La salle d’audience de l’assemblée des commissaires était pleine, mardi soir, pour l’adoption de la division des secteurs scolaires.

Val-des-Cerfs: moins d’élèves déplacés que prévu

La révision des secteurs scolaires entraînera moins de déplacements d’élèves que prévu, a confirmé Val-des-Cerfs, mardi.

À la lumière des commentaires reçus, la commission scolaire de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska a revu sa proposition et « resserré ses paramètres » afin de limiter autant que possible les changements d’école primaire à Granby pour la rentrée 2019-2020.

« On joue beaucoup plus près des capacités maximales des écoles », a indiqué le directeur général Éric Racine à l’assemblée des commissaires.

Résultat, 358 élèves devront changer d’établissement, soit 96 de moins que ce qui était annoncé en novembre. On réduit les transferts d’élèves fréquentant les écoles Saint-André et de l’Étincelle et les élèves du secteur sud-ouest, qui devaient être envoyés à l’école de Saint-Alphonse-de-Granby, iront plutôt à Joseph-Poitevin, à Granby.

Les élèves déplacés qui voudraient rester à leur école actuelle seront aussi priorisés en faisant une demande de fréquentation « hors secteur », a dit le directeut général adjoint Guy Tardif. Et les plus petits qui utilisent le programme Passe-Partout pourront le faire à l’école qu’ils fréquenteront dans un an et demi.

Dissidence
La révision a été adoptée à la majorité des voix, six des 15 commissaires s’étant prononcés contre. « C’est la preuve qu’il s’agit d’un processus démocratique, a dit le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, en entrevue. Je suis content de voir comment ça s’est déroulé. Bien sûr, on aurait aimé trouver des solutions pour tout le monde, mais c’était impossible. »

«On aurait aimé trouver des solutions pour tout le monde, mais c’était impossible», a dit le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

« C’est jamais facile parce que c’est émotif, a ajouté M. Racine. Les gens sont interpellés personnellement, mais ils ne voient peut-être pas tous la globalité de la chose. On a voulu prendre des décisions vraiment objectives. »

Le directeur général reconnaît qu’en se rapprochant de la capacité maximale des écoles, la commission scolaire s’expose à ce que le prochain exercice de révision des secteurs scolaires arrive plus tôt que prévu et qu’il y ait plus de risques de transferts forcés.

« On a pris la chance de baser nos décisions sur des faits et non sur la spéculation », a dit M. Racine.

« C’est plate »
La salle d’assemblée était pleine pour l’occasion et certains parents qui avaient prévu exprimer leur mécontentement ont dû se raviser. D’autres ont tenu à souligner que les données démographiques utilisées par Val-des-Cerfs étaient discutables et que la communication avait été déficiente.

Steve Pelletier en fait partie. Il a remercié la commission scolaire d’avoir tenu compte de certaines propositions, mais « c’est plate pour les autres familles », a-t-il dit à sa sortie. « Chaque élève déplacé se sent malheureux », a résumé de son côté Happi Keundjeu, parent et conseiller municipal à Saint-Alphonse-de-Granby.

Les parents impliqués dans le projet d’école alternative ont aussi profité de l’occasion pour sensibiliser davantage Val-des-Cerfs à leur cause. « Granby, ça serait un bel endroit pour avoir une école alternative », a dit Émilie Arseneau.

La révision des secteurs scolaires découle des variations démographiques, des développements domiciliaires et de la modification annoncée pour les trois écoles secondaires de Granby, qui accueilleront toutes des élèves de la 1re à la 5e année à la rentrée 2019.