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François Bonnardel souhaite rassurer la population à propos de la vaccination en Estrie.
François Bonnardel souhaite rassurer la population à propos de la vaccination en Estrie.

Vaccination à Granby: Bonnardel prêche la patience

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
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Au lendemain de la séance du conseil municipal où le maire Pascal Bonin a manifesté son désir d’avoir un centre de vaccination à Granby, le député François Bonnardel souhaite rassurer la population.

«Le but est de bien expliquer aux gens de la MRC que Granby n’a pas été oubliée», souligne François Bonnardel, député de la circonscription de Granby et ministre responsable de la région de l'Estrie. 

Il avoue avoir eu la même réaction que M. Bonin en apprenant que le seul centre de vaccination en Estrie se trouverait à Sherbrooke. «C’est plein de bon sens de demander que Granby ait son centre, accorde M. Bonnardel. C’est juste trop tôt.»

Lundi soir, le maire de Granby a fait connaître ses attentes concernant la campagne de vaccination qui se déploie dans la province. «Quand on va commencer à vacciner la population de l’Estrie, il va falloir qu’il y ait un centre à Granby et pas seulement un à Sherbrooke pour toute la région», a insisté, Pascal Bonin. 

Selon lui, il est «inadmissible et inacceptable de faire voyager les citoyens» de Granby à Sherbrooke pour obtenir le vaccin tant attendu.

Les contraintes liées au vaccin de la compagnie Pfizer-BioNTech, le seul vaccin contre la COVID-19 approuvé au Canada pour l’instant, sont connues et rendent la logistique difficile. Les doses doivent être conservées à des températures très basses et, surtout, elles ne doivent pas être déplacées.

«Je fais tout le travail possible pour donner un centre [de vaccination] à Granby, mais les contraintes de Pfizer ne nous le permettent pas, commente M. Bonnardel. Tant que Pfizer ne donnera pas le go, on aura la contrainte non négligeable de ne pas pouvoir déplacer le vaccin.» Pour l’instant, seul un transporteur unique choisi par la compagnie à l’origine du vaccin a l’autorisation d’en déplacer les doses. Le gouvernement de François Legault n’a donc pas l’option d’organiser son propre système de déplacement pour vacciner les Québécois dans un plus grand nombre de villes.

D'autres villes dans la même situation

«Il y a d’autres grandes villes qui n’ont pas de centre de vaccination», souligne d’ailleurs le député de Granby, nommant en exemple Longueuil, Victoriaville et Shawinigan. Il admet cependant que la situation devra changer et que des équipes volantes ou de nouveaux centres de vaccination devront être créés le plus rapidement possible. «Il est hors de question qu’on sorte nos résidents des centres et qu’on les place dans un autobus pour les envoyer à Sherbrooke», reconnaît M. Bonnardel.

Pascal Bonin a aussi comparé, lundi, la situation de l’Estrie avec celle de la Montérégie. Celle-ci possède deux centres de vaccination pour servir sa population, soit l’un à Brossard et l’autre à Saint-Hyacinthe. En réponse à cela, François Bonnardel rappelle que l’Estrie possède pour l’instant un centre de vaccination pour une population d’un peu plus de 407 000 personnes. La Montérégie a quant à elle deux centres, mais elle dessert une population beaucoup plus nombreuse, de plus de 1,4 million de personnes. «Si l’on regarde les chiffres, nous sommes avantagés en Estrie», conclut-il.