«On a deux fois plus d’ouvrage qu’avant», souligne le directeur général de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine.
«On a deux fois plus d’ouvrage qu’avant», souligne le directeur général de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine.

Val-des-Cerfs: «Personne ne se tourne les pouces»

Si les écoles sont fermées au moins jusqu’en mai, que font les employés du centre administratif de la commission scolaire du Val-des-Cerfs ?

Beaucoup de choses, indique le directeur général Eric Racine en entrevue à La Voix de l’Est.

« On a deux fois plus d’ouvrage qu’avant », précise-t-il, en énumérant les comptes à payer, les paies à produire, les activités à développer, les obligations légales, l’organisation scolaire, les communications et la gestion de crise en ces temps de coronavirus.

Une autre tâche cruciale consiste à organiser les 13 services de garde en milieu scolaire disponibles à Val-des-Cerfs pour les employés des services essentiels locaux.

Dans les écoles, seuls les directions, secrétaires, éducatrices en garderie et responsables de l’entretien sont sur place. Les établissements de la commission scolaire font d’ailleurs l’objet d’une désinfection en profondeur.

Aussi, peut-être l’a-t-on oublié, les commissaires et élections scolaires ont été abolies et l’implantation des mesures comprises dans la loi 40 suivent leur cours.

« Il n’y a personne qui se tourne les pouces, répète M. Racine. Plein d’employés travaillent de chez eux et je pourrais leur en donner plus. »

Plus de la moitié des quelque 135 employés du centre administratif, situé rue Court à Granby et présentement fermé aux visiteurs, travaillent toujours sur place et aucun ne présente de symptômes de la maladie.

Apprentissages

L’année scolaire, on le sait, est déjà à l’eau. En effet, Québec a annoncé que les apprentissages ne seront pas évalués et que tous les élèves, sauf exception, grimperont d’un niveau l’année prochaine. Cette décision relèvera des enseignants en fonction des résultats scolaires déjà compilés.

Comment cela se passera-t-il par la suite ? N’y aura-t-il pas un décalage des apprentissages ?

Si l’école reprend en mai, il est toujours possible de comprimer les notions à transmettre, soutient Eric Racine. Il donne en exemple la crise du verglas de 1998, durant laquelle les écoles ont dû fermer « de six à sept semaines ». Au retour, les enseignants avaient réussi à boucler l’année.

« On devra s’assurer d’aller à l’essentiel, poursuit-il. Présentement, on met en place différents scénarios, mais on ne sait pas encore. La situation est évolutive. »

L’enseignement à distance reste une mesure imparfaite, au primaire et au secondaire, puisque toutes les familles ne sont pas branchées à Internet. Sans oublier que le matériel des enseignants, tout comme celui des élèves est pour plusieurs resté à l’école.

Québec a toutefois annoncé qu’un site d’activités d’apprentissages destiné aux élèves de tous les niveaux sera accessible à partir du 30 mars. Celles-ci, évidemment, ne seront pas obligatoires. Au besoin, elles seront acheminées par la poste. 

Collaboration

Des liens vers des sites éducatifs sont par ailleurs déjà disponibles sur le site Internet de la commission scolaire et plusieurs professeurs ont gardé virtuellement contact avec leurs élèves. Ils suggèrent, par exemple, des exercices de leur propre initiative. Ils n’y sont cependant pas tenus.

« Plusieurs veulent mettre l’épaule à la roue, souligne Eric Racine. C’est une crise mondiale et c’est beau de voir toute la collaboration. »

Le directeur général de Val-des-Cerfs tient à remercier son personnel pour sa souplesse et son dévouement, notamment dans la mise en place des services de garde en milieu scolaire.

Il recommande aux parents et aux élèves de consulter le bulletin d’information, qui est disponible sur le site Internet de la commission scolaire et mis à jour fréquemment.

+

MAINTENANT CINQ DISTRICTS SCOLAIRES

L’abolition des élections scolaires a, comme ailleurs au Québec, provoqué un redécoupage du territoire de la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

Brome-Missisquoi et la Haute-Yamaska se déclinent désormais en cinq districts qui serviront, d’ici quelques semaines, à l’élection de cinq membres parents qui siégeront au futur conseil d’administration de l’organisme.

Ces parents se joindront, d’ici la fin de l’année scolaire, à cinq membres employés de Val-des-Cerfs et à cinq membres issus de la communauté.

Granby se décline donc désormais en deux districts, incluant les écoles de Sainte-Cécile-de-Milton et de Roxton Pond, tandis que les établissements de Bromont, Waterloo, Saint-Joachim-de-Shefford, Lac-Brome et le futur Lab-école de Shefford forment le troisième. 

Les écoles de Saint-Alphonse-de-Granby, Farnham, Notre-Dame-de-Stanbridge, Saint-Armand et Bedford sont regroupées dans le quatrième district et, finalement, celles de Cowansville, Dunham, Frelighsburg et Sutton forment le cinquième.

La tâche de choisir cinq membres parents incombera au comité de parents, tandis que les employés éliront leurs membres, qui eux devront provenir de différents corps de métier. Les dix membres ainsi choisis procèderont à l’élection de cinq membres issus de la communauté afin de présider aux destinées de ce qui deviendra le Centre de services scolaires du Val-des-Cerfs.

Toutes les commissions scolaires du Québec, quelle que soit leur taille, devaient redécouper leur territoire en cinq districts.