Marco Chevalier s’est vu accorder une semi-liberté par la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Il séjournera en maison de transition.

Une semi-liberté pour Marco Chevalier

Condamné à plus de huit ans de prison pour avoir commis des agressions sexuelles, Marco Chevalier s’est vu autoriser une semi-liberté par la Commission des libérations conditionnelles du Canada. Il a toutefois essuyé un refus pour une libération conditionnelle totale, jugée prématurée à ce stade-ci.

Âgé de 48 ans, Chevalier purge une peine de huit ans et deux mois de prison. Les crimes ont été commis entre février et mai 2008. Afin d’obtenir des faveurs sexuelles de ses victimes — une adolescente âgée de 16 ans et trois travailleuses du sexe d’âge adulte —, il a usé de faux prétextes pour les faire monter dans son véhicule et les a intimidées en leur faisant croire qu’il était membre d’une organisation criminelle. Il a aussi été violent à l’endroit de deux d’entre elles. Après les agressions, il abandonnait ses victimes en bordure de routes isolées au petit matin et à des kilomètres de leur résidence, rappelle la Commission dans la décision rendue le 26 juin au terme d’une demande de semi-liberté et d’une libération conditionnelle totale adressée par Chevalier.

Le Granbyen n’en était pas à ses premiers délits lorsqu’il a été arrêté en août 2008. Son premier crime, une action indécente, avait été commis en 1989. Fraudes, taux d’intérêt criminels et voies de fait s’ajoutent notamment à son dossier criminel. « Votre criminalité est qualifiée comme étant persistante et polymorphe. Selon vos intervenants, les présents délits représentent une sévère aggravation de votre dynamique délictuelle », peut-on lire dans la décision dont La Voix de l’Est a obtenu copie.

Le psychologue relève dans la dernière évaluation, produite en avril, un trouble de la personnalité comportant des traits à composants antisociale, évitant et narcissique chez Chevalier. Le spécialiste évalue le risque de récidive sexuelle à modéré.

Ses niveaux de responsabilisation et de motivation sont considérés élevés tandis que son potentiel de réinsertion sociale est évalué à modéré. Depuis le début de sa peine, il adopte un comportement conformiste et a occupé quelques emplois. Il a participé à des formations et des programmes, notamment sur le traitement de la délinquance sexuelle. Le Granbyen verbalise ses regrets et ne cherche pas à blâmer ses victimes.

Son équipe de gestion de cas recommande une semi-liberté. Elle considère qu’une libération conditionnelle totale est prématurée. « Vous êtes incarcéré depuis plusieurs années et la Commission estime important de vous voir évoluer dans un milieu encadré durant une période significative afin d’évaluer la solidité de vos acquis dans ce contexte », explique-t-on dans la décision.

« La Commission retient que vous avez entrepris un cheminement et effectué des prises de conscience afin de modifier votre mode de vie chaotique [...] Vous exprimez des regrets et des remords face à vos victimes qui apparaissent bien sentis. »

Marco Chevalier séjournera dans une maison de transition jusqu’à sa libération d’office, soit au deux tiers de sa peine. Une série de conditions lui ont été imposées, dont celles de ne pas communiquer avec ses victimes et de ne consommer ni drogue ni alcool.