Le premier ministre Philippe Couillard rappelle que les supercliniques ne vont pas régler tous les problèmes de l'urgence.

Une superclinique à Granby: aux médecins d'embarquer, dit Couillard

Si un projet de superclinique est proposé à Granby, le gouvernement sera là pour soutenir les médecins qui en seront à l'origine.
En table éditoriale à La Tribune, le premier ministre du Québec Philippe Couillard a assuré que si des médecins levaient la main pour mettre en place une superclinique à Granby, le gouvernement serait là.
«Si des médecins acceptent d'en faire une dans le coin de Granby, ils vont être très bienvenus et nous allons les soutenir (...) Le gouvernement ne peut pas décréter qu'il va y avoir une superclinique à Granby. Ça prend un groupe de médecins qui souhaite embarquer», mentionne le premier ministre du Québec.
Philippe Couillard rappelle que les supercliniques ne vont pas régler tous les problèmes de l'urgence.
«Ce sont les problèmes pour les gens ambulants et les familles qui sont visés», mentionne Philippe Couillard.
Il soutient que la mise en place d'un tel établissement découle de la mobilisation des médecins.
«S'il n'y a pas de projet à Granby, ce n'est pas par un manque de désir du gouvernement. Un groupe de médecins doit décider de se mettre ensemble et d'accepter le modèle basé principalement sur des heures étendues (...) La différence avec une clinique réseau demeure les plages d'horaire étendues. Nous tentons de les amener vers le modèle des supercliniques», mentionne Philippe Couillard.
Il signale que le modèle de superclinique doit offrir des horaires sept jours sur sept, douze heures par jour.
«C'est la moindre des choses parce que les familles ont besoin d'un tel modèle, que ce soit les soirs de semaine ou les fins de semaine avec les enfants. Il doit y avoir une autre voie que les salles d'urgence (...) Il doit aussi y avoir une disponibilité des examens radiologiques et de laboratoire sur place. Ça n'avance pas une famille ou quelqu'un de se faire dire qu'il ne peut recevoir de radiographie et qu'il doit se rendre à l'hôpital. Si je me fais dire ça, je vais aller directement à l'hôpital. C'est pour cette raison que les tests de laboratoire de base et des radiographies simples et ultrasons, les échographies, doivent y être offerts », mentionne le premier ministre du Québec.