Le Service de police de Bromont s’est inspiré d’un corps policier situé en Colombie-Britannique pour créer une zone de rencontre neutre, explique l’inspectrice aux enquêtes criminelles, Sandy Robitaille.

Une zone de rencontre neutre à Bromont

Une zone de rencontre neutre pour favoriser des échanges en toute sécurité vient d’être créée dans le stationnement du poste de police de Bromont. L’endroit est filmé 24 heures sur 24 et les images sont enregistrées. Tout porte à croire que le Service de police de Bromont serait le premier au Québec à offrir un tel service aux citoyens.

Cette idée est celle du Service de police d’Abbostford, en Colombie-Britannique, explique d’entrée de jeu Sandy Robitaille, inspectrice aux enquêtes criminelles au Service de police de Bromont.

Une zone neutre d’échange, filmée et observée par un policier 24 heures sur 24, est en place sur la propriété du poste de police de cette ville située dans l’Ouest canadien.

Cet endroit permet entre autres à un vendeur et un acheteur ayant conclu une transaction via un site de vente en ligne, par exemple, de s’y donner rendez-vous et de réaliser l’échange en toute sécurité.

Le Service de police de Bromont s’en est inspiré pour créer à son tour une zone de rencontre neutre. Celle-ci a été aménagée à la fin du mois de juin dans un espace de stationnement du poste de police, à un jet de pierre de l’entrée principale.

Une affiche avise les usagers de la vocation de l’espace et informe que la zone est filmée 24 heures sur 24, sept jours par semaine.

« C’est surtout l’effet dissuasif d’avoir une zone neutre, de savoir que c’est filmé. Bien souvent les deux parties sont plus calmes. C’est davantage de la prévention que dans un but répressif », explique l’inspectrice.

En plus d’être à la disposition des citoyens qui veulent échanger un bien, la zone pourra être utilisée par les parents qui ont la garde partagée de leurs enfants.


«  C’est surtout l’effet dissuasif d’avoir une zone neutre, de savoir que c’est filmé. Bien souvent les deux parties sont plus calmes. C’est davantage de la prévention que dans un but répressif.  »
Sandy Robitaille, inspectrice aux enquêtes criminelles

« Parfois, les parents s’entendent plus ou moins bien ou ils ne savent pas trop où s’échanger la garde des enfants. On a prévu publiciser la zone pour inviter les parents à faire l’échange à cet endroit-là », explique Sandy Robitaille.

Images enregistrées
Contrairement à la police d’Abbotsford, aucun policier bromontois n’observera en direct les échanges qui se dérouleront dans la zone sécurisée, mais les enregistrements seront conservés pendant quelques semaines. Si un échange ou une rencontre dégénère et qu’une personne porte plainte pour voies de fait, par exemple, les images pourront être utilisées en guise de preuve.

« On l’a déjà vu dans le passé. Il y avait eu des échanges et des voies de fait avaient été commis. Il n’y avait pas d’images de caméra de surveillance ou les images étaient de mauvaise qualité, donc on n’était pas capable d’avoir la preuve en vidéo. Là, oui, la personne pourrait porter plainte et on pourrait utiliser les images », explique Mme Robitaille.

Le poste de police était déjà équipé de caméras, mais aucune ne couvrait ce secteur du stationnement. La mise en place de la zone, ce qui inclut l’affichage et l’achat d’une caméra supplémentaire, représente un coût approximatif de 1000 $, indique Mme Robitaille.

Le Service de police de Bromont pourrait bien être le premier au Québec à offrir une telle zone de rencontre sur sa propriété, selon les recherches effectuées par la direction du corps policier.