Le directeur général et le maire de la Ville de Granby, Michel Pinault et Pascal Bonin, accompagnés du président et du directeur général de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin et Éric Racine, ont signé un protocole d'entente concernant l'utilisation des infrastructures municipales et scolaires.

Val-des-Cerfs et Granby s'entendent

L'utilisation des parcs et bâtiments de la commission scolaire par les citoyens, tout comme la fréquentation des installations municipales par les élèves de Val-des-Cerfs, sera désormais facilitée.
Après des années de discussions et à l'aube du début des camps de jour, les deux organisations ont harmonisé une quinzaine d'ententes touchant leurs infrastructures. Une simplification qui s'est faite à coût nul et qui leur permettra-, à terme, d'économiser.
« Depuis longtemps, les citoyens nous disaient : on paie des taxes au municipal et au scolaire, ce serait le fun que ça soit fluide entre les deux », a indiqué le maire de Granby- Pascal Bonin, mardi, en conférence de presse à l'hôtel de ville.
« On est deux grosses organisations où les dépenses et les compressions sont importantes. Il faut maximiser nos acquis. »
Tandis que la Ville déneigeait certains stationnements d'école ou en tondait le gazon, par exemple, des citoyens devaient payer pour utiliser certains locaux scolaires. Maintenant, tout a été « évalué et replacé », a dit le directeur général de la Ville, Michel Pinault.
« On a énormément de demandes de locaux pour des activités et on ne pouvait pas accéder à toutes les demandes », a dit le maire de Granby- en donnant l'exemple de cours de « yoga chaud ».
« On est maintenant capables d'ouvrir des portes qu'on n'était pas capables d'ouvrir, que ce soit aux niveaux sportif, culturel ou municipal », a-t-il ajouté.
Faire bouger les jeunes
L'idée maîtresse consiste à faire bouger le plus possible la population en général et les jeunes en particulier. « En bout de piste, il devrait y avoir plus d'activités d'organisées, et c'est ça qu'on veut, a dit M. Bonin. On travaille pour le même contribuable. Construire de nouveaux locaux chaque fois... »
Le président de Val-des-Cerfs Paul Sarrazin a évoqué, sans la nommer, une municipalité qui s'est bâti un gymnase parce que sa commission scolaire lui refusait l'accès au sien. Résultat : l'un des gymnases est vide le jour et l'autre, la nuit. « Des doublons comme ça, on n'en veut pas », a dit Paul Sarrazin.
« On sort gagnant-gagnant pour les deux organisations et on utilise les infrastructures au maximum », a résumé le directeur général de Val-des-Cerfs, Éric Racine.
Des ententes similaires sont en pourparlers avec les municipalités de Cowansville et Farnham, a d'ailleurs précisé M. Sarrazin.