«Tous nos partenaires étaient partie prenante au dossier», dit le directeur général de la commission scolaire, Éric Racine.

Val-des-Cerfs était au courant de la situation

La commission scolaire du Val-des-Cerfs était au courant de la situation familiale particulière de la fillette morte mardi à la suite de ce qui semble être des sévices infligés par son père et sa belle-mère.

« On a pris tous les moyens à notre disposition pour étoffer le dossier et informer les autorités pertinentes de ce qu’on remarquait », indique le directeur général de la CSVDC, Éric Racine.

Mais puisque le couple avait depuis plusieurs semaines retiré l’enfant de sept ans de l’école, le suivi était plus difficile. Val-des-Cerfs continuait d’être en contact avec la famille, mais ce n’était pas la situation idéale.

« On n’a pas vu ça venir », dit M. Racine à propos du drame qui s’est joué en début de semaine, « d’autant plus que tous nos partenaires étaient partie prenante au dossier. »

La Loi sur l’instruction publique permet à tout parent qui le souhaite de faire l’école à la maison, rappelle le dg de la commission scolaire.

« Mais c’est balisé, il y a des comptes à rendre par la suite et des évaluations à faire », explique M. Racine. Un plan de scolarisation doit notamment être produit par les parents, ce qui n’avait pas été fait dans le cas de la fillette.

Cellule de crise

Comme La Voix de l’Est le mentionnait mercredi, des mesures de soutien sont offertes depuis deux jours aux élèves et membres du personnel, et elles le seront encore vendredi. « Pour nous, c’est la première fois que nous devons déployer une cellule postvention de plus de deux jours », dit Éric Racine.

Val-des-Cerfs collaborera aux enquêtes policière et ministérielles mises en place, assure le dg, notamment avec la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Sur ses quelque 16 000 élèves de la CSVDC, seuls une vingtaine font l’école à la maison.