La bière et le café dont une partie des profits issus de la vente iront au projet de vélodrome intérieur sont disponibles au IGA de Bromont. On voit ici Nicolas Legault (DG du CNCB), Nicolas Labbé (associé chez Zen Branding Design) et Philippe St-Jean (directeur du supermarché).

Vélodrome à Bromont: trois entreprises s’unissent pour le projet

Il est désormais possible de contribuer au projet de vélodrome intérieur de Bromont en joignant l’utile à l’agréable. En effet, la succursale IGA Lambert propose depuis peu une bière unique concoctée par la microbrasserie Riverbend, ainsi que des sacs de café de spécialité du torréfacteur Julius Café. À terme, la vente de ces produits permettrait de remettre plus de 50 000 $ à la cause.

L’initiative a germé il y a quelques mois. « On voulait trouver une façon pour que la communauté puisse contribuer au projet de vélodrome par le biais de produits réguliers de consommation, a indiqué le directeur général du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), Nicolas Legault. Julius Café nous a approchés en nous proposant un sac de café pour les cyclistes. La succursale IGA de Bromont a accepté d’être le point de vente. Ça a fait naître une idée de leur côté avec la bière. »

Partenaire de la première heure du CNCB, IGA Lambert n’a pas hésité à sortir des sentiers battus pour soutenir l’initiative de vélodrome couvert. « Avec toutes les bonnes nouvelles, le Centre national de cyclisme est sur une lancée. De notre côté, on a des spécialistes brassicoles à notre succursale de Chambly. Riverbend brasse déjà des bières pour nous, alors on a vu l’opportunité d’offrir quelque chose de spécial, avec un volume assez important, pour le vélodrome », a fait valoir le directeur du supermarché à Bromont, Philippe St-Jean.

Rappelons que le projet — estimé à près de 12 millions de dollars — prévoit une mise à niveau de l’ensemble des infrastructures du CNCB. La première étape consiste à poser un toit sur la piste des Jeux olympiques d’Atlanta de 1996, rapatriée à Bromont au tournant des années 2000. Il s’agit de la seule infrastructure du genre au Québec depuis la perte de la piste de Montréal, en 1989. En plus de l’ovale de 250 mètres, dont la surface sera remise à neuf, deux gymnases multisports (volleyball, tennis, trampoline et gymnastique, entre autres), une salle de formation et une piste d’athlétisme de 200 mètres doivent être aménagés dans le vaste immeuble. La tenue de foires commerciales et de congrès figure également dans le plan d’affaires.

Originalité

Pour Philippe St-Jean et son équipe, il n’était pas question d’offrir une bière que l’on retrouve ailleurs dans les 3300 canettes qui seront produites à l’effigie de la campagne du vélodrome. « On a misé sur une bière blonde, originale et rafraîchissante qui répond aux critères des sportifs qui font attention à leur santé », a mentionné le directeur de succursale. Ainsi, pour chaque canette de bière vendue, un dollar sera remis pour le projet de vélodrome.

Notons que l’entreprise bromontoise Zen Branding Design a assumé une partie des coûts de conception du visuel, qui se retrouve autant sur les sacs de café que sur les contenants de boisson.

Le président de Julius Café, Pascal Giroux, propose également un produit original pour cette cause qui « lui tient à cœur ». « On connaît les gens du Centre national depuis des années. C’était incontournable de les aider en proposant un de nos produits. Les amateurs de vélo apprécient les espressos et les bons cafés. L’occasion est parfaite pour leur faire découvrir quelque chose d’unique. » De son côté, le spécialiste torréfacteur remettra 5 $ par sac de café (10 000 seront produits) qui trouveront preneurs.

Outre le café et la bière, le Musée du chocolat et Désirables Gâteries offrent également des produits, dont une partie des profits vont à la campagne pilotée par le CNCB. Jusqu’ici, la vaste collecte de fonds grand public, dont l’objectif est fixé à un demi-million, a permis d’amasser 250 000 $. « On est vraiment emballés que la communauté des affaires embarque pour soutenir le vélodrome, a fait valoir Nicolas Legault. C’est la preuve qu’ici, on se serre les coudes quand on croit vraiment à un projet. »