«On était à jour, mais on veut être proactifs, dit le directeur général de la commission scolaire, Éric Racine. Nos informations sont sensibles et on a de grosses bases de données.»

Val-des-Cerfs bonifiera sa sécurité informatique

Comme toute organisation, la commission scolaire du Val-des-Cerfs n’est pas à l’abri d’attaques informatiques.

Ses serveurs ont déjà été la cible de millions de « requêtes » similaires destinées à les mettre hors service. Ces attaques ont nécessité des arrêts « mais il n’y a pas eu d’intrusion ou de vol », indique le directeur général Éric Racine.

Leur souvenir et l’actualité récente incitent néanmoins la commission scolaire à bonifier sa sécurité informatique, précise-t-on en ce début de rentrée scolaire.

« On était à jour, mais on veut être proactifs, dit M. Racine. Nos informations sont sensibles et on a de grosses bases de données. »

Val-des-Cerfs a donc scindé les départements de l’organisation scolaire et des technologies de l’information afin de mieux développer « tout ce qui est sécurité informatique ».

Ampleurs

D’autant plus que la commission scolaire prend encore de l’ampleur. Elle accueille jeudi 16 324 jeunes élèves, une hausse de 2,1 % comparativement à l’an passé. Suivant la courbe démographique, l’augmentation est plus marquée au secondaire qu’au primaire.

Une situation qui n’est pas étrangère à la décision de la commission scolaire de mettre fin aux écoles secondaires dites « de cycle » à Granby. L’Envolée, Joseph-Hermas-Leclerc et de la Haute-Ville accueillent désormais toutes des élèves de la 1re à la 5e année du secondaire.

La hausse du nombre d’enfants fréquentant Val-des-Cerfs, tout comme la diminution des ratios maître-élèves, a aussi amené l’embauche de davantage de personnel, soit une hausse du nombre d’enseignants de près de 7 %.

Éric Racine tient d’ailleurs à préciser que dans Brome-Missisquoi et la Haute-Yamaska, « il n’y a pas de pénurie » d’enseignants, plutôt « un manque ».

« J’ai un titulaire pour chacun de mes postes d’enseignant, dit-il. Ce qui est inquiétant, c’est que nos banques de remplacement se sont épuisées en cours d’année précédente. Et là, elles sont minces. »

Il se considère toutefois « chanceux » puisque les actions de recrutement portent leurs fruits et plusieurs enseignants d’autres commissions scolaires migrent à Val-des-Cerfs. Il estime que c’est parce que l’organisation « a maintenant bonne réputation ».

Chantiers

Mais tout n’est pas parfait, convient le directeur général. Les chantiers de certaines écoles ne sont pas terminés, notamment aux pavillons Saint-Eugène et Sainte-Marie de l’école de l’Étincelle, à Granby, à l’école primaire de Saint-Alphonse-de-Granby et au pavillon Saint-Bernardin de l’école de l’Orée-des-Cantons, à Waterloo.

« Rien qui empêche la rentrée, assure M. Racine. D’ici maximum deux semaines, tous les chantiers seront terminés. » La commission scolaire a effectué pour 10 M $ de travaux d’aménagement et de rénovation dans ses écoles, cet été, à 59 endroits.

Contrairement à ses aspirations, une seule nouvelle classe de maternelle quatre ans fait son apparition cette année, à Cowansville, bien que deux aient été autorisées par Québec. Le problème est que les parents ne se bousculent pas pour s’inscrire.

« On n’a que deux inscriptions pour celle qui devait ouvrir à l’école de l’Étincelle », dit le dg. Il n’est pas exclu que cette classe ouvre plus tard si des clients se manifestent.

De son côté, la commission scolaire des Hautes-Rivières accueille cinq nouvelles classes de maternelle quatre ans, soit deux à Saint-Césaire (école Saint-Vincent), une à Ange-Gardien (école Jean XXIII), une à Marieville (école de Ramezay) et la dernière à Saint-Jacques-le-Mineur, près de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Des Hautes-Rivières constate également une augmentation de sa clientèle jeune de 2,6 %. Pas moins de 18 741 élèves fréquentent cette commission scolaire cette année.

L’année 2018-2019 marque également l’arrivée d`une nouvelle directrice générale. Dominique Lachapelle, qui était directrice générale adjointe depuis 2012, prend le relais d’Éric Blackburn, récemment nommé sous-ministre au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, à Québec.