L'auteur jeunesse Bryan Perro était l'invité d'honneur du lancement du site Web la Classe Culturelle par la commission scolaire du Val-des-Cerfs, hier après-midi.

Val-des-Cerfs lance la « Classe Culturelle» : concilier culture et éducation

Les enseignants et les conseillers pédagogiques du Québec, tous niveaux et disciplines confondus, seront dorénavant mieux outillés afin d'amener plus de contenu culturel à l'école. En partenariat avec différentes instances gouvernementales, la commission scolaire du Val-des-Cerfs a lancé hier le site Web la Classe Culturelle.
Accessible à tous via le site classeculturelle.ca, la plateforme propose déjà un grand nombre de ressources et d'outils orientés vers la culture, que ce soit sous forme de vidéos, de documents ou de liens Internet.
«Il y a de tout pour tous. [...] L'objectif est de donner une couleur culturelle à l'ensemble des classes du Québec. On veut déboulonner le mythe voulant que la culture constitue un simple ajout en éducation», a expliqué Isabelle St-Hilaire, responsable du projet et coordonnatrice de l'entente en art et culture confiée à Val-des-Cerfs par le ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Les intervenants en éducation sont invités à entrer en contact avec les gestionnaires de la Classe Culturelle afin d'y partager du matériel pédagogique. «Ça ne peut que grandir et se déployer au fil du temps. C'est un peu la phase 1», estime Isabelle St-Hilaire.
Liée à la réussite et à la persévérance scolaires, la Classe Culturelle s'inscrit également dans la mise en oeuvre du Protocole d'entente interministériel Culture-Éducaction, conclu en 1997 puis renouvelé en novembre 2013. Hier, il n'a toutefois pas été possible d'obtenir une estimation des sommes investies dans le cadre de ce projet.
la culture vue par bryan perro
Présent au lancement à titre d'invité d'honneur, l'auteur jeunesse Bryan Perro a longuement raconté ses premiers contacts avec la culture. Enfant, le Shawiniganais démontrait pourtant peu d'intérêt pour la lecture et l'écriture, étant davantage influencé par un père passionné de sports. Ce n'est que lors d'un voyage éducatif au Portugal qu'il a attrapé la piqûre. «Avec la langue, le peuple, l'architecture, j'ai fait une overdose de culture. Après, je savais ce que je ne voulais pas faire», a-t-il raconté, faisant référence au sport de haut niveau.
L'auteur de 46 ans, dont les efforts ont fini par porter leurs fruits, a également parlé de l'importance de persévérer en culture. Dix ans après ses débuts, Bryan Perro a connu un succès fulgurant avec la série Amos Daragon, dont les douze premiers tomes - traduits dans plus de vingt langues - se sont écoulés à plus de 1 400 000 exemplaires au Québec seulement. «La culture m'a permis de faire ce qui me passionne, d'avoir plein de projets. Ça change des vies, et ça a changé la mienne, a-t-il témoigné. Merci de croire en la culture!»
 
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