Émilie L. Couture, vétérinaire au Zoo de Granby, a participé à un projet de recherche sur les bélugas. Elle teste ici un appareil utilisé pour surveiller l’état de santé de ces cétacés.

Une vétérinaire du Zoo de Granby dans le Nord pour étudier les bélugas

Une vétérinaire du Zoo de Granby, Émilie L. Couture, a côtoyé de près cet été les bélugas de la mer de Beaufort. Elle a participé à un projet de recherche qui vise la conservation de l’espèce et de son écosystème.

C’est dans le delta de la rivière Mackenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest, que l’équipe de scientifiques à laquelle elle s’est jointe, a oeuvré. En collaboration avec les communautés de cette région, de petits émetteurs satellites ont été apposés sur 14 bélugas.

« Ils servent un peu de sentinelle pour leur espèce et leur écosystème. C’est vraiment incroyable tout ce qu’on est capable d’avoir comme données avec ces émetteurs-là. Ils vont transmettre non seulement des données de localisation, mais ils vont aussi donner aux scientifiques des données sur la salinité de l’eau, la température, les patrons de plongées qu’ils (les bélugas) font et l’utilisation de leur environnement par rapport à la glace », explique-t-elle.

Les petites baleines blanches au coeur du projet de recherche ne sont pas celles qu’on retrouve dans le fleuve Saint-Laurent. Il s’agit de deux populations distinctes, dit la vétérinaire.

Selon elle, le dernier relevé de la population des bélugas de l’Arctique date par ailleurs de 1992. Les données de localisation recueillies par les émetteurs permettront ainsi de planifier le recensement de la population par avion l’année prochaine.

État de santé

C’est le travail qu’Émilie L. Couture a réalisé depuis 2015 avec une équipe de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, où elle a complété une spécialisation en médecine zoologique, qui lui a permis de participer à ce projet qui doit se déployer sur deux ans.

L’expertise développée par l’équipe de la Faculté de médecine vétérinaire, dans le cadre d’un projet de suivi des causes de mortalité des bélugas du Saint-Laurent, a ainsi été mise à profit par Pêches et Océans Canada, mais cette fois-ci pour faire un bilan de santé des bélugas de la mer de Beaufort.

Lors de cette opération, la vétérinaire du Zoo de Granby était responsable de superviser l’état de santé de l’animal. Elle a notamment réalisé des prises de sang et prélevé différents échantillons, en plus de surveiller l’état physique des bélugas.

« On devait s’assurer qu’il n’y ait pas de blessures ou de stress associés au processus. L’idée était que ce soit le plus rapide et le moins stressant pour l’animal », fait-elle valoir.

Selon Émilie L. Couture, ce projet est un exemple probant d’intégration et de collaboration entre l’équipe de scientifiques et la communauté locale, les Inuvialuit, qui a aidé à la capture des bélugas. « Ça démontre que tout le monde est préoccupé par la santé de l’écosystème qui les entoure », dit-elle.

L’information colligée par les émetteurs satellites est régulièrement partagée sur les réseaux sociaux, par l’entremise du groupe Facebook « Beaufort Sea Beluga », note la vétérinaire.