On voit ici quelques-uns des objets mis en vente à l’extérieur par la friperie, avant l’interdiction.
On voit ici quelques-uns des objets mis en vente à l’extérieur par la friperie, avant l’interdiction.

Ventes extérieures: la friperie d’Ange-Gardien et la municipalité en pourparlers

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
L’équipe de la Friperie de l’Ange, à Ange-Gardien, croyait avoir trouvé un bon moyen pour attirer les acheteurs en mettant du matériel à l’extérieur durant la saison estivale. Or, cela contrevient au règlement municipal. L’organisme à but non lucratif a donc dû cesser ce type d’activité. Des options sont sur la table pour dénouer l’impasse. Les élus devront se positionner sous peu à ce sujet.

Le retrait forcé des étals extérieurs de la friperie, à la demande de la municipalité, a fait bien des mécontents. Du moins selon les commentaires publiés sur les réseaux sociaux. 

«Je suis bénévole à la friperie. On y donne notre coeur et toute notre énergie. Nous sommes pour la plupart toutes des femmes de plus de 65 à 80 ans. Nous donnons au camp de jour et encore plus à d’autres organismes d’Ange-Gardien. [...] M. le maire, je pense qu’on peut aider les gens. Si vous n’aimez pas les tables à l’extérieur du garage, on les laisse en dedans. Je pense que vous avez des choses à faire de plus important que de mettre des bâtons dans les roues d’un organisme communautaire qui aide et apporte beaucoup à tous ici», pouvait-on notamment lire sur Facebook.

La directrice générale d’Ange-Gardien, Brigitte Vachon, a confirmé que l’installation d’étalages extérieurs, comme le faisait la friperie, est interdite. «Ça s’apparente à des ventes de garage qui ne sont pas permises tous les weekends sur notre territoire. Habituellement, c’est permis juste deux fois par année par propriété. Il y a aussi tout le contexte de la COVID qui fait en sorte que les ventes de garage ne sont pas autorisées pour le moment.»

De son côté, la présidente de la friperie, Gisèle Roy, a confirmé que l’OBNL est à l’étroit dans les locaux du presbytère. L’utilisation d’espaces extérieurs semblait être une bonne solution. Elle dit néanmoins comprendre la position de la municipalité dans le dossier. «On ne cachait pas nos affaires. On les étalait dehors. On n’aurait pas dû faire ça parce que ça a incité des gens à vouloir faire la même chose. Mais on est dans le domaine communautaire, alors que les gens qui veulent faire des ventes de garage sont au privé.» 

Selon Mme Roy, la friperie mettait à l’extérieur uniquement «de gros articles», mais aucun vêtement. Des vélos et des articles pour enfants, entre autres.

En mode solutions

Une rencontre entre des représentants de la municipalité et de la friperie a eu lieu mercredi. Des pistes de solutions ont émergé des pourparlers. «La friperie manque d’espace. On a étudié la possibilité qu’ils puissent vendre des choses dans le garage ou autrement sans faire d’étalages extérieurs, a indiqué Mme Vachon. Plusieurs idées ont été mises en commun. Le conseil va en prendre connaissance à sa prochaine séance de travail, en août.»

Mme Roy a corroboré que l’utilisation du garage est envisagée. «Ce qu’on veut, c’est un appui des élus pour être capable de fonctionner. On a quand même de l’espoir.»

Selon la présidente de la friperie, la tenue d’«événements spéciaux» a aussi été évoquée. «Si on avait au moins deux dates fixes pour les ventes de garage dans la paroisse au complet, a-t-elle dit, on règlerait certainement le problème qui revient toutes les semaines.»

La directrice générale d’Ange-Gardien, Brigitte Vachon.