« Je vois ça comme un investissement moral », a indiqué le maire Patrick Melchior au sujet de la modernisation des assemblées du conseil.

Vent de modernisme au conseil de Farnham

Un vent de modernisme soufflera sur les assemblées du conseil de Farnham. Les élus travailleront avec des ordinateurs portables, un écran géant sera installé pour permettre aux citoyens de suivre les résolutions discutées et des caméras capteront les délibérations­ pour les diffuser sur internet.

« On a eu beaucoup de commentaires de citoyens qui trouvent que ça se passait trop vite lors des conseils, qu’on ne répondait pas à leurs questions. On veut être le plus transparent possible, le plus communicatif possible. On a pris en considération ce qu’on a entendu. Notre but, c’est que les gens aient une compréhension exhaustive de ce qui se passe au conseil », explique le maire Patrick Melchior.

Les montants dépensés pour moderniser les séances publiques en valent la peine, soutient-il. « Je vois ça comme un investissement moral », a-t-il dit. M. Melchior ajoute que des copies papier de tous les documents officiels seront toujours disponibles sur demande.

Dans son budget 2018 adopté lundi soir, le conseil autorise quelques dépenses pour améliorer ses communications avec les citoyens. D’abord, un montant de 15 000 $ est affecté à l’achat de portables pour les six conseillers. L’argent servira aussi à acquérir un écran géant et à aménager­ la salle du conseil pour l’installer.

Les modalités de diffusion des assemblées publiques sur le site internet de la Ville restent encore à être déterminées. Les membres du conseil doivent décider si la Ville achètera les équipements requis ou s’ils mandateront une firme spécialisée pour filmer les séances et le diffuser sur le site de la Ville. Ils devront aussi décider si les diffusions seront en direct ou différées. Ils en discuteront­ lors des prochaines semaines.

Les premières assemblées devraient être diffusées en mars ou avril, a indiqué François Giasson, directeur général de la Ville. Elles seront toutes disponibles sur le site internet de la Ville.

Les salles de quelques conseils municipaux de la région ainsi que de MRC sont dotées depuis quelques années d’écrans géants. Plusieurs mettent aussi à la disposition de leurs élus des ordinateurs portables.

De tous les taux de taxation, seul celui concernant les commerces changera dans la nouvelle année. Il passera tout juste sous la barre des 2 $ à 1,99 $ du 100 $ d’évaluation. Il est présentement de 2,05 $. Il était de 2,08 $ en 2015.

Le nouveau conseil, à l’instar de l’ancien, veut continuer d’abaisser le taux commercial, a indiqué M. Melchior­. « On est passé sous la barrière psychologique des 2 dollars. Il faut continuer dans cette voie. » Le taux de taxation résidentielle va demeurer à 86 ¢ du 100 $ d’évaluation.

PTI de 6,5 M $

Le budget adopté prévoit des revenus de 14 294 400 $ dans la nouvelle année tandis que des dépenses de 6,5 millions de dollars sont projetées pour différents achats et travaux.

De ce montant du programme triennal d’immobilisations, les travaux publics s’en accaparent 5,2 millions, dont 4 560 600 $ pour des travaux de voirie. Le bitume de grands pans des chemins Boulais, Magenta et Yamaska, du boulevard Magenta et de la Montée des Écossais sera refait au coût de 2,66 millions de dollars. Des subventions couvriront 83 % des coûts (2,2 M $).

La Ville investira par ailleurs 1,85 million dans la pose d’asphalte sur plusieurs rues de son réseau routier. Les principaux chantiers concerneront le boulevard de Normandie (635 700 $), les rues Desnoyers (220 000 $), Aikman­ (125 000 $) et des Écureuils­ (118 500 $).

Par ailleurs, la rue Saint-Paul sera complétée, cinq ans après l’inauguration du carrefour giratoire de la route 235. La chaussée sera refaite entre la voie ferrée et le boulevard Industriel au coût de 350 000 $. Le tout comprendra la construction d’un trottoir du côté ouest et d’une bordure de béton de l’autre côté.

Une somme de 450 000 $ pour le Centre de la nature

Les travaux pour reconstruire la tour d’observation ainsi que les passerelles au Centre de la nature seront effectués en 2018.

C’est une priorité pour le conseil, a indiqué le maire Patrick Melchior. « Ça fait longtemps que les citoyens attendent que ça se fasse. On a décidé que ça allait être maintenant », a-t-il dit. Une enveloppe de 450 000 $ est prévue au budget.

Reconstruire la tour coûtera 144 850 $. Elle sera faite d’acier et de bois. L’idée de n’utiliser que du bois a été abandonnée puisque la structure ne serait pas immunisée au vandalisme, a indiqué le directeur général François Giasson. « On ne veut pas devoir la reconstruire dans 10 ans. On doit s’assurer qu’elle est sécuritaire. » Construire de nouvelles passerelles pour franchir des milieux humides coûtera 34 000 $.

Les travaux prévoient également la remise au niveau des nombreux sentiers du Centre. Des panneaux d’interprétation de la nature seront installés.

La Ville espère obtenir son certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement en mai. Les travaux seront en grande partie réalisés par les employés des travaux publics, a dit le maire.