Bromont prône depuis plusieurs années la mobilité durable. On voit ici la conseillère Claire Mailhot dans un des véhicules électriques de la Ville pour l’autopartage. Le maire Louis Villeneuve se déplace quant à lui autant que possible sur son vélo à assistance électrique.

Vers un projet de transport collectif à Bromont

La municipalité de Bromont veut réduire encore davantage l’empreinte écologique de la communauté en instaurant une série d’initiatives de mobilité durable, notamment en transport collectif. La première étape consiste à prendre le pouls des citoyens ainsi que d’entreprises ciblées afin de connaître leurs besoins et vision en la matière.

Le sondage sera lancé dès mercredi sur la page web de la Ville. Les gens ont jusqu’au début juillet pour répondre. Une firme analysera les résultats pour ensuite déposer un plan d’action l’automne prochain.

« C’est un “no brainer” que l’on ait du transport actif, collectif à Bromont. Et on en aura, c’est une certitude. Quelle forme ça prendra, ça reste à déterminer », a indiqué le maire Louis Villeneuve.

En fait, le concept de mobilité durable englobe une foule de modes alternatifs pour se déplacer, parfois complémentaires, a souligné la conseillère municipale Claire Mailhot, en charge du dossier du transport collectif. « L’autopartage, le covoiturage. Il y a tellement d’options pour mettre la mobilité durable de l’avant. On veut étudier ce qui existe. Plusieurs groupes nous posent des questions sur le sujet. Plutôt que de travailler en silo, on a décidé de se regrouper. »

La Ville mène l’initiative avec huit partenaires : les promoteurs derrière le Quartier Natura, le projet Arborescence, Destination le B et Parc sur rivière, puis Bromont, montagne d’expériences, le Domaine Château-Bromont, Balnéa et GE Aviation. La municipalité débourse 10 000 $ pour la réalisation de l’étude, tandis que les organisations associées injectent chacune 1000 $. Le mandat a été confié à la firme Gestrans (sondage et étude). Outre Claire Mailhot, Pierre Vinet, le directeur général de Bromont, Éric Sévigny, sa collègue à la direction du développement touristique Marie Allaire et son homologue à la direction des transports à la MRC Brome-Missisquoi, Julie Langevin, pilotent le dossier.

Sentiment d’urgence

La date butoir pour répondre au sondage est le 5 juillet. « On veut que les gens aient un sentiment d’urgence et donnent leur opinion rapidement et en grand nombre », a mentionné la directrice des communications de Bromont, Catherine Page. La Ville souhaite avoir « un minimum » de 400 répondants, a-t-elle précisé. Les citoyens seront interpellés concernant le sondage via un système automatisé d’appels, les réseaux sociaux et une infolettre. Le questionnaire est aussi disponible à l’hôtel de ville pour les gens moins familiers avec les outils technologiques.

Pour le moment, l’incertitude entourant le projet de loi 17, modernisant le transport de personnes, laisse la Ville et ses partenaires sur le qui-vive. « Dépendamment de la finalité du projet de loi, on aura plus ou moins d’outils à notre disposition. Une chose est certaine, on va réaliser le projet de transport collectif en sortant le moins d’argent possible de la poche des contribuables », a fait valoir Louis Villeneuve. Il est donc trop tôt pour parler d’échéancier.

Premier pas

Un premier pas a été franchi l’an passé vers un service global en transport collectif à Bromont. Les promoteurs du projet domiciliaire Destination le B, Stéphane Caumartin et son associé Patrick Boulanger, ont lancé Locomotion Bromont, un service de navette principalement dédié aux résidants de copropriétés, afin de les transporter vers la montagne. « Le transport collectif, on y croit et on veut faire partie de la solution », a mentionné M. Boulanger.

À ce jour, 300 unités d’habitation, situées dans les projets résidentiels Le Champlain, Destination le B, Parc sur rivière et les Condos des versants, sont desservies par deux circuits. Le duo d’entrepreneurs s’est doté de deux véhicules neufs cette année pour assurer les liaisons. Si tout se déroule comme prévu, d’autres tracés pourraient s’ajouter dès 2020.