Malgré la pluie, 150 étudiants du primaire ont participé à la seconde marche du climat à Cowansville.

Vendredi pour le futur: des jeunes marchent pour le climat

Pour un second vendredi de suite, plus de 150 jeunes du primaire, professeurs et parents se sont donné rendez-vous au parc Davignon à Cowansville pour une marche pour le climat. Ce second Vendredi pour le futur (Friday for future) se veut une façon de souligner l’urgence d’agir afin de limiter le réchauffement climatique et surtout ses impacts.

« Je ne veux pas que vous soyez rassurés, je vous que vous vous inquiétiez, que vous ayez peur et que vous agissiez ! », interpellait la jeune Elyssa qui a donné le ton au reste de la marche.

Sous la menace d’inondations aux quatre coins du Québec, sans parler des catastrophes climatiques qui sévissent à l’étranger, le temps presse comme en témoignent les slogans et les affiches des manifestants. « Quand c’est fondu c’est foutu », avertissait une pancarte tenue par une jeune marcheuse.

C’est d’ailleurs l’urgence d’agir qui a encouragé une dizaine de parents et de grands-parents à venir en compagnie de leur enfant ou petit-enfant. « C’est pour leur futur que nous sommes là », résume Jennifer Tevyaw, l’une des coorganisatrices de l’événement.

Les manifestants sont partis du parc Davignon et ont emprunté le boulevard Davignon en direction de la rue du Sud. Ils sont par la suite revenus au parc Davignon en empruntant les rues Principale et James, le tout sous la protection d’une dizaine de voitures de la Sûreté du Québec.

« Nous manifestons à Cowansville, mais nous voulons que notre message se rende le plus loin possible », rappelle Guillaume Laberge qui accompagnait un environnementaliste en herbe.

Futur

Malgré le ton alarmiste, les organisateurs gardent espoir. Ils estiment que leur mobilisation contribue à exercer une pression au niveau politique.

Jennifer Tevyaw rappelle que les réchauffements climatiques sont au coeur de l’actualité québécoise depuis les derniers jours.

« Chaque petit geste inspire le changement, vous pouvez aussi écrire des lettres à vos représentants, partager des articles et éduquer vos proches. L’important c’est d’en parler tous les jours », souligne Ève Larocque qui a pris parole quelques instants avant le début de la marche.

Âgés entre 5 et 12 ans pour la plupart, les participants de la marche n’étaient pas tous également informés quant au réchauffement du climat et de ses répercussions, mais tous avaient conscience qu’il s’agit d’un enjeu qui les touchera de près.

« Pour moi, le réchauffement climatique c’est bien plus important que les jeux vidéo ou Internet. C’est vraiment ma priorité numéro un », lance fièrement Nicolas.

À ses côtés, Clara renchérit. « Si on n’est pas capable d’arrêter le réchauffement, nous n’aurons pas de futur, c’est tout. »

Les parents de ces jeunes étudiants partagent également leurs craintes. C’est pour assurer un avenir et une planète propre à sa fille que Jennifer Teviaw a invité la communauté cowansvilloise aux marches.

« Le réchauffement climatique fait partie de l’actualité tous les jours. Que ce soit les inondations, le risque qu’un barrage cède, le secteur qui est évacué à Bolton-Ouest, ça fait partie de notre quotidien et c’est proche de nous. C’est pour ça qu’il faut agir. »

Assistance

Les organisateurs attendaient près de 500 manifestants pour cette seconde marche. La pluie a finalement découragé les directions des écoles Saint-Léon et Sainte-Thérèse de participer. Seuls les jeunes de l’école primaire Curé-A.-Petit ont pris part à la marche en tant que groupe.

Les autres établissements scolaires auront toutefois l’occasion de se reprendre puisqu’une troisième marche sera organisée le 24 mai prochain.