Roger Plamondon devant sa résidence, qu'on voit aussi sur le débardeur qu'il porte lors de ses sorties en ville.

Vendre sa maison... à sa façon

Depuis hier, Roger Plamondon traîne littéralement sa maison avec lui. Le Granbyen a trouvé une façon originale de vendre sa propriété en imprimant sa photo et son numéro sur un débardeur qu'il enfile lors de ses déplacements en ville. Difficile de passer inaperçu !
« L'idée vient de moi. Je voulais être visible. De nos jours, il faut suivre les tendances et s'afficher partout. Je me suis dit : pourquoi ne pas devenir un panneau-réclame ? » raconte cet enseignant à la retraite, dont la maison est à vendre sur DuProprio.com depuis mars dernier.
En forme, M. Plamondon s'entraîne et marche beaucoup. La plupart de ses emplettes se font à pied. En portant cette pièce de vêtement, il s'assure de croiser beaucoup de monde et d'attirer l'attention. 
Quand La Voix de l'Est l'a rencontré, il avait tenté une première expérience la veille. « Ça ne me gêne pas du tout de faire ça. Ça me fait même une fierté de montrer ma maison à tout le monde ! Les gens sont curieux et me posent des questions. Certains ont même pris le numéro de référence en note pour aller voir sur le site. C'est 735 092 ! » lance-t-il en souriant.
Résidence impeccable
M. Plamondon n'a pas à rougir de sa propriété. Construite en 2007 au bout d'un cul-de-sac, la maison compte trois chambres, un sous-sol fini, un terrain très privé et même une jolie vue sur la campagne granbyenne. Impeccable, la résidence de la rue Bernard-Léveillé­ est malheureusement devenue trop grande pour lui. 
« Je la vends parce que je veux rapetisser mon espace. Je vise un jumelé, une maison de ville ou peut-être même un condo sur la Rive-Sud pour me rapprocher de Montréal », explique ce grand amateur­ de sorties culturelles.
Il en demande 310 500 $. À ce jour, plusieurs offres d'achat lui ont été présentées, mais toutes étaient conditionnelles. Ce qu'il espère, c'est une offre ferme, sans condition. 
Pour activer les choses, il a pensé à ce débardeur, sans trop savoir comment le fabriquer. C'est la boutique-photo des Galeries de Granby qui s'est chargée de l'impression. 
« Le monsieur n'avait jamais reçu une telle demande, fait remarquer M. Plamondon. C'est peut-être une fantaisie, mais ça n'a rien de négatif. Il faut bien s'amuser un peu ! Pour moi, c'est un outil comme un autre. Mais peut-être que je vais lancer une mode ! »
En attendant de vendre, il aura au moins le plaisir d'échanger avec les curieux qui l'aborderont dans la rue. C'est toujours ça de pris !