l’hydroélectricité, jugés essentiels, explique le vice-président. 

«La crise de la COVID-19 va nous faire mal, mais on continue quand même à opérer à bas régime, contrairement à d’autres qui ont complètement arrêté leurs activités», philosophe Louis-Philippe Granger.