La piscine Miner sera vraisemblablement démolie, une fois le nouveau centre aquatique en opération, début 2020.

Une seule option pour la piscine Miner : démolir

La piscine Miner sera vraisemblablement démolie, une fois le nouveau centre aquatique de Granby en opération en 2020. Donner une seconde vie au bâtiment de l’avenue du Parc ne serait pas une option envisagée, a appris La Voix de l’Est.

« Le rapport est clair, net et précis sur ce que le conseil devrait faire avec le bâtiment. Et, pour plusieurs raisons, la seule option, c’est de le démolir », a affirmé le maire Pascal Bonin.

Selon lui, la liste des déficiences de l’immeuble est très importante. Il cite entre autres des problèmes d’électricité, de plomberie, de toiture, de fenêtres et d’humidité.

« Le printemps passé, il y a eu un coup de vent et une partie de la toiture a arraché. Aussi, combien de fermetures on a eues pour des problèmes de filtration ou autres ? Je pense que tout le monde est conscient de la faiblesse du bâtiment. Il y a des problèmes d’humidité dans les fenêtres, de ventilation. Le béton du fond de la piscine se dégrade. Il y a des problèmes d’oxydation. La liste de problématiques est tellement grande que ce serait plus simple d’énumérer ce qui fonctionne bien que ce qui fonctionne mal », laisse tomber Pascal Bonin.


«  Est-ce qu’il va y avoir un bâtiment de service X, un stationnement, des arbres ? Je ne le sais pas. Ce n’est pas fixé. Ce qu’on sait à l’heure actuelle, c’est que la recommandation de l’administration pour le bâtiment, dans son état actuel, c’est la démolition.  »
Le maire, Pascal Bonin

Le rapport évoqué par le maire a été produit par le service des travaux publics, dit-il. « Même si on faisait appel à une firme externe, ce sont les gens des travaux publics qui entretiennent le bâtiment depuis 50 ans. Je pense qu’ils le connaissent pas mal mieux qu’une firme externe... », laisse-t-il tomber.

«La seule option, c’est de le démolir», dit le maire, Pascal Bonin.

Rien à court terme
Le maire affirme que le sujet aurait déjà été évoqué à quelques reprises par le conseil municipal. Mais aucun geste ne sera posé à court terme. La piscine Miner continuera à accueillir les baigneurs, tant que le nouveau centre aquatique, actuellement en construction rue Léon-Harmel, n’aura pas ouvert ses portes. La nouvelle installation, construite au coût de 33 millions de dollars, dont 20,5 millions sont assurés par une contribution conjointe des gouvernements provincial et fédéral, devrait être prête à l’automne 2019. Mais la première session officielle d’activités qui y sera offerte est prévue en janvier 2020.

À l’origine, la piscine Miner était un bassin extérieur qui a été couvert et modifié à de nombreuses reprises pour être fonctionnel, souligne Pascal Bonin. « Travailler là-dedans et penser qu’on va faire un bâtiment à long terme avec ça, c’est de s’aventurer dans quelque chose qui va coûter une fortune aux citoyens. Ça ne sera jamais un bâtiment neuf et on va toujours être pris avec un paquet de problèmes », avance-t-il.

Vocation à revoir
Depuis l’annonce de la construction d’un nouveau centre aquatique, certains citoyens ont lancé quelques idées pour reconvertir la piscine Miner. L’aménagement d’un skatepark intérieur ou d’un gymnase pour la pratique de divers sports ont entre autres été évoqués.

Si de tels projets ne sont pas envisagés dans le bâtiment actuel, la vocation future du site, une fois la piscine démolie, n’a toutefois pas encore été déterminée, précise Pascal Bonin. « Est-ce qu’il va y avoir un bâtiment de service X, un stationnement, des arbres ? Je ne le sais pas. Ce n’est pas fixé. Ce qu’on sait à l’heure actuelle, c’est que la recommandation de l’administration pour le bâtiment, dans son état actuel, c’est la démolition », laisse-t-il tomber.

« Actuellement, ça coûterait moins cher de le jeter par terre et de refaire un autre bâtiment que d’essayer de travailler là-dessus », renchérit-il, sans toutefois avancer de chiffres.

Selon le maire, l’expression « le bâtiment a atteint sa fin de vie utile » prend tout son sens avec la piscine Miner. C’est d’ailleurs l’état préoccupant des installations aquatiques actuelles qui a incité les élus à plancher sur le projet de construction d’un nouveau centre aquatique à partir de 2013.

L’administration municipale souhaite néanmoins que la piscine Miner tienne le coup jusqu’en 2020. Des investissements y sont réalisés de façon continue pour assurer l’entretien des systèmes mécaniques et autres, a déjà précisé le chef de la division aquatique, Pascal Boivin.