Une thérapeute en réadaptation physique de Granby a été sanctionnée par l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec pour avoir traité des patients au-delà des compétences liées à son permis et des entorses en matière de tenue de dossier.

Une thérapeute de Granby sanctionnée par l’Ordre professionnel de la physiothérapie

Une thérapeute en réadaptation physique de Granby a été sanctionnée par l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec. Elle est coupable d’entorses en matière de tenue de dossier et d’avoir traité des patients au-delà des compétences liées à son permis.

L’intimée, Sarah Morin, a reconnu ses torts concernant les deux chefs de la plainte déposée par le syndic de l’Ordre. Il est reproché à la thérapeute « d’avoir omis de respecter ses obligations professionnelles en matière de tenue de dossiers, notamment en omettant de recueillir ou de consigner dans neuf dossiers de clients plusieurs renseignements exigés par la règlementation en vigueur et en ne tenant pas certains dossiers à jour », peut-on lire dans le document décrivant le verdict du conseil de discipline.

De plus, « à l’égard de sept de ces neuf dossiers, l’intimée a fait défaut de tenir compte des conditions et restrictions propres à sa catégorie de permis alors qu’elle a traité des patients sans disposer d’une évaluation par un physiothérapeute ou un diagnostic médical approprié. »

L’enquête a été ouverte à la suite d’informations transmises à l’Ordre « alléguant que l’intimée pratique l’évaluation de la fonction neuromusculosquelettique sans avoir obtenu les préalables requis par la règlementation. » Le plaignant a alors communiqué avec Mme Morin afin qu’elle lui fournisse des copies des dossiers en question. Une rencontre entre les deux parties a eu lieu à ce sujet à la fin mai 2018. La travailleuse autonome offre alors principalement ses services à une clientèle en perte d’autonomie.

Correctifs

« Rapidement au cours de l’enquête du plaignant, l’intimée apporte des correctifs à sa pratique afin de mettre en place des outils documentaires qui lui permettent de s’assurer, avant de débuter un traitement, qu’elle a obtenu l’un ou l’autre des préalables requis », indique la décision.

De plus, Mme Morin n’a pas d’antécédents disciplinaires et sa « pratique professionnelle a été jugée [ultérieurement] conforme par le comité d’inspection. » « Un risque de récidive de sa part doit être qualifié de minime », a souligné l’Ordre. On a donc imposé à la thérapeute, pour les deux chefs, des amendes totalisant 6500 $.