D’ici à ce qu’un consensus se dégage, c’est la ligne de conduite édictée par le gouvernement provincial qui prévaut dans bon nombre de municipalités de Rouville.

Vers un règlement unique sur le cannabis dans Rouville

Les maires de la MRC de Rouville devraient se concerter sous peu pour l’adoption d’un règlement commun circonscrivant la consommation de cannabis dans six municipalités de son territoire.

La situation est particulière, rappelle le préfet Jacques Ladouceur, parce que Rouville est desservie par deux corps policiers, soit la Régie de police Richelieu-Saint-Laurent, qui couvre les municipalités de Richelieu et de Saint-Mathias-sur-Richelieu, et la Sûreté du Québec, qui assure la sécurité publique des six autres villes de la MRC.

À Richelieu, où il est maire, la consommation de cannabis est encadrée de la même manière que la consommation d’alcool, c’est-à-dire qu’elle ne peut avoir lieu dans les endroits publics, indique M. Ladouceur.

« Il est question de standardiser la réglementation pour les municipalités servies par la SQ. Ce sera le comité de sécurité publique de la MRC qui pilotera le dossier, prochainement », explique le préfet.

Ses collègues de Marieville, Rougemont, Saint-Césaire, Ange-Gardien, Sainte-Angèle-de-Monnoir et Saint-Paul-d’Abbotsford devront donc convenir d’une proposition commune, ce qui pourrait se faire d’ici la fin de l’année.

La position de Santé Canada, en ce qui a trait à la consommation de cannabis, pourrait inspirer cette future réglementation, a appris La Voix de l’Est.

« Nous, on serait à l’aise d’adopter une position qui calque celle de la santé publique à propos du tabac, mentionne Denis Paquin, maire de Sainte-Angèle-de-Monnoir. C’est moins sévère que l’interdiction totale de consommer dans des lieux publics qu’ont adoptée certaines municipalités. »

En phase avec Québec

D’ici à ce qu’un consensus se dégage, c’est la ligne de conduite édictée par le gouvernement provincial qui prévaut à Saint-Paul-d’Abbotsford, Rougemont et Ange-Gardien.

« On ne sera pas plus restrictifs », a indiqué Yvan Pinsonneault, maire gardangeois. Comme les parcs publics appartiennent à la Commission scolaire des Hautes-Rivières, la question de permettre la consommation de cannabis en ces lieux ne se pose pas, ajoute-t-il.

Pour sa part, le maire de Rougemont, Michel Arseneault, estime que les élus auront « le temps de voir comment le tout va aller ».

« Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de changement dans le futur », avertit l’élu, qui comme ses collègues, privilégierait à terme l’application d’un règlement uniformisé sur tout le territoire de la MRC de Rouville.

« Il reste à voir si le nouveau gouvernement caquiste resserra la réglementation provinciale, qui deviendrait alors plus sévère, rappelle M. Paquin. Si c’est ça [qui se produit], on devra serrer davantage la vis. »